Recherche Voyage

L'empire Trump veut ouvrir de nouveaux hôtels aux États-Unis

Le Trump International Hotel, à Washington, est situé... (PHOTO AP)

Agrandir

Le Trump International Hotel, à Washington, est situé tout près de la Maison-Blanche.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

Le groupe économique fondé par Donald Trump envisage d'ouvrir de nouveaux hôtels aux États-Unis au risque d'aggraver les soupçons de conflits d'intérêt liés à son accession à la Maison-Blanche.

«Nous voyons d'importantes opportunités de croissance aux États-Unis pour nos deux marques d'hôtels (Trump et Scion, ndlr)», a indiqué mercredi dans un courriel à l'AFP Jennifer Rodstrom, représentante de la filiale Trump Hotels.

Son PDG Eric Danziger avait été plus précis mardi lors d'une conférence à Los Angeles. «Il y a 26 grandes métropoles aux États-Unis et nous sommes dans 5 d'entre elles. Je ne vois aucune raison pour que nous ne puissions pas in fine être présents dans chacune d'entre elles», a-t-il déclaré, selon l'agence Bloomberg.

Avec cette expansion, le groupe pourrait, selon certains critiques, indirectement bénéficier de l'élection à la Maison-Blanche de son fondateur Donald Trump et illustre le potentiel mélange des genres qui guette le nouveau président.

«La possibilité que le président Trump puisse bénéficier d'importantes hausses de chiffres d'affaires dans ses hôtels parce qu'il a été élu président renforce les graves inquiétudes (...) de conflits d'intérêt», avaient écrit lundi quatre élus démocrates dans une lettre commune.

En gardant des parts dans ses hôtels, M. Trump prend également le risque d'enfreindre une clause de la Constitution interdisant à un élu de recevoir des paiements venant de l'étranger si des nuitées étaient payées par des clients non-américains.

Mi-janvier, une de ses avocates avait rejeté cette interprétation tout en assurant que M. Trump reverserait au Trésor américain tous les bénéfices tirés des séjours d'étrangers dans ses hôtels.

Malgré ces risques, M. Trump a refusé de vendre ses actifs dans son groupe mais en a confié la gestion à ses deux fils aînés tout en bannissant tout contrat à l'étranger afin d'éviter des interférences avec la diplomatie américaine.

Selon Bloomberg, M. Danziger a d'ailleurs annoncé mardi l'abandon d'un projet en Chine. Interrogé par l'AFP, le groupe n'a pas souhaité faire de commentaires.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer