Opera, un navigateur qui intègre le blocage publicitaire

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Agence France-Presse
Oslo

Le groupe norvégien Opera Software a lancé mercredi un bloqueur de publicités intégré dans son navigateur internet Opera, dispensant l'utilisateur d'installer des extensions ou des applications pour surfer sans pub.

«Opera est le premier éditeur de navigateur à offrir un blocage de pubs natif sur tous les appareils. Nous faisons cela pour fournir aux gens les navigateurs les plus rapides du marché», a déclaré le directeur général du groupe, Lars Boilesen, dans un communiqué.

Opera, qui fait actuellement l'objet d'une offre d'achat d'un consortium chinois, est le cinquième navigateur le plus utilisé au monde, loin derrière Chrome (Google), Internet Explorer/Edge (Microsoft), Firefox (Mozilla) et Safari (Apple).

Il revendique 60 millions d'utilisateurs sur ordinateur fixe et près de 120 millions d'utilisateurs mensuels sur appareils Android, le système d'exploitation de Google qui équipe aujourd'hui plus de 80% des téléphones intelligents vendus dans le monde.

Microsoft a aussi annoncé fin mars que son nouveau navigateur Edge intégrerait nativement un bloqueur de pubs dans une prochaine mise à jour.

Les acteurs du secteur prennent ainsi acte de l'irritation d'un nombre croissant d'internautes face aux publicités diffusées sur la toile, mais le blocage de publicités est controversé car il prive les éditeurs de contenu d'une source importante de revenus.

Opera Software assure que l'intégration du bloqueur de pubs sur ordinateur fixe permet de réduire le temps d'affichage de jusqu'à 89% par rapport à une machine dépourvue de cette fonctionnalité.

Grâce à un filtrage opéré directement au niveau du moteur de rendu, Opera serait aussi 45% plus rapide que le navigateur Chrome disposant d'une extension anti-pubs d'une tierce partie.

Sur portable (Opera Mini), le gain atteint 40%, selon le groupe norvégien, qui fait ainsi miroiter une réduction de la facture liée au trafic de données.

Opera Software est la cible d'une offre de rachat chinoise le valorisant à 10,5 milliards de couronnes (1,2 milliard d'euros). Le 14 avril, les partenaires du consortium -- les fonds Golden Brick Silk Road et Yonglian, et les sociétés Beijing Kunlun Tech et Qihoo 360-- ont repoussé la clôture de cette offre jusqu'au 24 mai, faute d'avoir atteint le niveau d'acceptation souhaité.




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