Le Canadien a retrouvé son identité

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Le Canadien a signé deux importantes victoires contre les Sénateurs d'Ottawa samedi et dimanche.

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne

Après une gênante défaite de 4-0 le 12 février à Boston qui, deux jours plus tard, mettait fin au deuxième règne de Michel Therrien avec le Canadien de Montréal, le gardien Carey Price avait fait allusion à une perte d'identité. Quatorze matchs et dix victoires plus tard, cette fameuse identité semble être revenue.

Globalement, depuis le 18 février, le Canadien se classe au quatrième échelon de la LNH avec un pourcentage d'efficacité de ,714. Seuls les Flames de Calgary (,844), les Blackhawks de Chicago (,800) et les Blue Jackets de Columbus (,735), ont fait meiux que le Tricolore durant cette période.

Le Tricolore a bonifié sa fiche grâce à deux importantes victoires contre les Sénateurs d'Ottawa samedi et dimanche, la première en affichant beaucoup de caractère, la seconde en s'imposant dès le début et en dictant le tempo du début à la fin.

L'identité du Tricolore passe beaucoup par Price. Et celui-ci est de retour au sommet des statistiques parmi les gardiens de la ligue depuis la mi-février avec sa moyenne de buts alloués de 1,56, qui lui confère le deuxième rang dans la LNH, et son taux d'efficacité de ,943, bon pour le troisième échelon.

Et contrairement à ce que l'on a vu de Craig Anderson, victime de mauvais buts samedi et dimanche à des moments cruciaux des matchs, Price est rarement battu par des rondelles qu'il aurait dû repousser.

«Ça progresse, a répondu Price, dimanche soir, en parlant du niveau de son jeu au cours des dernières semaines. La confiance que nous avons l'un envers l'autre grandit, et nous jouons extrêment bien en défensive. Ça me permet de me concentrer davantage sur le porteur du disque. Les gars devant moi jouent vraiment très bien, ils patinent et se passent bien la rondelle», a-t-il aussi énuméré.

Et à part l'avantage numérique, qui a inscrit un premier but en mars dans la victoire de 4-1 contre les Sénateurs, dimanche - et un premier en temps réglementaire depuis le 25 février à Toronto - tout baigne dans l'huile.

Ça inclut le jeu en désavantage numérique, où le Canadien n'a alloué que trois buts en 29 tentatives depuis l'arrivée de Claude Julien, pour un pourcentage d'efficacité de 89,7%, à égalité au quatrième rang avec les Kings de Los Angeles à ce chapitre.

Et le Tricolore obtient enfin une contribution variée à l'attaque après une série de rencontres où les numéros 67, 47 et 27 semblaient les seuls à apparaître sur les feuilles de statistiques. Samedi soir à Ottawa, l'unité formée par Phillip Danault, Andrew Shaw et Artturi Lehkonen ont amassé cinq points et 12 tirs aux buts. Le lendemain, c'était au tour de Tomas Plekanec, Paul Byron et Brendan Gallagher de s'imposer avec quatre points et 11 tirs vers Anderson.

Pendant ce temps, Max Pacioretty, Alexander Radulov et Alex Galchenyuk n'ont inscrit qu'un seul point durant le week-end, une mention d'aide à Radulov sur le but de Jordie Benn, dimanche.

Au moment où le Tricolore vient d'amorcer un séjour de six matchs au Centre Bell, son plus long du genre à domicile cette saison, Claude Julien aime ce qu'il voit, et a donné de bonnes notes à sa troupe à la suite de la série aller-retour contre les Sénateurs.

«Les deux formations connaissaient l'importance des matchs du week-end, mais ça n'allait pas être la fin du monde non plus. Mais nous avons bien géré la situation. Samedi, nous avons trouvé un moyen de gagner et dimanche, dans l'ensemble, nous avons été la meilleure équipe sur la patinoire, a-t-il analysé.

«Nous espérons continuer dans cette veine. Mais nous ne sommes pas parfaits. Notre attaque à cinq doit être meilleure, et nous allons continuer de travailler sur cet aspect. Il y a encore beaucoup de place à l'amélioration, et ce n'est pas une mauvaise chose. Ça signifie que nous pouvons être meilleurs. Mais j'aime la direction que nous empruntons. Nous nous améliorons constamment, et c'est un peu plus difficile de nous affronter.»

Malgré cette période fructueuse, Julien a lancé un message important à ses joueurs au moment ils s'apprêtent à recevoir la visite des Red Wings de Detroit et des Hurricanes de la Caroline, deux formations destinées à amorcer leurs vacances hâtivement.

«Beaucoup de belles choses nous arrivent, mais ce qui importe le plus, c'est de ne pas être satisfait, de continuer de s'améliorer en équipe. Il faut maintenir le cap, garder les pieds sur terre et continuer de travailler.»




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