Coupe Rogers: Wozniak et Abanda à court d'exploits

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Visiblement déçue de n'avoir pu offrir une meilleure performance, Wozniak a quitté le court rapidement hier soir.

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Aleksandra Wozniak et Françoise Abanda avaient les honneurs du court central, hier, pour la première soirée de la Coupe Rogers, et on espérait un exploit de l'une ou l'autre. Le public est resté sur sa faim, mais les deux Québécoises n'ont ménagé aucun effort devant des rivales tout simplement trop fortes pour elles.

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À 17 ans, la Montréalaise Françoise Abanda a progressé à grands pas cette saison et même si elle s'est inclinée en trois manches de 1-6, 6-3, 0-6. 

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En fin de soirée, Wozniak affrontait l'Américaine Sloane Stephens (20e mondiale), une demi-finaliste en Grand Chelem (Australie, 2013) en qui plusieurs voient la prochaine vedette de son pays. Aleksandra, qui avait atteint les quarts de finale à Montréal en 2012, a peut-être tenté d'en faire un peu trop. Elle a vite cédé à son adversaire un avantage que Stephens a exploité pour se sauver avec une victoire de 6-3 et 6-0.

Visiblement déçue de n'avoir pu offrir une meilleure performance, Wozniak a quitté le court rapidement. «Elle a joué un match parfait, avec des très bons services et des balles très lourdes. Pour ma part, je n'ai pas encore retrouvé ma lourdeur de balle et je dois continuer de travailler en ce sens avec mon entraîneuse Nathalie Tauziat.

«C'est évidemment frustrant, surtout devant son public, sa famille, mais je sais aussi que je vais dans la bonne direction. Je serai de retour sur le court dès demain [aujourd'hui] pour pousser encore et continuer de travailler à retrouver mon meilleur niveau.»

Wozniak peut tout de même se consoler en pensant qu'elle a retrouvé hier sa place dans le top 100 mondial (97e). Et elle pourra disputer bientôt l'Omnium des États-Unis et d'autres tournois où elle aura l'occasion de montrer son véritable niveau.

Stephens, de son côté, s'est réjouie d'avoir mis fin à une série de trois revers. L'Américaine a été particulièrement solide au service. «J'ai beaucoup travaillé là-dessus récemment et je suis heureuse de voir les progrès, a-t-elle dit. Elle [Wozniak] est une adversaire expérimentée, et je savais que je devais offrir une bonne performance. C'est une bonne victoire pour commencer le tournoi.»

Abanda s'est bien battue

Dans le premier match de la soirée, Françoise Abanda disputait le premier grand match de sa carrière contre la Slovaque Dominika Cibulkova, 12e joueuse mondiale et 10e favorite de la Coupe Rogers.

À 17 ans, la Québécoise a progressé à grands pas cette saison et même si elle s'est inclinée en trois manches de 1-6, 6-3, 0-6, elle a montré qu'elle avait les atouts pour évoluer bientôt avec les meilleures.

Le match a duré 1 heure et 46 minutes, et Abanda a démontré beaucoup de caractère en allant chercher la deuxième manche, profitant d'une baisse de régime de sa rivale. Menant 4-1, puis 5-3, elle a soulevé la foule en arrachant le point décisif dans un grand cri de satisfaction.

La coriace Cibulkova n'allait toutefois pas se laisser abattre. Elle a haussé son niveau de jeu d'un cran et s'est remise à déborder Abanda, qui n'a jamais pu retrouver son rythme.

«Je n'avais plus de jus à la fin, a reconnu la Québécoise. En fait, il aurait fallu que ça se termine après la deuxième manche! Mais j'ai beaucoup appris de ce match. Je n'ai pas souvent la chance de jouer contre des filles du top 10 et j'ai pu mesurer ce que je dois améliorer afin de pouvoir rivaliser avec elles.

«Ces filles-là sont très résistantes et peuvent garder un très haut niveau pendant trois manches. Je n'en suis pas encore là, mais c'est excitant de voir que je peux échanger avec une joueuse comme Cibulkova, que je joue de mon mieux et que je crois en moi.»

Très encouragée par le public du court central qu'elle découvrait, Abanda a profité de l'occasion pour saluer son premier entraîneur, Jean-Claude Lemire, qui était dans sa loge avec sa famille. «Je ne serais pas ici aujourd'hui s'il n'avait pas été là pour nous aider, moi et ma soeur, a-t-elle expliqué. J'étais contente qu'il soit là.»




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