Les enseignements du Mondial

Plusieurs gardiens ont excellé pendant le Mondial. Du... (Photo Adrian Dennis, AFP)

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Plusieurs gardiens ont excellé pendant le Mondial. Du nombre, l'Américain Tim Howard a réussi quelques petits miracles contre les Belges en huitièmes de finale, mardi.

Photo Adrian Dennis, AFP

(Salvador, Brésil) Que faut-il pour avoir de bonnes chances d'aller loin dans une Coupe du monde? Alors que les quarts de finale débutent, aujourd'hui, la FIFA a dressé une liste des tendances de cette compétition.

L'importance des fins de match

Près de 19% des buts, soit 29 sur 154, ont été inscrits par des joueurs entrés en cours de jeu dans ce Mondial. Un chiffre qui dépasse largement la statistique habituelle (10%) lors d'une saison de championnat, a indiqué la FIFA. Dans le même esprit, un quart des buts a été marqué dans les 15 dernières minutes du match. Dans ce Mondial, la prime est donc allée aux sélections ayant effectué les bons changements et avec les bonnes ressources sur le banc.

Le prochain débat sera maintenant de définir si un quatrième changement sera nécessaire en cas de prolongation. «Quand on voit l'intensité et le tempo de matchs, on aurait peut-être moins de joueurs avec des crampes, a indiqué Gérard Houllier, membre du groupe d'étude technique de la FIFA. Personnellement, je pense qu'il est temps.» L'International Football Association Board (IFAB) avait déjà rejeté cette idée, en 2012, mais un nouvel examen devrait bientôt avoir lieu.

Des gardiens mieux préparés

Les huitièmes de finale ont permis de voir des performances de gardiens assez exceptionnelles, dont celle de Tim Howard, auteur de quelques miracles contre la Belgique. Que ce soit dans la lecture du jeu, l'explosivité sur leur ligne ou le jeu aérien, ces gardiens-là n'ont plus rien à voir avec les générations précédentes. Si la tendance d'entraînement est à la spécialisation, en fonction des postes, l'expertise chez les gardiens a fait des bonds de géant depuis le début des années 90.

«C'est probablement le domaine qui a le plus évolué depuis 20 ans, a confirmé Houllier. Quand j'ai commencé, je faisais leur entraînement moi-même alors qu'aujourd'hui, ils sont entourés d'un ancien gardien, mais aussi d'un expert pour améliorer leur développement.» Houllier a notamment loué les méthodes du Néerlandais Frans Hoek qui suivra Louis van Gaal à Manchester United.

Une génération exceptionnelle... en avant

Dans une chronique publiée dans The Telegraph, le journaliste Alan Hansen déplorait le niveau plutôt moyen des défenseurs centraux lors de cette compétition. Avant le Mondial, le classement des 50 meilleurs joueurs, compilé par ESPN, ne comptait également que quatre joueurs évoluant à ce poste (Thiago Silva, Vincent Kompany, Gerard Piqué et David Luiz). Même si leur travail est plus ingrat qu'à d'autres postes, il ne fait aucun doute que le soccer est actuellement dominé par une génération dorée de joueurs à caractère offensif. Pensons aux James Rodriguez, Lionel Messi, Neymar ou Cristiano Ronaldo de ce monde.

Selon Sunday Oliseh, autre membre du groupe d'étude technique, ces joueurs-là sont mieux protégés par les règlements et plus intelligents dans leurs déplacements. «On ne peut plus faire comme dans le temps et dire à un bulldog de surveiller un grand joueur en le suivant partout. Vous voulez savoir pourquoi c'est si difficile de jouer contre Messi? Quand l'Argentine n'a pas le ballon, il marche sur un côté du terrain et si un défenseur le suit, l'équipe perd son équilibre. Angel di María peut dire "merci".»

Jouer vite vers l'avant

La Coupe du monde a encore montré que la possession de balle était une statistique trompeuse. Après la phase de groupe, l'Espagne, l'Italie et le Japon étaient dans le top 5 alors que les Pays-Bas, qui affronteront le Costa Rica (42,5%) en quarts de finale, n'ont eu le ballon que 39,5% du temps. Ces équipes ont su tirer avantage de la situation, en transition offensive. «La différence dans le jeu, par rapport aux compétitions précédentes, est que le temps et l'espace sont rares, a précisé Houllier. Si tu te projettes rapidement vers l'avant, tu as plus de chances de déstabiliser l'adversaire.»

«Les équipes ont cherché à faire davantage de passes vers l'avant, a renchéri Oliseh. Elles n'ont pas nécessairement voulu remporter la bataille de la possession ou garder le ballon pour dire de le garder.» Selon la FIFA, le Nigeria et l'Argentine ont été les équipes les plus performantes en contre-attaque. L'exemple parfait? Le but de Di Maria, contre la Suisse, neuf secondes après la récupération du ballon en milieu de terrain.




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