Prust se nourrit de l'énergie de la ville

Le 16 mars, Brandon Prust s'en était pris... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le 16 mars, Brandon Prust s'en était pris au gardien du Lightning, Ben Bishop, dans l'espoir de changer le cours de la rencontre. Tampa Bay l'avait tout de même emporté 3-0.

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Brandon Prust attend le Lightning de Tampa Bay de pied ferme.

« Ils sont arrivés affamés cette année parce qu'on les a balayés en séries l'an dernier, mais c'est à notre tour d'être affamés parce qu'ils nous ont balayés durant la saison », a rappelé le robuste ailier en faisant référence à la fiche de 0-4-1 du Canadien contre le Lightning.

Selon Prust, le CH a beaucoup à prouver.

« Ce sera bon de commencer la série à la maison, d'autant plus que le Lightning doit voyager au lendemain d'une victoire dans un septième match, a-t-il noté. Pour notre part, on est toujours heureux de pouvoir se nourrir de l'énergie de la ville. »

L'attaquant de 31 ans est particulièrement bien placé pour parler de l'énergie de Montréal car, étant un résidant du Plateau Mont-Royal, il est beaucoup plus proche de l'épicentre de la ville que plusieurs de ses coéquipiers qui habitent la Rive-Sud.

« Je vis dans un quartier assez populeux et quand je vais à l'épicerie, les gens me klaxonnent et me saluent dans leur auto, raconte Prust. Je suis peut-être un peu plus immergé que d'autres joueurs. Je ressens assurément l'ambiance des séries. Et puis, c'est un secteur plus francophone... Les gars à Brossard sont dans leur maison, puis sautent dans leur voiture, tandis que moi, je suis plus dans la communauté.

« Ce qu'il y a de bien avec ce quartier-là, c'est que les gens te laissent vivre. Ils me saluent, certains vont me serrer la main, mais je ne suis pas envahi. Il n'y a pas d'essaim autour de moi. Ils sont respectueux. »

C'est la troisième saison que Prust passe à Montréal et il n'a jamais ressenti aussi intensément la fièvre des séries éliminatoires.

« À ma première année, j'étais nouveau et je n'étais pas tout à fait conscient de ce que ça pouvait représenter. L'an dernier, on a eu une belle lancée et c'était assez fou. Mais cette année, j'ai l'impression qu'absolument tout le monde regarde ! »

Fini d'embrasser la bande

C'est la troisième saison que Prust passe à Montréal et c'est aussi celle où il a été le plus en santé. Il n'a pas raté une seule rencontre cette année après avoir fait l'impasse sur 30 matchs l'an dernier.

« Je suis arrivé en forme au camp d'entraînement, peut-être dans la meilleure forme de ma carrière, a-t-il confié. J'ai aussi éliminé de mon jeu ma tendance à foncer tête première dans la bande. Ça m'a vraiment aidé à ne pas me blesser ! »

« Les deux blessures à l'épaule que j'ai subies l'an dernier sont toutes deux survenues sur des jeux stupides qui auraient pu être évités. »

« Je suis peut-être un peu plus raisonnable. Car j'ai en tête d'autres moments, au cours des deux dernières années, où j'aurais très bien pu me casser quelque chose... »

Même s'il touche du bois en souhaitant garder la forme, Prust n'allait pas cracher sur quelques jours de répit entre les deux séries.

« L'an dernier, ça nous avait aidés de profiter d'un bon repos avant d'entreprendre la série contre les Bruins de Boston. C'est important à ce temps-ci de l'année. Ça permet de soigner de petits bobos et de refaire le plein d'énergie.

« En revanche, le Lightning aura l'avantage d'être demeuré dans le flot continu du jeu... »

Retrouvailles avec Bishop

Si les deux premiers trios du Canadien ont été discrets face aux Sénateurs d'Ottawa, les troisième et quatrième unités ont été efficaces dans leur rôle. Et au sein de ce groupe, Prust est l'un de ceux qui ont connu la meilleure série. Bien en jambes et intense dans les trois zones, il a fait tout ce qui était attendu de lui... sans même avoir à jeter les gants.

Et après qu'on l'a vu faire de l'escrime avec Craig Anderson au premier tour, voilà qu'il a rendez-vous avec un autre gardien à compter de ce soir.

Rappelons que le 16 mars, Prust ne s'était pas gêné pour se ruer sur Ben Bishop alors que le Lightning menait 3-0 contre le Tricolore. L'Ontarien cherchait à changer le cours de la rencontre et il savait très bien qu'il allait être puni pour cette mise en échec litigieuse.

Mais on ne doit pas s'attendre à ce qu'il répète son manège durant la série.

« On ne veut pas prendre de pénalités stupides en séries, et les arbitres nous ont à l'oeil, a-t-il mentionné. Mais je veux continuer de faire ce qu'on a essayé de faire, c'est-à-dire de nuire au gardien, d'agir comme écran devant lui et d'être là pour prendre des retours de tirs.

« L'objectif, a-t-il précisé, est de se poster sur la ligne de la zone protégée - sans y entrer - et d'établir sa position de façon à ce que le gardien, au moment de faire son déplacement, nous ait sur son chemin. Mais le Lightning a de gros défenseurs, et il faudra vraiment se battre pour s'installer là. »

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