Martin Brodeur zen dans la retraite

Martin Brodeur a été intronisé au Temple de... (Photo Olivier Jean, La Presse)

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Martin Brodeur a été intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ, hier soir.

Photo Olivier Jean, La Presse

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Pour les hockeyeurs de la LNH, la retraite fait parfois plus mal qu'un dur coup d'épaule le long des bandes. Les feux de la rampe s'éteignent, les cris de la foule se taisent et les anciennes stars se retrouvent du jour au lendemain à se demander à quoi elles pourraient bien occuper leurs journées.

Martin Brodeur, qui a été intronisé hier au Temple de la renommée de la LHJMQ, ne semble pas être de ceux-là. Celui que beaucoup considèrent comme l'un des meilleurs gardiens de tous les temps, et qui a remporté trois fois la Coupe Stanley au cours de ses 21 saisons chez les Devils, se dit zen dans la retraite.

«Je me suis acharné pour avoir ma carrière, pour rester dans la Ligue nationale pendant toutes ces années. Maintenant, je peux prendre mon temps. Je viens juste de prendre ma retraite», a expliqué Brodeur hier dans un hôtel du centre-ville de Montréal où il était honoré.

Sans contrat au début de la saison, Brodeur a reçu une offre des Blues de St. Louis avec qui il a disputé sept matchs. Puis il a décidé en janvier de raccrocher ses patins. Les Blues lui ont offert un poste de conseiller auprès du directeur général Doug Armstrong.

Que fera-t-il l'année prochaine? L'ancien gardien de 42 ans assure qu'il ne le sait pas, mais n'exclut pas de revenir dans le giron des Devils.

«C'est sûr qu'il va y avoir des conversations avec les Blues et peut-être aussi des conversations avec New Jersey, dit-il. Mais je ne suis pas pressé. Ça se peut même que je prenne une année de congé. Je vais écouter le monde, et si quelque chose m'intéresse, je vais le faire.»

Brodeur ne sait pas ce qui l'attend. Toutefois, il n'a jamais songé à quitter le hockey. «C'est ça que je voulais, rester dans le hockey. Je voulais embarquer le plus tôt possible. J'ai parlé à plusieurs joueurs qui ont pris leur retraite. Certains d'entre eux ont attendu deux, trois ans avant de faire le saut du côté management et ils ont eu de la misère à s'ajuster, explique Brodeur. Beaucoup m'ont dit: "Martin, si tu es capable d'embarquer tout de suite, fais-le." J'ai eu l'occasion de le faire à St. Louis et je ne l'ai pas laissée passer.»

Une répétition

L'intronisation de Brodeur au Temple de la renommée du hockey n'est qu'une question de temps. Il a pu vivre une répétition hier quand la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) l'a intronisé, aux côtés notamment de l'entraîneur du Canadien Michel Therrien.

«C'est un bel honneur. J'ai passé trois ans dans la LHJMQ. C'est vraiment cette ligue-là qui m'a permis de devenir le joueur que je suis devenu et même l'homme que je suis devenu.»

Son attachement pour cette Ligue n'a peut-être jamais été aussi manifeste qu'à l'automne dernier. À ce moment, Brodeur, sans contrat, sans équipe, était parti s'entraîner à Gatineau avec les Olympiques. Une façon de garder la forme parmi ces joueurs de 16 à 20 ans, dont son fils Anthony Brodeur, qui jouait alors avec l'équipe.

Vingt-cinq ans plus tôt, Brodeur avait entamé sa carrière junior avec le défunt Laser de Saint-Hyacinthe. «On n'avait pas de grosses équipes. On a fait les séries chaque année, mais on n'en a gagné qu'une seule. On avait une équipe de toughs. Ça se battait pas mal. Mais bon, ça faisait de l'action pour un gardien!»

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