Les grands absents du Mondial

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Avec la perte de Franck Ribéry, l'équipe de France devra composer sans celui qui a été son meilleur buteur et son meilleur passeur en qualifications.

Photo Charles Platiau, Reuters

Imaginons un groupe avec Petr Cech dans les buts, David Alaba et Branislav Ivanovic en défense, Gareth Bale et Franck Ribéry dans les couloirs et un duo d'attaquants composé de Zlatan Ibrahimovic et de Radamel Falcao. Cette équipe existe réellement: c'est celle des absents de la Coupe du monde brésilienne.

Franck Ribéry (France)

Après sa saison quasi parfaite en 2013, Franck Ribéry se dirige vers un scénario très différent en 2014. En plus de l'échec contre le Real Madrid, en Ligue des champions, le milieu gauche du Bayern Munich a vu sa fin de campagne être perturbée par une lombalgie. Malgré une amélioration au début du stage avec les Bleus, il a aggravé sa blessure lors de tests plus poussés, la semaine dernière. Avec la perte de Ribéry, l'équipe de France devra donc composer sans celui qui a été son meilleur buteur et son meilleur passeur en qualifications. Le jeune Antoine Griezmann pourrait se voir confier le côté gauche après une excellente saison en Liga.

Zlatan Ibrahimovic et la Suède ont été éliminés en... (Photo Miguel Riopa, AFP) - image 2.0

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Zlatan Ibrahimovic et la Suède ont été éliminés en barrages par le Portugal.

Photo Miguel Riopa, AFP

Zlatan Ibrahimovic (Suède)

Quatrième lors du scrutin du Ballon d'or 2014, Ibrahimovic n'a pas été particulièrement gâté lors des qualifications. Après avoir été barrés par les Allemands dans le groupe C, lui et ses coéquipiers suédois ont cédé, en barrages, devant un Cristiano Ronaldo en très grande forme. Du coup, le monde est privé des coups de génie de l'attaquant du Paris Saint-Germain - comme son merveilleux but contre la France à l'Euro 2012 - mais aussi de ses déclarations savoureuses. Continuera-t-il sa carrière internationale jusqu'en 2018? On peut en douter, si bien que son CV en Coupe du monde devrait se limiter à trois petits matchs, en 2006.

Radamel Falcao (Colombie)

Dans la vie, Soner Ertek est un instituteur qui aime taper dans un ballon avec ses amis du club de Chasselay, pensionnaire du Championnat de France amateur. Il est aussi devenu celui qui a maladroitement taclé Radamel Falcao, en janvier, privant la Colombie de son plus grand atout offensif. Pendant qu'Ertek était menacé par une bonne partie de la Colombie, Falcao subissait une intervention chirurgicale pour soigner une lésion du ligament croisé antérieur du genou gauche. Sa convalescence s'est transformée en un passionnant feuilleton, largement alimenté par les commentaires positifs de son chirurgien. Malgré tout, il a officiellement déclaré forfait le 2 juin.

David Alaba (Autriche)

Il faut remonter à 1998 pour trouver la sélection autrichienne à un tournoi international qu'elle n'a pas organisé. David Alaba, qui peut facilement se trouver au coeur du débat sur les meilleurs arrières latéraux, pourra donc passer un été tranquille après trois saisons très chargées au Bayern Munich. Le latéral droit de 21 ans, vanté pour son apport offensif, était notamment le joueur ayant le plus centré en Ligue des champions, avant l'élimination bavaroise en demi-finale. Plus jeune joueur sélectionné par l'Autriche, on devrait au moins le voir lors de l'Euro 2016, élargi à 24 équipes. Pour la Coupe du monde, par contre, il devra encore attendre, malgré ses six buts en qualifications...

L'Allemand Marco Reus a subi une déchirure ligamentaire... (Photo Daniel Roland, AFP) - image 3.0

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L'Allemand Marco Reus a subi une déchirure ligamentaire à la cheville vendredi dernier.

