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Canadien: la vie de Noah Juulsen a changé en deux semaines

Le défenseur Noah Juulsen a été le premier... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

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Le défenseur Noah Juulsen a été le premier choix du Canadien au repêchage 2015 de la LNH.

Photo Olivier PontBriand, La Presse

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Signer son premier contrat, ça ne change pas le monde, sauf que...

Sauf que le défenseur Noah Juulsen va recevoir un boni à la signature dans les prochaines semaines, et ça va l'éloigner encore plus des autres jeunes hommes de 18 ans.

«La plupart des gars de mon âge travaillent dans des restaurants de fast-food durant l'été», a rappelé Juulsen, quelques minutes seulement après avoir signé son premier contrat professionnel.

Le choix de premier tour du Canadien au dernier repêchage sait qu'il est privilégié. Sa sélection au 26e rang ne lui est pas arrivée par chance - il a travaillé pour ce qu'il a obtenu -, mais il garde les choses en perspective.

«Tout le monde rêve d'avoir cette occasion, mais ce n'est pas tout le monde qui la reçoit. Je suis l'un des chanceux.»

La vie du jeune défenseur originaire d'Abbotsford, en Colombie-Britannique, a assurément changé depuis deux semaines. Sa popularité sur les médias sociaux a d'ailleurs explosé.

«Je mets une photo sur Instagram et 1000 personnes cochent pour dire qu'elles l'aiment, s'esclaffe-t-il. Ça fait geler mon téléphone!»

Un boni pour les tirs bloqués

Comme tous les premiers contrats professionnels, il n'y avait pas grand-chose que Juulsen pouvait négocier dans cette entente. Le salaire de ce type de contrat demeure plafonné à 925 000$, mais un premier choix au repêchage comme lui peut quand même négocier quelques bonis. Par exemple, si le jeune arrière finissait premier du Canadien quant aux tirs bloqués à sa première saison, il aurait droit à une compensation supplémentaire.

Les bonis sont ciblés en fonction des forces de chaque joueur. Et même si l'organisation croit avoir mis la main sur un jeune qui pourrait s'avérer un défenseur complet, c'est d'abord et avant tout dans sa zone que l'arrière de 6'1 et 171 lb se distingue.

S'il a mené les défenseurs des Silvertips d'Everett, de la Ligue junior de l'Ouest, au chapitre des mentions d'aide (43) et des points (52) la saison dernière, Juulsen estime que ce sont surtout les occasions plus nombreuses de se faire valoir en attaque qui ont mené à ce total de points.

«Il faut que j'apprenne à reconnaître les moments où je peux soutenir l'attaque sans me faire prendre à contre-pied et causer des deux-contre-un de l'autre côté, a-t-il néanmoins indiqué. C'est probablement l'aspect sur lequel je veux le plus travailler.»

Mauvais numéros!

Juulsen a grandi en fan des Canucks de Vancouver, mais il s'est rapidement fait à l'idée qu'il était - surtout depuis hier midi - un membre de l'organisation du Canadien. D'ailleurs, rêvant un peu à l'avenir, il s'est demandé s'il pourrait un jour porter le numéro 16 qu'il a toujours affectionné. Mais ses recherches se sont butées sur un certain Henri Richard...

Quant au numéro 3 qu'on lui a remis à son arrivée à Everett, il est lui aussi rangé pour de bon.

«J'ai bien vu ça, a dit Juulsen avec un demi-sourire. Il va falloir trouver autre chose!»

À Calgary en août

Juulsen n'a pas participé aux matchs simulés du camp de perfectionnement cette semaine en raison d'une blessure à une épaule. Rien de sérieux, assure le jeune homme, qui sera rétabli à temps pour participer au camp d'évaluation d'Équipe Canada junior, au début du mois d'août à Calgary.

«Je suis fier d'avoir eu cette invitation car nous ne sommes que trois défenseurs nés en 1997 qui en avons eu une [les autres étant Jérémy Roy et Mitch Vande Sompel].»

Juulsen ne s'était jamais vraiment cru sur le radar d'Équipe Canada junior jusqu'à ce qu'il reçoive l'appel de Ryan Jankowski, directeur du personnel des joueurs chez Hockey Canada.

«Il m'a souligné que c'était une belle occasiom d'être invité à mon jeune âge et qu'il fallait juste que je fasse de mon mieux, a raconté Juulsen. Plusieurs croient que j'ai une bonne chance de me tailler un poste, mais on va voir ce qui va arriver.»

Bergevin règle ça vite

Sous Marc Bergevin, le Canadien n'a jamais lésiné à conclure des ententes avec ses choix de premier tour. Alex Galchenyuk (2012), Michael McCarron (2013) et Nikita Scherbak (2014) ont tous trois signé leur entente «entry-level» durant le mois de juillet, quelques jours seulement après leur sélection.

Sous Pierre Gauthier, le Tricolore avait mis plus de temps à s'entendre avec les défenseurs Jarred Tinordi (2010) et Nathan Beaulieu (2011). En ce qui a trait aux joueurs, le tout premier geste de Bergevin à titre de DG a d'ailleurs été de faire signer à Beaulieu son premier contrat, 28 jours seulement après avoir remplacé Gauthier.

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