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Scott Darling sera encore devant le filet des Blackhawks

Corey Crawford et Scott Darling... (Photo John Starks, AP)

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Corey Crawford et Scott Darling

Photo John Starks, AP

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Jim Litke
Associated Press
Chicago

Personne n'a besoin de rappeler à Scott Darling que tous ces arrêts, ceux qui gagnent les gros matchs en séries, n'auraient pas existé avant qu'il n'effectue le premier.

Le gardien recrue de six pieds six est peut-être l'objet de nombreux toasts à Chicago présentement, mais il a d'abord dû apprendre à déposer son verre pour commencer. Quatre ans après avoir atteint le fond du baril professionnellement et personnellement, il est venu à la rescousse du partant des Blackhawks Corey Crawford deux fois jusqu'ici, devenant un pilier en défensive pour l'équipe qu'il affectionnait tant quand il était enfant.

Dimanche, Darling a stoppé 35 lancers dans la victoire de 4-2 des siens, qui a permis aux Blackhawks de prendre les devants 2-1 dans leur sérieface aux Predators de Nashville. Après n'avoir joué que que 14 minutes en saison régulière, il a été appelé en renforts pour relever un Crawford chancelant dans le premier match et a rapidement inscrit son nom dans le livre des records de la LNH en réussissant la plus longue relève (près de 68 minutes) sans accorder de but.

Après être retourné au bout du banc pour le match no 2, il a été désigné comme partant de la troisième rencontre, au cours de laquelle il a eu du mal à trouver son rythme. Après chacun des deux premiers buts des Hawks, il a permis aux Preds de créer l'égalité moins de 30 secondes plus tard. Ça aurait été suffisant pour ébranler plusieurs gardiens, encore plus une recrue comptant sur plus d'une vingtaine de membres de sa familles dispersés parmi les quelque 22 000 spectateurs.

«Pour être honnête, je me suis demandé si j'avais vraiment ma place ici quand je suis arrivé pour la première fois, s'est rappelé Darling. Et je travaille encore fort pour arrêter de me dire cela.»

Âgé de 26 ans, Darling était impressionné quand il s'est amené à Chicago pour la première fois, en raison de son parcours.

Après avoir grandi dans les banlieues sud de Chicago, il est devenu l'un des beaux espoirs de l'organisation, croyant qu'il fraierait son chemin jusqu'au grand club un de ces quatre. Il a plutôt commencé à boire à l'Université du Maine, se faisant même mettre à la porte du club.

S'en sont suivis plusieurs arrêts dans les lieux les plus obscurs des ligues mineures, des endroits comme la Louisiane et Las Vegas, où les dépisteurs ne se rendent que très rarement. Encore pire, Darling s'est souvent retrouvé en mauvaise condition physique et à bout de patience, mais jamais à court d'amis. Deux entraîneurs qui avaient vu du potentiel en lui, Brian Daccord et Mitch Korn, l'ont épaulé dans son long parcours vers le sommet. Ils l'ont aidé avec l'entraînement et la remise en forme, mais seulement après qu'il eut prouvé qu'il voulait bien s'aider lui-même.

Darling dit que même quand il a atteint le fond du baril, il n'a jamais oublié une phrase que lui disait son père: «Abats la forêt qui se trouve devant toi». Il s'en sert encore aujourd'hui pour recentrer son attention sur la tâche à accomplir.

Le premier but des Preds, dimanche, a été marqué sur un tir frappé de Mike Ribeiro, le deuxième sur un tir voilé de Matthias Ekholm. Il aurait été difficile de dire si ces buts avaient ébranlé Darling à ce moment-là, puisqu'il a joué un match presque parfait ensuite.

Après la rencontre, Darling était encore en colère de ne pas avoir stoppé le tir de Ribeiro. Il était prêt pour un puissant lancer, mais Ribeiro a en quelque sorte raté le sien. «Une papillon qui n'est pas allée du tout où nous croyions l'un et l'autre qu'elle se retrouverait», explique Darling.

Une seconde plus tard, tout était oublié et Darling acquiesçait à la demande de journalistes désirant voir son masque, rempli de références à Chicago: les Blues Brothers, Portillo's Hot Dogs et Ferris Bueller. Avec un nouveau contrat de deux ans en poche, Darling croit bien qu'il sera utilisé plus souvent. Mais il ne se berce pas d'illusions: pour lui, Crawford est toujours le no 1.

«Je ferai n'importe quoi pour connaître le succès qu'il a connu jusqu'ici. Je ne peux dire à quel point j'apprends à le côtoyer chaque jour, a-t-il dit. Il déteste toujours que les gars le déjouent à l'entraînement.»

Les Predators ne comptent pas se mêler de ce qui pourrait bien devenir un beau dilemne pour l'entraîneur Joel Quenneville, qui a annoncé que Darling serait le partant pour le match no 4, disputé au United Center mardi, à compter de 21 h 30. Ils disent ne pas se soucier d'affronter l'un ou l'autre.

«Nous ne nous soucions que de notre club et sur l'obtention d'un plus grand nombre de lancers, a insisté Ribeiro. Ça ne change pas vraiment grand-chose qui se retrouve devant leur filet.»

Essayez de dire ça à Chicago.

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