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Agressions sexuelles: l'ex-entraîneur Graham James libéré

Graham James... (PHOTO JOHN WOODS, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Graham James

PHOTO JOHN WOODS, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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La Presse Canadienne

L'ex-entraîneur de hockey junior Graham James, condamné à sept ans de prison pour avoir agressé des joueurs en Saskatchewan, a obtenu sa libération conditionnelle totale après quatre ans et demi de détention.

La décision a été rendue jeudi à l'issue d'une audience de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, au Centre fédéral de formation de Laval.

M. James purge une peine de sept ans de prison, jusqu'en 2019, pour l'agression sexuelle de joueurs des Broncos de Swift Current, en Saskatchewan, à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

Sheldon Kennedy et Theoren Fleury, qui ont plus tard évolué dans la Ligue nationale de hockey, avaient été des victimes de Graham James à l'époque où ils étaient dans la Ligue de l'Ouest.

Il avait déjà obtenu une libération conditionnelle de jour en février dernier et les membres de la commission ont estimé que le détenu avait réalisé certains progrès au cours des derniers mois.

Un membre de la Commission, Marc Gold, a lu certaines déclarations des victimes. Un homme a déclaré que Graham James avait volé «son âme et sa dignité», tandis qu'un autre a affirmé que les agressions l'avaient laissé «brisé et meurtri». Un autre était prêt à s'enlever la vie.

L'ex-entraîneur a dit, pendant l'audience, qu'il avait réussi à se convaincre que ses gestes étaient justifiés et que «toute pensée rationnelle avait été mise de côté». Il a décrit ses gestes comme étant «horribles».

«Je me sens honteux. Je sens que j'ai laissé tomber les gens dont j'avais la plus grande responsabilité et de qui j'étais le plus proche», a-t-il ajouté.

«Ce fut l'un des grands échecs de ma vie, de les avoir laissés tomber.»

En libération conditionnelle totale, M. James pourra purger le reste de sa peine dans la communauté. Il devra cependant se conformer à plusieurs conditions, notamment de ne jamais se trouver en position d'autorité avec des mineurs, ou communiquer avec ses victimes ou leur famille.

Ces conditions demeurent en vigueur jusqu'à la fin de sa peine de sept ans, imposée en mars 2012.

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