Photo Daniel Roland, AFP

Marco Reus (Allemagne)

Entre les joueurs revenant de blessure et ceux qui doivent gérer une saison 2013-2014 ratée, Joachim Löw avait, au moins, une valeur sûre dans son groupe: Marco Reus. Rapide, technique, capable de faire la différence avec ses deux pieds, le milieu offensif de 25 ans avait la possibilité de transposer ses succès nationaux sur la scène mondiale. Malheureusement, une déchirure ligamentaire à la cheville, subie vendredi, le contraint à regarder le tournoi à la télévision plutôt que d'en être l'un des grands protagonistes. Récemment élu joueur de l'année en Bundesliga grâce à une excellente fin de campagne à Dortmund, Reus devrait être remplacé par Lukas Podolski.

Gareth Bale et Aaron Ramsey (pays de Galles)

Le paradoxe gallois, longtemps illustré par Ryan Giggs, perdure désormais à travers Gareth Bale et Aaron Ramsey. Excellents avec leur club respectif du Real Madrid et d'Arsenal, les deux jeunes joueurs n'ont aucune chance de participer un jour à une phase finale de Coupe du monde. En qualifications, les deux hommes ont inscrit un total de 7 buts en 10 rencontres, mais le reste de l'équipe galloise n'a marqué que... 2 maigres buts. Bale, qui aurait pu représenter l'Angleterre grâce à sa grand-mère d'origine anglaise, profite tout de même de l'été pour effectuer une lucrative tournée en Asie.

Robert Lewandowksi (Pologne)

Entre le championnat et la Coupe d'Europe, le nouvel attaquant du Bayern Munich a inscrit 83 buts lors des 3 dernières saisons. Moins performant avec sa sélection qu'avec le Borussia Dortmund, Lewandowksi n'a pas été en mesure d'inspirer une équipe polonaise qui avait déjà terminé l'Euro 2012 sans la moindre victoire. Malgré la présence des Lukasz Piszczek ou Wojciech Szczesny, les Polonais ne sont pas près de revivre leur âge d'or (1974-1982). «Il n'y aura pas de succès dans un futur proche, puisque notre génération actuelle est trop faible», avait lancé le légendaire buteur Wlodzimierz Lubanski.

Riccardo Montolivo (Italie)

La malchance a frappé Riccardo Montolivo lors du tout dernier match préparatoire contre l'Irlande. À la 15e minute, le Milanais s'est fracturé le tibia après un choc avec Alex Pearce. «C'est cassé, c'est cassé», a-t-il immédiatement indiqué aux soigneurs entrés sur le terrain. S'il a été victime de la faillite collective de l'AC Milan cette année, Montolivo reste un pilier du groupe de Cesare Prandelli, avec 58 sélections. Son absence a profité à Marco Verratti, qui a connu une excellente préparation avec la sélection, dont un bon match amical contre l'Irlande.

Les blessés

Est-ce la multiplication des matchs et la demande toujours plus grande sur les organismes qui ont entraîné un nombre important de blessures cette saison? Dans l'histoire récente, jamais une saison précédant un Mondial n'avait mené à une telle liste d'absents. Il suffit de penser aux milieux néerlandais Kevin Strootman et Rafael van der Vaart. Cette liste comprend également Victor Valdes et Thiago Alcantara (Espagne), Theo Walcott (Angleterre), Jetro Willems (Pays-Bas), Christian Benteke (Belgique), Steve Mandanda (France), Alvaro Saborio (Costa Rica), Luis Montes (Mexique) et Niko Kranjcar (Croatie).

Les autres absents de marque

Carlos Tevez (Argentine), Christian Eriksen (Danemark), Alvaro Negredo, Daniel Carjaval, Jesus Navas (Espagne), Óscar Cardozo (Paraguay), Henrikh Mkhitaryan (Arménie), Marek Hamšík et Martin Skrtel (Slovaquie), Pierre Emerick Aubameyang (Gabon), Mehdi Benatia (Maroc), Emmanuel Adebayor (Togo), Samir Nasri (France) Stevan Jovetic (Monténégro), Branislav Ivanovic et Neven Subotic (Serbie), Ronaldinho (Brésil) Claudio Pizarro (Pérou), Giuseppe Rossi (Italie), Mario Gomez (Allemagne), Ardan Turan et Nuri Sahin (Turquie), Carlos Vela (Mexique), Landon Donovan (Etats-Unis), Petr Cech (République tchèque).




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