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Une membre du C.A. de Soccer Canada suggère de quitter la FIFA

Soccer Canada a soutenu la candidature de l'adversaire... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Soccer Canada a soutenu la candidature de l'adversaire de Sepp Blatter, le prince jordanien Ali ben Al-Hussein.

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L'avocate en droit du sport et membre du conseil d'administration de l'Association canadienne de soccer Amélia S. Fouques estime que le Canada doit envoyer un message fort après la réélection controversée de Sepp Blatter à la tête de la FIFA, hier.

Amélia S. Fouques... (Photo tirée de l'internet) - image 1.0

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Amélia S. Fouques

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«Il faut faire quelque chose. On ne peut pas faire partie de cette corruption-là pendant quatre ans de plus, c'est grave, a-t-elle indiqué à La Presse, hier, en parlant en son nom personnel. Je lance un défi aux États-Unis et au Canada de se retirer de la FIFA. Il faut quitter cette organisation-là et je mettrai cette demande sur la table à notre conseil d'administration. Je ne dis pas que je vais gagner, mais je le demanderai.»

Membre du C.A. depuis plus de deux ans, l'avocate montréalaise n'a pas tardé à réagir, mardi, après l'annonce de la vague d'arrestations, en Suisse, puis l'inculpation de 14 personnes par la justice américaine. Dans des courriels envoyés au président de l'Association canadienne, Victor Montagliani, et à son secrétaire général, Peter Montopoli, elle a demandé à ce qu'une réunion d'urgence soit organisée avant le vote à la FIFA.

«J'ai été très étonnée par la réaction du secrétaire général, lance-t-elle. Il disait que cela allait être très difficile puisque nous ne sommes pas tous dans le même fuseau horaire. Finalement, ça a eu lieu et [M. Montagliani] a bien insisté pour que ça ait lieu. Peut-être que certaines personnes à Soccer Canada ne comprennent pas qu'elles ne peuvent pas donner des ordres au conseil d'administration.»

Mme Fouques fait notamment allusion aux multiples courriels que lui a envoyés M. Montopoli afin qu'elle cesse de partager son opinion sur les réseaux sociaux.

«Ce n'est pas parce qu'on doit tous parler d'une seule voix que l'on doit avoir la même opinion. Si le conseil d'administration n'avait pas donné l'instruction de ne pas voter pour Blatter, j'aurais démissionné», réplique-t-elle.

Pistes de solution

M. Montagliani, comme son homologue américain Sunil Gulati, a annoncé, jeudi, qu'il allait soutenir la candidature de l'unique adversaire de Sepp Blatter, le prince jordanien Ali ben Al-Hussein. «J'aurais été plus pour une abstention de vote plutôt que de choisir le prince Ali. Pas parce que je suis contre lui, mais parce que je ne le connais pas», précise l'avocate.

«J'irai plus loin que le conseil d'administration qui n'accorde pas sa confiance à Blatter. Il faut aussi que [le secrétaire de la FIFA] Jérôme Valcke démissionne. Tout ça se passe sous son règne. Au mieux, il est incompétent et, au pis, il est corrompu.»

Même si le cinquième mandat de M. Blatter ne permet pas de rêver à beaucoup de changements, les pistes de solutions ne manquent pas pour assainir le soccer mondial. Pour beaucoup, un changement de culture doit passer par une plus grande pression des commanditaires. L'avocate imagine aussi l'arrivée d'un nouveau président, qui n'appartient pas à la grande famille de la FIFA. Elle dessine finalement les contours d'une nouvelle organisation qui quitterait la Suisse dont l'opacité est reconnue.

Quoi qu'il arrive, ce n'est que de l'extérieur qu'un autre coup de pied dans la fourmilière peut provenir.

«Le FBI a fait un très bon travail et malgré les protestations de la Russie, les États-Unis ont eu le courage de le faire. Je trouve ça dommage que ce soit à eux de le faire plutôt que cela vienne d'une réelle volonté [de la FIFA]. Car la FIFA a, selon moi, tout fait pour étouffer l'affaire. Les États-Unis ont été les seuls à avoir une colonne vertébrale.»

Crise à la CONCACAF

Si les scandales se sont succédé depuis l'arrivée de Sepp Blatter à la tête de la FIFA, en 1998, la CONCACAF a aussi connu son lot d'épisodes sombres. Mais le départ de Jack Warner, puis l'arrivée de Jeffrey Webb à la tête de l'instance continentale devaient marquer une rupture vers davantage de transparence.

Or, M. Webb, qui gravissait les échelons au sein de la FIFA, a fait partie des personnes appréhendées, cette semaine.

«Je suis tombée de ma chaise quand j'ai entendu qu'il avait été pris dans les magouilles. Peut-être que je suis naïve, mais j'étais prête à donner la chance au coureur en me disant que Webb était là pour nettoyer le jeu. Que ça se passe comme ça, j'en suis dégoûté et je dénonce cette situation. [...] Je m'en veux de l'avoir cru», déplore celle qui l'avait croisé, à Montréal, lors de la récente finale de la Ligue des champions.

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