Indésirable, Sharapova ne jouera pas Roland-Garros

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Maria Sharapova a remporté le tournoi de Roland-Garros en 2012 et 2014 (photo).

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Agence France-Presse
Paris

Maria Sharapova ne jouera pas Roland-Garros pour la deuxième année consécutive. Suspendue pour dopage l'an passé, la star russe ne bénéficiera pas d'invitation (wild-card) pour l'édition 2017 (28 mai - 11 juin) de la part de la Fédération française de tennis.

«Je ne peux pas la priver des titres obtenus mais aujourd'hui je ne peux pas lui accorder la wild-card demandée. Les titres gagnés ici, elle les a conquis dans les règles sans ne rien devoir à personne», a affirmé via Facebook live le président de la FFT Bernard Giudicelli.

C'était quelques minutes avant que la lauréate de cinq trophées majeurs, dont deux à Paris (2012, 2014), n'entame son second match au tournoi de Rome, où elle bénéficiait d'une invitation. Pas gâtée par le sort, la «Tsarine», 30 ans, a dû abandonner alors qu'elle menait (4-6, 6-3, 2-1) en raison d'une blessure à la jambe gauche et a peut-être disputé son dernier match cette saison sur terre battue...

«S'il existe des wild-cards pour des retours de blessure, il n'en existe pas pour des retours après une sanction pour dopage. C'est à elle seule de reconquérir ses titres», avait expliqué plus tôt Giudicelli.

Pas assez bien classée pour participer aux Internationaux de France ou intégrer les qualifications, l'ancienne N.1 mondiale tombée à la 211e place avait besoin d'un coup de pouce de la FFT. Mais son président avait émis des réticences sur cet épineux dossier.

«Je connais la dimension médiatique de Maria et je mesure les attentes du public et des sponsors mais en toute conscience il ne m'apparaissait pas possible d'aller au-delà de l'application stricte du code mondial antidopage et des règles qu'il prévoit», s'est-il justifié mardi. Le code mondial antidopage n'a pas de règle en matière de wild-cards, délivrés à la discrétion des organisateurs.

Fallait-il inviter ou non la vedette slave, dont les invitations au tournoi romain et, avant cela, à Madrid et Stuttgart, lieu de son retour à la compétition après sa suspension, avaient suscité des critiques de ses pairs?

«C'est un tournoi allemand, des joueuses allemandes auraient besoin d'invitation», avait déclaré la N.1 mondiale Angelique Kerber (N.2 à l'époque), entre autres, avant l'entrée en lice à Stuttgart de Sharapova qui y avait atteint les demi-finales, battue par la Française Kristina Mladenovic.

L'opinion des joueuses est «le dernier de mes soucis» avait rétorqué Sharapova.

Un débat «très controversé»

Accorder une invitation à la Russe seulement pour les qualifications aurait été «lui faire injure ainsi qu'au tournoi», a par ailleurs estimé Bernard Giudicelli, lors d'une conférence de presse téléphonique.

Ferme sur le cas Sharapova, le président a néanmoins accordé une wild-card pour les qualifications au Français Constant Lestienne (253e), suspendu trois mois l'an passé pour des paris illicites.

«Il a payé sa dette, a accepté de repartir et rentrait dans la cible. Il n'y avait pas de raison de lui refuser cette wild-card. Vous ne me verrez pas m'acharner sur quelqu'un», a expliqué Bernard Giudicelli.

Une décision, dans un sens ou dans l'autre, ne risquait pas de mettre fin à ce débat «très controversé» selon le directeur de Roland-Garros Guy Forget, interrogé plus tôt dans la journée par la BBC Sport.

Quid de Wimbledon?

Le choix de la FFT pourrait avoir une incidence sur la participation de Sharapova à Wimbledon (3-16 juillet). «Nous gardons un oeil sur les Internationaux de France», avait dit le président du All England Club Philip Brook, qui doit à son tour se prononcer le 20 juin sur la présence ou non de la Russe.

En janvier 2016, lors de l'Open d'Australie, Sharapova avait été contrôlée positive au meldonium, produit ajouté le premier jour du même mois sur la liste des substances interdites.

D'abord privée de compétition pendant deux ans par la Fédération internationale de tennis (ITF), à compter du 26 janvier 2016, elle avait vu sa sanction réduite à 15 mois par le Tribunal arbitral du sport (TAS).




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