Le Canada champion

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Sidney Crosby (87) et ses coéquipiers d'Équipe Canada ont posé pour les photographes avec le trophée de la Coupe du monde de hockey après leur victoire.

Photo Nathan Denette, PC

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(TORONTO) Le Canada a eu chaud, mais sa séquence d'invincibilité demeure intacte. Brad Marchand a marqué avec 44 secondes à écouler en troisième période et le Canada a remporté la Coupe du monde, balayant l'Europe en deux matchs.

Les hommes de Mike Babcock ont remporté ce deuxième match 2-1.

Sidney Crosby, qui a piloté un trio hautement productif avec Marchand et Patrice Bergeron, a été nommé joueur le plus utile de ce tournoi. Marchand aura aussi été un choix logique en vertu de ses cinq buts.

Mené 1-0 tout au long de la soirée, le Canada a créé l'égalité avec moins de trois minutes à écouler au dernier tiers, quand Bergeron a fait dévier un tir de Brent Burns en avantage numérique.

Brad Marchand célèbre son but gagnant, avec seulement 44... (PHOTO Kevin Sousa, USA TODAY Sports) - image 2.0

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Brad Marchand célèbre son but gagnant, avec seulement 44 secondes à jouer.

PHOTO Kevin Sousa, USA TODAY Sports

Puis, pendant que les Canadiens se défendaient à 4 contre 5, Marchand a touché la cible pour briser le coeur d'Équipe Europe, qui s'est battue plus que dignement. Sur le jeu, soulignons le sang-froid de Jonathan Toews, qui a été patient avec la rondelle et qui a opté pour une sortie de zone plutôt que le dégagement, ce qui a mené au but.

L'Europe aura donc été coulée par son avantage numérique, son talon d'Achille au cours de la compétition. L'équipe a été incapable de marquer en 17 occasions pendant la Coupe du monde.

Le Canada a maintenant remporté les trois derniers tournois dits «meilleurs contre meilleurs», soit les Jeux de Vancouver, de Sotchi et cette Coupe du monde. Une séquence de 16 victoires.

Carey Price a bloqué 32 des 33 tirs pour la victoire. Avec cinq victoires en cinq sorties et une efficacité de ,957, le gardien du CH a certainement dissipé les doutes quant à sa capacité de revenir au sommet de sa forme.

Chara en partant

Depuis le début du tournoi, le Canada a toujours répliqué rapidement quand il se retrouve en arrière au pointage. En fait, c'était seulement arrivé deux fois jusqu'ici, et l'équipe avait riposté d'abord en 89 secondes, puis en 72 secondes.

Cette fois, contre une Équipe Europe qui ne donnait pas beaucoup d'espace, la réplique s'est fait attendre, et attendre, à un point tel que les hommes de Ralph Krueger sont rentrés au vestiaire pour le premier entracte avec l'avance. Chara le leur a donnée, en battant Price d'un tir précis.

Cette avance n'était toutefois pas un simple coup de chance. C'est l'Europe qui a eu, et de loin, les meilleures chances de marquer du premier engagement, avec notamment deux échappées au cours d'un même désavantage numérique. Celle de Marian Hossa a même forcé Brent Burns à prendre une pénalité. Ce Hossa a d'ailleurs connu un match d'anthologie. Il avait l'air de tout sauf d'un joueur de 37 ans.

Les Canadiens ont été plus convaincants offensivement en période médiane. Dès le départ, John Tavares a eu droit à deux chances en or. Il a d'abord loupé son tir sur réception, avant de tirer directement sur le poteau, quand il avait pourtant plusieurs décimètres de libres, tant le filet était déserté.

Corey Perry en est un autre qui a frappé à la porte, passant très près de battre Jaroslav Halak en contournant le filet. Mais le gardien slovaque a résisté.

À la toute fin de l'engagement, c'était au tour de Steven Stamkos de voir la porte s'ouvrir, quand il s'est amené à pleine vitesse pour prendre un tir sur réception du haut de l'enclave, mais il s'est retrouvé sur le dos, les quatre fers en l'air, un peu comme un enfant qui tente son premier tir frappé.

Même si le Canada augmentait la pression, l'Europe continuait tout de même à passer du temps en zone adverse. À cet égard, les nombreux revirements des Canadiens les ont aidés. Burns a été particulièrement généreux, en se rendant de trois revirements au cours des 40 premières minutes. Chacune de ses erreurs était un rappel que malgré sa deuxième place au scrutin du trophée Norris la saison dernière, son jeu défensif est loin d'être parfait.

Heureusement pour les fautifs, Price était alerte, en pleine possession de ses moyens, contrôlant à merveille les retours de tirs.

Price est demeuré alerte au troisième tiers, même si la circulation avait considérablement diminué devant lui. Et le poteau à sa gauche l'a aussi sauvé, quelques instants avant le but vainqueur.

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L'entraîneur-chef du Canada, Mike Babcock, célèbre avec ses... (Photo Dan Hamilton, USA Today Sports) - image 3.0

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L'entraîneur-chef du Canada, Mike Babcock, célèbre avec ses joueurs après la victoire de son équipe.

Photo Dan Hamilton, USA Today Sports

Ils ont dit

Mike Babcock, au sujet de Brad Marchand: «Ne nous emportons pas. Il est encore une peste et il le restera. Je le sais, on va l'affronter en début de saison. Il a connu une grosse soirée. il va s'en souvenir toute sa vie.»

Sidney Crosby: «On ne voulait pas que ça se rende à trois matchs, car tous les scénarios sont possibles dans un seul match. Il nous restait une grosse poussée. L'avantage numérique nous a aidés. On a pris une punition, on s'est dit qu'on allait devoir résister jusqu'à la prolongation. C'était un gros but inattendu de Brad.»

Mike Babcock: «J'ai été dans plusieurs de ces matchs. À Sotchi, on dominait des équipes, elles ne touchaient pas la rondelle. Mais la ligne est mince. Ce sont de bonnes équipes. La perception est qu'on est vraiment meilleurs qu'eux. On a plus de profondeur, mais on peut seulement jouer avec cinq joueurs à la fois! Je ne sais pas si on a joué notre meilleur match, ce soir, mais c'est en troisième période qu'on a le mieux joué.» 

Mike Babcock, au sujet de Sidney Crosby: «C'est un gagnant en série. Sid est incroyable. J'ai été choyé de le côtoyer. Il travaille fort. Il a 15 minutes de jeu, il ne dit rien. Il joue 20 minutes, il ne dit rien. Et dans les grands moments, il se lève.» 

Mike Babcock, hier matin, au sujet de Carey Price: «Je m'attendais à tout ce qu'on a vu, sauf le premier match. Je ne pensais jamais qu'il allait connaître des difficultés. Il a connu des problèmes dans le premier match préparatoire, mais ce que j'ai aimé, c'est que ça ne l'a pas dérangé. Ça a coulé comme de l'eau sur le dos d'un canard. Il sait à quel point il est bon, il sait ce qu'il doit faire. Il dégage une aura de calme auprès du groupe.»

Ralph Krueger, entraîneur-chef d'Équipe Europe: «On est venus ici pour jouer au hockey, pas pour se cacher. On a offert aux gens toute une finale, et c'était inattendu.»

Anze Kopitar, capitaine d'Équipe Europe: «Tout le monde adhérait à ce qu'on faisait. Jusqu'à ce soir, c'était vraiment plaisant. Quand la poussière va retomber, on y repensera comme à une belle expérience. Tout le monde était gonflé à bloc et a tout donné. On ne pouvait pas en demander plus.»

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