Qui fréquente les centres d'entraînement?

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Les gyms présentent de nombreux avantages. On peut s'y entraîner beau temps, mauvais temps, ils sont abordables, ils sont souvent situés à proximité de la maison et certains d'entre eux sont ouverts 24 heures sur 24.

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Avec l'engouement pour le CrossFit, la course à pied et les cours de groupe à l'extérieur, qui fréquente encore les centres d'entraînement physique? L'industrie a évolué avec le temps, mais chose certaine, de nombreux clients restent fidèles aux gyms.

Alain Beaudry gravite dans l'univers des vélos stationnaires, des appareils musculaires et des poids libres depuis belle lurette. C'est lui qui a fondé les Énergie Cardio, il y a 32 ans, et les Éconofitness, des centres libre-service à faible coût, il y a trois ans.

Dans les premiers pas de l'entreprise, l'homme d'affaires se rappelle que les clients fréquentaient ses établissements principalement pour développer leur musculature. Les tapis roulants pour la course et les vélos stationnaires avec des tableaux de bord électroniques existaient, mais ils étaient rares.

Surtout, l'entraînement en salle était réservé aux personnes qui avaient un corps sculpté au ciseau. C'est à grands coups de publicité que M. Beaudry et d'autres ont réussi à rendre les centres d'entraînement physique plus accessibles.

«Dans le début des années 80, il fallait avoir la shape pour aller au gym, sinon on se faisait regarder croche, raconte le grand maigre [c'est lui qui le dit!]. Aujourd'hui, tout le monde peut se sentir à l'aise.»

«Que tu sois un maigrichon ou en surplus de poids, tu peux aller dans un centre d'entraînement physique sans te faire regarder de travers. Ce sont des situations tout à fait normales puisque, aujourd'hui, tout le monde va au gym», ajoute M. Beaudry.

Une question de bien-être

Les clients qui fréquentent les Énergie Cardio ou les Éconofitness, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, ont sensiblement les mêmes motivations: ils recherchent un sentiment de bien-être.

«On veut être bien dans notre peau, se sentir en forme et être plus efficace dans notre vie de tous les jours. C'est la première réponse qui ressort quand on questionne nos membres. C'est sûr qu'il y en a qui ont un objectif plus précis comme une perte de poids, mais la plupart des gens s'entraînent pour leur bien-être», affirme M. Beaudry.

Les gyms présentent d'ailleurs de nombreux avantages, souligne-t-il. On peut s'y entraîner beau temps, mauvais temps, ils sont abordables, ils sont souvent situés à proximité de la maison et certains d'entre eux sont ouverts 24 heures sur 24. Aussi, côtoyer des entraîneurs sportifs et des gens qui sont actifs peut constituer une source de motivation pour bien des gens.

Chez Nautilus Plus, enseigne fondée en 1978, on abonde dans le même sens. Selon Martin Légaré, vice-président du groupe, la possibilité de s'entraîner dans un lieu sûr avec des entraîneurs qualifiés permet aux chaînes comme la sienne de survivre aux modes, comme celle du tae bo ou des circuits d'entraînement en 30 minutes.

«Il y a des modes, il y a des tendances, mais quand les gens ont essayé des méthodes à gauche et à droite et qu'ils se rendent compte que ça ne fonctionne pas, on devient une valeur sûre. Le centre de conditionnement physique est un lieu sécuritaire, le personnel est compétent, on peut y poser des questions et éviter les blessures», explique M. Légaré.

Il estime d'ailleurs que les centres d'entraînement physique ont plus que jamais leur place dans le paysage québécois. Il cite notamment l'Institut national de santé publique qui a déclaré que l'obésité et l'embonpoint avaient coûté plus de 3 milliards de dollars au Québec, en 2011 seulement.

«À la lumière de ces chiffres, on est d'avis que la société n'a jamais eu autant besoin d'une entreprise comme la nôtre qui permet aux gens d'améliorer leur santé», souligne-t-il.

Gyms libre-service

Le marché des centres d'entraînement physique est en grand changement et voit naître des studios libre-service qui offrent des abonnements mensuels à partir de 10 $. Cette nouvelle tendance inquiète l'enseigne Nautilus Plus.

«On trouve que c'est un piège, car ces entreprises attirent des gens qui prennent une décision impulsive. On ne veut pas que l'industrie envoie le message: "Ne payez pas cher, au pire, ce ne sera pas si grave"», déclare Martin Légaré, vice-président de Nautilus Plus. Il s'étonne d'ailleurs que certains de ces gyms offrent le bronzage illimité aux clients de 18 ans et plus.

«Ces endroits qui prônent la santé ont installé des cabines de bronzage avec un accès illimité pour leurs clients. En plus, le ministère de la Santé a interdit le bronzage aux mineurs, en 2013. Comment vont-ils faire pour contrôler l'usage de ces cabines en heure de pointe auprès d'hommes et de femmes qui sont attirés par l'esthétique?», se questionne-t-il sans nommer précisément de compétiteurs.

Le président d'Éconofitness, Alain Beaudry, ne se formalise pas de ces attaques. «Il existe des consommateurs différents, qui ont des besoins différents et qui ont surtout des budgets différents. Quand on comprend ça, ça nous permet de rendre le fitness accessible à tous.» Pour ce qui est du bronzage, M. Beaudry assure que ce sont les préposés à l'accueil des centres qui activent les cabines. Ainsi, ils peuvent vérifier l'âge des clients.

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