Bientôt l'heure de vérité pour l'Impact

L'Impact devra avoir à l'oeil le défenseur latéral... (PHOTO ED MULHOLLAND, ARCHIVES USA TODAY)

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L'Impact devra avoir à l'oeil le défenseur latéral Walter Ayoví (à droite), qui a joué pour l'Équateur à la dernière Coupe du monde.

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Avec sa pléiade de nouveaux visages et au terme d'un camp d'entraînement aussi court qu'intense, l'Impact passera au révélateur mexicain, mardi soir, à Pachuca. Dans le cadre du match aller de ce quart de finale, le onze montréalais rêve de frapper un grand coup ou, du moins, de rester dans une position intéressante en vue du duel du 3 mars, au Stade olympique.

Pour marquer l'histoire, comme le veut désormais la maxime, l'Impact devra donc livrer de bonnes réponses dans un pays où tant d'adversaires ont coulé en Ligue des champions. Peu avant minuit, on saura si la longue portion du camp, au Mexique, a porté ses fruits et si les expérimentées acquisitions montréalaises ont su tirer l'équipe vers le haut.

Quant à la justesse de l'analyse des forces adverses, Frank Klopas a l'avantage d'avoir pu s'y consacrer à temps plein depuis plusieurs semaines. En vrac, il nomme le «talentueux» Walter Ayoví, efficace dans un rôle de latéral offensif et parfois en milieu de terrain, ou Aquivaldo Mosquera, l'un des deux membres d'une charnière centrale «expérimentée». Il continue avec Ariel Nahuelpán (un «attaquant costaud») et Darío Cvitanich, qu'il avait tenté de recruter à Chicago. Il nomme finalement les jeunes qui «amènent du physique et de la vitesse à l'équipe».

Ce sont d'ailleurs ces derniers qui ont dominé l'actualité des dernières semaines, à Pachuca. Quand Nahuelpán et Cvitanich étaient à l'infirmerie, Jürgen Damm, un poison sur le côté droit avec ses chevauchées solitaires et ses centres, ou Hirving Lozano, sur l'autre flanc, ont pris le relais. «L'équipe possède un groupe de jeunes joueurs sur lequel la direction mise énormément. Maintenant qu'il revient d'une blessure, Damm est l'un des meilleurs et il est même suivi par plusieurs clubs de la Premier League, indique la journaliste Emma Fermin, du quotidien El Independiente. Mais il ne faut pas oublier les performances de Lozano ou Erick Gutierrez. Les deux sont âgés de moins de 20 ans et tout indique qu'ils disputeront la Coupe du monde (des moins de 20 ans) avec la sélection mexicaine.» Symbole de cette belle jeunesse, mais aussi de l'inefficacité des attaquants, Gutierrez, un milieu axial, est d'ailleurs le meilleur buteur de Pachuca dans l'actuel tournoi de clôture. Damm est le meilleur passeur de ce groupe réputé pour sa vitesse en transition offensive.

Le berceau du soccer mexicain

Tandis que l'Impact a longtemps pu travailler en fonction des caractéristiques de son adversaire, Pachuca, quant à lui, a plutôt eu la tête au championnat. Dixièmes au classement, les hommes de Diego Alonso sortent d'une victoire contre Leon, samedi, et devront rapidement se tourner vers un déplacement à Tijuana, le week-end prochain. Au sein du plus vieux club professionnel mexicain - fondé en 1901 par des mineurs anglais - , il y a, tout de même, un désir fort de revivre les belles heures de la dernière décennie. Pachuca y a remporté quatre de ses cinq titres nationaux, en plus de gagner la Ligue des champions à trois reprises (2002, 2007 et 2008). Par extension, elle a aussi goûté aux joies de la Coupe du monde des clubs, même si les trois expériences ont laissé un goût amer. «Même s'ils n'ont pas le même nombre de titres [nationaux] que d'autres équipes, les Tuzos sont les seuls, au Mexique, à avoir gagné la Copa Sudamericana, le tournoi de la CONMEBOL, ajoute Fermin. Pachuca est aussi une référence en matière d'innovation puisque, en plus de l'équipe, le groupe propriétaire a fondé une université du football et un Temple de la renommée. Ses installations sont aussi parmi les meilleures du pays.»

Ces infrastructures comprennent le stade Hidalgo, doté de 30 000 places, qui a subi une cure de jouvence en 2004, puis en 2011 afin d'accueillir le Mondial des moins de 17 ans. Sera-t-il particulièrement animé, ce soir? «Le public de Pachuca est généralement froid, et la plupart du temps, le stade n'est rempli que lorsque les billets sont gratuits ou lorsqu'il y a un adversaire très important, tempère Fermin. L'intérêt des spectateurs dans la Ligue des champions est inférieur à ce que l'on peut constater dans la Liga MX.»

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