«Nous le savons tous, nous jouons à Montréal»

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Alex Galchenyuk (27) et Devante Smith-Pelly (absent sur la photo) ont rencontré le directeur général Marc Bergevin après l'entraînement d'hier.

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Il y a eu Zack Kassian en début d'année. Il y a eu la vidéo de Nathan Beaulieu et Christian Thomas en décembre. Et maintenant, il y a l'affaire Alex Galchenyuk.

La vie nocturne des joueurs du Canadien semble faire les manchettes cette saison plus que jamais. Pour les membres du CH, la récente arrestation de la copine d'Alex Galchenyuk est un rappel de plus de la prudence dont ils doivent faire preuve à titre de personnalités publiques.

«Il faut juste être intelligent et être prudent pour ne pas se placer dans des situations dangereuses, a rappelé l'attaquant Lars Eller, après l'entraînement d'hier, à Brossard. Si Alex était un être humain normal dans cette ville, il n'aurait pas fait la une des journaux. Mais parce qu'il est qui il est, tout ce qu'il fait intéresse le grand public. Il le sait, et la situation en constitue tout un rappel.» 

«Ce n'est pas qu'il [Galchenyuk] a fait quelque chose de mal, mais je suis sûr qu'il ne se placera plus dans une situation difficile, même si parfois, c'est indépendant de ta volonté.»

Kassian, Beaulieu, Thomas, Galchenyuk et Devante Smith-Pelly (qui était chez Galchenyuk lors de l'intervention des policiers, dimanche matin à 8h) ont tous en commun d'avoir moins de 25 ans.

Zack Kassian a été échangé aux Oilers d’Edmonton.... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Zack Kassian a été échangé aux Oilers d’Edmonton.

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Kassian, impliqué dans un accident de la route en fin de nuit le 4 octobre dernier, a été échangé quand il est redevenu admissible à jouer au hockey, après un passage dans le programme d'aide de la LNH pour lutter contre des problèmes de dépendance. Beaulieu a été laissé de côté quatre jours après qu'une vidéo peu flatteuse d'une de ses sorties nocturnes eut été dévoilée par le site à potins 25Stanley. Thomas, lui, a été échangé une dizaine de jours après la publication de la même vidéo, dans laquelle il apparaissait brièvement.

Dans les cas de Beaulieu et de Thomas, il n'est pas évident si leur présence dans ladite vidéo leur a nui, mais la coïncidence est pour le moins curieuse.

Quant à Galchenyuk et Smith-Pelly, ils avaient rendez-vous avec le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, après l'entraînement d'hier. Curieusement, un porte-parole du Canadien a même annoncé à tous les médias sur place la tenue de cette rencontre, le genre d'information qui demeure généralement dans la régie interne de l'équipe.

L'agent de Galchenyuk, Pat Brisson, n'a pas voulu commenter la situation. «Je crois que le Canadien va bien gérer le dossier», a-t-il indiqué à La Presse dans un message texte. 

«Nous le savons tous, nous jouons à Montréal, a rappelé le vétéran Tomas Plekanec. En début de saison, nous rappelons toujours aux joueurs qu'il faut se concentrer sur le hockey. Oui, c'est Montréal, oui, il faut être prudent. Mais je me répète, il faut simplement mieux jouer sur la patinoire.

«Je crois que nous avons tous la tête au hockey. Nous connaissons tous notre situation, nous devons nous améliorer. Il faut revenir à notre niveau de jeu du début de l'année», a poursuivi Plekanec, peu enclin à commenter précisément la situation délicate de ses deux coéquipiers.

Pacioretty pense à 2009

Un collègue a évoqué une comparaison avec la saison 2008-2009, au cours de laquelle les histoires à l'extérieur de la patinoire avaient également pris une place prépondérante dans les discussions autour du Canadien. Un autre collègue a parlé d'un «soap opera» en interrogeant Max Pacioretty, et le capitaine du Canadien était d'accord avec la métaphore.

«À ma première saison ici, il y avait eu l'histoire de Roman Hamrlik et des frères Kostitsyn [qui fréquentaient des individus liés au crime organisé]. Je venais d'être rappelé, et je n'avais aucune idée de ce qui se passait. Ça ne me concernait pas du tout, mais je marchais sur des oeufs. Tu apprends vite que l'important est ce qui se passe dans le vestiaire, et que tu dois bloquer ce qui se passe à l'extérieur du vestiaire.

«C'est de la pression supplémentaire, mais ça prend des personnes particulières pour jouer à Montréal, a enchaîné le numéro 67. Si tu peux jouer sous cette pression et gérer l'adversité, tu as ce qu'il faut pour être un Canadien de Montréal. J'ai vu des joueurs passer ici. La pression a peut-être atteint certains joueurs, mais le noyau a la bonne mentalité et veut réellement bien jouer pour les partisans.»

Pas de commentaires

De la rencontre entre Bergevin, Galchenyuk et Smith-Pelly, c'est le silence radio. Les fuites d'informations sont plus rares que jamais depuis l'arrivée en poste du DG il y a quatre ans. Et les trois principaux intéressés n'étaient pas disponibles pour commenter la situation, malgré les demandes répétées des membres des médias sur place.

Or, c'était là une entorse à la politique médiatique qui lie la Ligue nationale à l'Association des joueurs. «À la conclusion d'un entraînement, tous les joueurs doivent être présents et disponibles pour des entrevues cinq minutes après avoir quitté la patinoire [...] à l'exception de cas de force majeure pour un joueur», lit-on dans la politique médiatique.

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