Des raisons d'espérer pour l'Impact

La victoire de l'Impact mercredi soir s'est traduite... (Photo Olivier Jean, La Presse)

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La victoire de l'Impact mercredi soir s'est traduite par une légère progression au classement. Sur la photo, Michael Salazar, qui a inscrit le premier but de l'équipe.

Photo Olivier Jean, La Presse

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La victoire de l'Impact face à Philadelphie mercredi a fait du bien dans les têtes et s'est traduite par une légère progression au classement. Bien peu de choses, en apparence. Il y a pourtant des raisons d'espérer que Montréal sera de la lutte finale pour une place en série.

UN CALENDRIER FAVORABLE

Beaucoup de chiffres, au vu du classement et du calendrier, plaident en faveur de l'Impact. Ce matin, il compte deux matchs de retard sur Orlando, sixième à cinq points devant. Même le Red Bull de New York est à portée de fusil, cinquième à cinq points avec un match de plus que les Montréalais. En comptabilisant ce duel de mal classés de mercredi, l'Impact joue sept de ses dix prochains matchs à domicile, dont un contre Orlando. Un avantage non négligeable dans la MLS. « Quand tu joues à la maison, tu as un réel avantage ici, comparé à l'Europe, donc on se doit de prendre le maximum de points à domicile et d'essayer d'aller en gratter à l'extérieur », résume Laurent Ciman. Mathématiquement, la mission n'est donc pas impossible même si Dallas, Chicago (deux fois) et Toronto se profilent à l'horizon.

L'INFIRMERIE SE VIDE

Mine de rien, la liste des absents était longue au coup d'envoi mercredi : Oyongo, Camara, Francis, Bernier, Piatti, Jackson-Hamel, Donadel (sur le banc). La semaine prochaine, Mauro Biello devrait récupérer une grande partie d'entre eux, à l'exception d'Oyongo, bien sûr, dont la saison est terminée. Marco Donadel a joué les 20 dernières minutes face à l'Union et Nacho Piatti s'est entraîné normalement cette semaine. « On surveille les deux, ils ne sont pas à 100 %, ils vont être disponibles [samedi] contre Dallas, mais on va voir [aujourd'hui] après l'entraînement où ils en sont », avance prudemment Mauro Biello, qui espérait secrètement hier que l'aventure du Canada dans la Gold Cup ne s'éternise pas. « Si le Canada ne passe pas, je vais voir revenir Bernier, Jackson-Hamel et Crépeau. » Ou le Jamaïcain Shaun Francis. Notons que Laurent Ciman a passé hier un examen de contrôle de ses adducteurs, sans conséquence grave.

BIELLO PEUT COMPTER SUR LES JEUNES

À l'image de la première titularisation en MLS de Louis Béland-Goyette, les jeunes ont répondu présent contre Philadelphie. Le milieu de terrain de 21 ans, de même que Michael Salazar et Ballou Tabla - évidemment - voire David Choinière, rentré en jeu dans le dernier quart d'heure, ont montré qu'il fallait compter sur eux d'ici la fin de la saison. « Il y avait beaucoup de jeunes mercredi, et quand tu n'as pas Piatti, Oyongo, Donadel, Bernier et que tu as cette réponse avec le but de Salazar, les bons débuts de Louis Béland-Goyette, Lowitz, Ballou, Choinière qui rentre et apporte quelque chose, c'est important. Ça augmente la confiance de ces joueurs, ça va pousser les autres à être bons et ça va augmenter la concurrence dans notre équipe », se félicite Mauro Biello.

UNE CONCURRENCE RAVIVÉE

Abondance de biens ne nuit pas, justement. Avec le retour des blessés et des joueurs en sélection ainsi qu'avec l'arrivée des deux recrues en défense Shaun Francis et Deian Boldor (confirmé officiellement hier), l'entraîneur montréalais va avoir l'embarras du choix. « C'est important dans un effectif d'avoir de la concurrence, reconnaît celui-ci. Si je regarde la contribution de tous les jeunes jusqu'à présent, ils jouent très bien : Jackson-Hamel, Ballou, Béland-Goyette, Lowitz, Fisher... Ce sont des jeunes qui n'ont pas beaucoup de matchs dans la MLS, mais qui sont en train de pousser et de mériter du temps de jeu sur le terrain. Avec l'arrivée de Boldor, ça va pousser aussi. C'est le terrain qui va parler, es performances vont déterminer qui joue. »

UN NOUVEL ÉTAT D'ESPRIT

Tout n'a pas été rose mercredi, loin de là. Il y a eu des errements défensifs et beaucoup trop de ballons rendus rapidement à l'adversaire. Au-delà du manque d'automatismes, voire de condition physique, entrevu chez certains contre Philadelphie, explicable par leur faible temps de jeu jusqu'ici, l'état d'esprit affiché a néanmoins donné satisfaction. « On s'est vraiment battus pour avoir la victoire, observe Louis Béland-Goyette. Je pense que dans la première partie de saison, on aurait peut-être encaissé un but en fin de match ou on aurait perdu. Mais là, j'ai vu qu'on continuait d'attaquer, que l'on allait dans les coins pour gagner un peu de temps. [...] Quand on se bat les uns pour les autres, ça fait une différence. J'ai senti ça mercredi. C'est comme ça qu'on va pouvoir gagner des matchs. »




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