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Mondial 2018: des politiques anglais et allemands pour un retrait de la Russie

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Le vice-premier-ministre anglais Nick Clegg.

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Ukraine

Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
LONDRES

Le vice-premier ministre britannique Nick Clegg s'est joint dimanche à l'avis de plusieurs hommes politiques allemands partisans de retirer à la Russie l'organisation de la Coupe du Monde de football de 2018 en raison de l'écrasement de l'avion MH17 abattu récemment en Ukraine.

Interviewé par le journal Sunday Times, le chef du parti libéral-démocrate britannique s'est fait l'écho des déclarations dans ce sens de plusieurs hommes politiques allemands en début de semaine, bien que cette idée ait été rejetée rapidement par les instances du football international.

Le leader du parti libéral-démocrate, allié du premier ministre conservateur David Cameron au gouvernement, a affirmé que les événements sportifs devraient faire partie d'un nouveau train de sanctions contre Moscou.

«Vous ne pouvez pas avoir ce jeu magnifique entaché par l'horrible agression de la Russie contre la frontière ukrainienne», a déclaré Nick Clegg.

«Il n'y a pas seulement le fait que Vladimir Poutine exploiterait l'affaire, je pense que le reste du monde apparaîtrait d'une grande faiblesse et serait accusé de manque de sincérité si nous ne sommes pas prêts à lui couper l'herbe sous le pied», a-t-il poursuivi.

Selon Nick Clegg, «Vladimir Poutine ne peut pas pousser en permanence la patience de la communauté internationale à son point de rupture, déstabiliser un pays voisin, protéger ces séparatistes armés dans l'est de l'Ukraine, pour ensuite conserver le privilège et l'honneur de recevoir des accolades en tant que pays hôte de la Coupe du monde de 2018».

«Les boycottages sportifs n'ont que rarement permis de régler les problèmes et c'est pourquoi je ne pense pas grand-chose d'une telle proposition», avait déclaré cette semaine Theo Zwanziger, membre du comité exécutif de la FIFA et ancien président de la fédération allemande de football.

Décidée à durcir le ton face à la Russie après le drame du MH17, l'Union européenne a sanctionné les chefs des services de renseignement russes pour leur implication dans la crise ukrainienne, et devrait passer à la vitesse supérieure en prenant pour la première fois des sanctions économiques d'envergure.

L'Union européenne et les États-Unis accusent les séparatistes prorusses d'avoir abattu l'avion de la Malaysia Airlines MH17 le 17 juillet, provoquant la mort de ses 298 occupants.




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