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Sao Paulo interdit l'élevage d'animaux à fourrure

La loi prévoit des amendes de plus de... (Photo Digital/Thinkstock)

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La loi prévoit des amendes de plus de 10 000 reais (4100 dollars) par animal pour celui qui enfreint la loi, et, en cas de récidive, ce montant sera doublé.

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Agence France-Presse
SAO PAULO

Le gouvernement de Sao Paulo vient d'interdire l'élevage d'animaux comme le chinchilla et le lapin dans le seul but de leur retirer leur fourrure, une nouvelle mesure de défense des animaux dans cet État parmi les plus riches du Brésil.

En vertu de cette nouvelle législation, «les animaux élevés à ces fins sont maintenus dans des cages si petites qu'ils ne peuvent même pas bouger», et sont soumis au stress et à de mauvais traitements.

«Cette cruauté rend l'utilisation de ces peaux d'animaux immorale et injustifiable», souligne le texte.

D'après le site internet du gouvernement de Sao Paulo, le Brésil est l'un des principaux producteurs de chinchillas du monde, derrière l'Argentine.

L'objectif de la loi est de préserver «les animaux utilisés dans l'industrie des manteaux et accessoires, comme les lapins, renards, visons, phoques, coyotes et en plus grand nombre les chinchillas», indique le gouvernement.

La loi a été promulguée mardi par le gouverneur de l'État de Sao Paulo, Geraldo Alckmin, et publiée mercredi dans le Journal officiel.

Elle prévoit des amendes de plus de 10 000 reais (4100 dollars) par animal pour celui qui enfreint la loi, et, en cas de récidive, ce montant sera doublé.

Chaque fourrure de chinchilla coûte environ 60 dollars et, pour un manteau arrivant au genou, il faut 200 de ces rongeurs, explique la presse brésilienne.

La loi n'a pas été bien perçue parmi les éleveurs. D'après le quotidien Folha de Sao Paulo, dans l'une des fermes, 1500 femelles de cette espèce ont commencé à être tuées pour éviter leur reproduction.

«30 000 chinchillas vont mourir à cause de cette loi», a déploré Carlos Peres, président de l'Association des éleveurs de chinchillas, avant de le vote de la loi.

À la mi-octobre, un groupe de militants du Front de libération des animaux avait envahi un élevage de chinchillas et libéré une centaine de ces animaux. En octobre 2013, un autre groupe avait envahi un laboratoire pharmaceutique à Sao Paulo pour libérer des chiens qui étaient utilisés pour faire des tests.

En janvier de cette année, Sao Paulo a interdit l'utilisation d'animaux pour faire des tests dans l'industrie des cosmétiques.

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