Pacioretty frustré par la tournure du conflit dans la LNH

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Max Pacioretty

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(Ambri-Piotta, Suisse) Quand vient le temps de causer du lock-out, Max Pacioretty s'emporte un peu.

«Les arguments de la ligue se contredisent, soutient-il. D'une part, ils annoncent qu'ils ont perdu 250 millions en raison de l'annulation des matchs préparatoires et des deux premières semaines. Mais en même temps, ils plaident qu'ils ne font pas d'argent durant la saison.

«Comment peut-on négocier avec des gens qui donnent tous ces contrats et qui ensuite crient famine?»

Si la situation était aussi dramatique que ne le dépeint Gary Bettman, croit Pacioretty, les joueurs afficheraient plus de flexibilité. Mais les chiffres de certaines équipes sont altérés, dit-il, et la belle unité des propriétaires n'est qu'une façade.

«Geoff (Molson) fait beaucoup d'argent avec le Canadien, il veut que le hockey reprenne et nous on veut jouer pour lui, martèle Pacioretty. Sauf que c'est frustrant de voir un petit groupe de personnes s'emparer de la situation et prétendre que toute la ligue est à bord.»

Pacioretty ne croyait pas que le commissaire aurait l'audace de décréter un lock-out après avoir annoncé des hausses substantielles de revenus dans la LNH. Il a été détrompé.

«C'est assez incroyable, avec tout ce qui sort de sa bouche, que ça demeure impossible de savoir ce qu'il pense, lâche l'ailier du Tricolore. Pourtant, tout est entre ses mains.»

S'il était autrefois dans le camp des optimistes, le jeune Américain s'enrage de la tournure des événements.

«Le fait d'être ici me donne un peu de recul et quand je lis les déclarations de Gary Bettman, de Bill Daly et des frères Fehr, ça me dépasse de voir que les choses prennent une telle direction.

«Je suis l'un des rares privilégiés à jouer dans la meilleure ligue au monde, mais les autres joueurs et moi avons trop de fierté pour accepter une diminution de salaire de 20-25% afin de recommencer à jouer. On nous a déjà fait le coup.

«Ce n'est pas comme si l'on réclamait plus d'argent; tout ce qu'on veut, c'est qu'ils ne nous en retirent pas une autre fois.»

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