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L'ère Bergevin

Marc Bergevin... (PHOTO FANNY LACASSE, LA PRESSE)

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Marc Bergevin

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Il y a une chose que l'on doit bien comprendre à la suite de ce 1er juillet somme toute assez bruyant dans le camp du Canadien : ce club-là, c'est maintenant le club de Marc Bergevin.

Il n'y a plus aucun doute.

Depuis qu'il est assis dans la chaise du directeur général, Bergevin pose une à une les briques de l'édifice qu'il cherche à construire, tout en prenant bien soin de couper presque tous les liens avec l'administration précédente.

C'est un message qui s'est avéré particulièrement clair à la suite des décisions qui ont été prises, hier, par lui et par toute son équipe.

Ces décisions, ça commence par le déménagement du capitaine, un type qui avait été désigné par l'administration précédente comme le leader incontesté du club au maillot tricolore.

Bien sûr, Marc Bergevin a tenté de ramener Brian Gionta, mais il a tenté de le faire à rabais, et selon ses paramètres bien à lui. Quand le clan Gionta n'a pas mordu, le directeur général du Canadien n'a pas cherché à se lancer dans une guerre de dollars pour retenir ses services plus longtemps. Fin de la discussion. Merci, bonsoir.

Ensuite, il y a l'étrange cas Josh Gorges, mis sur le marché des échanges lors de la fin de semaine et finalement refilé hier aux Sabres de Buffalo. Étrange parce que le principal intéressé n'a jamais manifesté l'envie de partir. Et aussi parce qu'il était un peu devenu l'un des porte-parole du club. Certains le voyaient même comme futur capitaine!

Mais voyez-vous, Gorges avait obtenu un énorme contrat de la part de l'administration précédente, il y a deux ans. Et aux yeux de Marc Bergevin, ce contrat-là était beaucoup trop lourd, beaucoup trop encombrant. Merci quand même et bonne chance dans tes nouveaux projets, Josh Gorges. Les affaires sont les affaires.

Pourtant, Gionta et Gorges étaient deux des vétérans les plus respectés dans ce vestiaire, les anciens vers qui les plus jeunes se tournaient. C'est pourquoi les premières rumeurs sur la possibilité d'un départ dans le cas de ces deux joueurs-là avaient de quoi étonner.

Mais insistons encore un peu : MM. Gionta et Gorges étaient avant tout des produits de l'administration précédente, et Marc Bergevin veut clairement rompre avec cette époque. Il veut que cette équipe devienne son équipe. Depuis hier, on peut dire que c'est fait.

Ce n'est pas la première fois que Bergevin prend une décision en rupture avec le passé. Par exemple, Scott Gomez et Tomas Kaberle, deux des plus grosses gaffes de l'administration précédente, ont rapidement été poussés vers la sortie quand le nouveau DG a commencé à prendre ses aises au Centre Bell.

Gionta et Gorges ont évidemment écopé pour des raisons financières, bien sûr, mais ils ont aussi dû réserver un camion de déménagement parce que Marc Bergevin veut marquer un changement de cap au sein de son club. Parce qu'il ne veut rien savoir de la culture qui avait été implantée par ceux qui étaient là avant lui.

Lors de son petit point de presse, hier à Brossard, le DG a d'ailleurs poussé une phrase qui résume tout : «Donner la chance à nos jeunes leaders de jouer un rôle plus important... C'est là qu'on est rendus.»

Appelons ça l'ère Bergevin. C'est là qu'on est rendus, en effet.

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