Un exemple pour De La Rose

Habitué de dominer partout où il passait, Lindholm... (Photo James Guillory, USA TODAY Sports)

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Habitué de dominer partout où il passait, Lindholm connaissait des débuts bien modestes dans la LNH, avec 7 points en 21 matchs.

Photo James Guillory, USA TODAY Sports

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(RALEIGH) En permettant à Jacob De La Rose de quitter les Bulldogs de Hamilton pour participer au Championnat du monde junior avec la Suède, le Canadien a simplement fait ce que les Hurricanes de la Caroline ont tenté avec son compatriote Elias Lindholm l'an passé.

Lindholm, un attaquant réclamé au 5e rang au repêchage de 2013, portait les couleurs des Hurricanes la saison dernière, à seulement 18 ans. Et comme il fallait s'y attendre, la transition vers la Ligue nationale ne s'est pas faite sans heurts.

Habitué de dominer partout où il passait, Lindholm connaissait des débuts bien modestes dans la LNH, avec 7 points en 21 matchs. Il arrivait même parfois à son entraîneur de l'époque, Kirk Muller, de l'utiliser moins de 10 minutes par match.

De La Rose, lui, ne totalise que cinq petits points en 27 rencontres avec les Bulldogs. À 19 ans, il est le plus jeune joueur du club-école du CH.

Une question de confiance

Au Championnat du monde, Lindholm s'est permis neuf points en six matchs. De La Rose compte déjà quatre points après deux matchs avec la sélection suédoise, en jouant au sein de son groupe d'âge.

«Ici, je jouais 12 minutes par match et je n'y étais pas habitué, a admis Lindholm, rencontré après l'entraînement matinal des Hurricanes. Au Championnat du monde, j'ai eu la chance de réellement jouer comme j'en étais habitué, environ 18 minutes par match. Ça m'a redonné confiance.

«De plus, j'ai retrouvé des amis, des membres de ma famille. Ça m'a redonné de la vigueur. Pour Jacob, je ne sais pas comment il jouait [dans la Ligue américaine], mais de retourner dans ce groupe avec qui il joue depuis qu'il a 15-16 ans, ça pourrait lui donner un regain d'énergie à son retour.»

Du groupe d'entraîneurs des Hurricanes de l'an passé, seul Rob Brind'Amour a conservé son emploi. Il est le mieux placé pour expliquer la décision qui avait alors été prise.

«Ces joueurs qui ont les outils pour dominer, tu veux qu'ils dominent, a rappelé Brind'Amour. Dans la LNH, à 18-19 ans, c'est dur de le faire. Mais tu places un joueur dans cet environnement, dans son groupe d'âge, c'est bon pour la confiance. Tu domines plus que dans la LNH, tu te souviens quel genre de joueur tu es et que tu peux devenir. Si tu prêtes un jeune, c'est dans l'espoir que ça hausse sa confiance.»

C'est exactement ce que Brind'Amour a observé avec Lindholm. Son rythme de production a légèrement augmenté à son retour (14 points en 37 rencontres), mais la transformation allait au-delà des statistiques.

«Il a retrouvé sa confiance [his mojo]. Au début, c'est dur, tu te fais malmener, tu joues contre des hommes. Et tu remets en question tes habiletés. Tu te demandes: «Suis-je aussi bon que ce que je pensais? Suis-je aussi bon que ce que les gens disaient?» Tu reviens parmi ton groupe d'âge et tu te dis: «Finalement, je suis correct.» Il est revenu plus mature, plus confiant en ses habiletés. Peu importe le joueur, si tu n'as pas confiance en tes habiletés, tu ne seras pas bon.»

Quel potentiel?

La simple présence de De La Rose au tournoi des moins de 20 ans nous rappelle à quel point cet ancien choix de deuxième tour du Canadien a encore le temps de se développer.

Si certains, dont Tommy Salo, son directeur général quand il jouait à Leksands, remettent déjà en question ses habiletés offensives, Lindholm hésite quant à lui à se prononcer sur le type de joueur que son ancien coéquipier pourrait devenir.

«C'est dur à dire, il est tellement complet. Il peut marquer, faire de bonnes passes et jouer avec robustesse. Il jouera dans les trois premiers trios d'une équipe. Il doit juste gagner en confiance, et j'espère que ce tournoi l'aidera.»

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