Impact: des confirmations en Floride

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Laurent Ciman (à gauche) et Harry Shipp ont disputé un premier match préparatoire au sein de la même équipe mercredi soir.

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Pour les spectateurs, il est toujours plaisant de regarder un match où les occasions s'enchaînent d'un but à l'autre. Pour les entraîneurs, le constat est souvent différent. « C'était peut-être un peu trop ouvert à mon goût, mais c'était une bonne expérience contre un adversaire qui a aligné la plupart de ses partants. »

Mauro Biello fait ici allusion à la courte défaite (1-0) contre le New York City FC de David Villa et Andrea Pirlo, mercredi soir, dans le cadre du Rowdies Suncoast Invitational. Pour un premier match de 90 minutes dans ce camp, il a bien tiré quelques leçons sur son groupe. Collectivement, il manque, par exemple, une bonne dose d'efficacité devant le but adverse.

« On essaie d'implanter de nouvelles choses au niveau de notre organisation offensive. On a beaucoup travaillé pour avoir des losanges autour du porteur du ballon, poursuit Biello sur les nécessaires améliorations. C'est un peu difficile quand tu as de nouveaux joueurs, comme Harry Shipp, ou des joueurs à l'essai. Ça prend du temps pour avoir des automatismes, on était un peu en retard [mercredi]. Défensivement, je veux améliorer le jeu lors des centres dans notre surface. On doit être meilleurs dans le marquage, être alertes et ne rien donner à l'adversaire. »

Sur le plan individuel, Michael Salazar a encore gagné quelques points en étant impliqué dans trois bonnes occasions en fin de première période. Les jeunes attaquants sont déjà nombreux chez l'Impact, mais le Bélizien continue à causer un heureux problème match après match. Surpris, le personnel d'entraîneurs montréalais ? Pas vraiment. Pour l'évaluer, ils ne s'étaient pas appuyés sur son camp d'évaluation de la MLS, en demi-teinte, mais sur les impressions positives de Jason DiTullio et Wilfried Nancy, qui l'avaient supervisé, l'été dernier.

« [Michael Salazar] a la vitesse pour aller en profondeur, il a cette capacité technique de couper vers l'intérieur et faire une passe. Jusqu'ici, il est en train de saisir l'occasion », explique Mauro Biello.

« On parle de lui après l'entraînement et après les matchs. Il a le couteau entre les dents, il veut être ici, il veut un contrat et il se démarque, énumère Biello, à propos du joueur qu'il a placé dans le couloir droit, mercredi. Ça pouvait être un match intimidant contre New York, avec Pirlo ou Villa, mais il n'était pas nerveux et il a bien répondu. »

Avec Salazar, on assiste donc au cas typique du jeune joueur qui donne tout pour décrocher un premier contrat professionnel. À l'autre bout du spectre se trouve Marco Donadel, joueur expérimenté dont le travail, au cours de la pause hivernale, lui permet de démarrer l'année d'un bien meilleur pied qu'en 2015. Il est précieux dans plusieurs facettes du jeu.

« Il est largement en avance, convient Biello. Il commence à avoir cette confiance au milieu de terrain, à bien gérer les choses et organiser le jeu offensif. Et, défensivement, c'est un gars intelligent. Il est à la bonne place en lisant le jeu et en anticipant. Marco, c'est une machine. Durant la saison morte, il s'est entraîné avec la Fiorentina [son ancien club à Florence], et quand il est revenu, c'est lui qui était dans la meilleure condition. »

D'AUTRES EXPÉRIENCES À VENIR

Avec encore trois matchs d'ici le début de la saison, Mauro Biello a désormais une bonne idée des contours de son onze partant. Le match de samedi, contre DC United (16 h), sera un bon indicateur au chapitre des confirmations, mais aussi des quelques tests qu'il reste à mener. Par rapport au match contre NYCFC, l'entraîneur de l'Impact a notamment hâte de voir la relation entre Nacho Piatti, malade au début de la semaine, et Shipp. Le premier restera sur le côté gauche du 4-3-3, tandis que le second évoluera dans l'axe avec une grande liberté de mouvement.

« Dans l'axe, Harry est capable de travailler, mais aussi de faire la dernière passe. Il peut aussi avoir cette complicité avec Nacho sur la gauche. On veut susciter ce doute dans la tête de l'adversaire. Qui surveille Shipp entre les lignes, qui surveille Piatti ? Si l'un des deux est laissé libre, il est capable de déséquilibrer l'adversaire. »

Quant à Didier Drogba, le programme reste toujours à définir. Oui, il jouera au cours des deux prochains matchs, mais on ne sait pas encore s'il entrera en jeu samedi ou mercredi, contre le Toronto FC.

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