Saku Koivu, une inspiration pour tous

Tomas Plekanec voue un profond respect à son... (Photo Ryan Remiorz, archives PC)

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Tomas Plekanec voue un profond respect à son ancien coéquipier Saku Koivu, à un qui un hommage sera rendu ce soir, avant le match contre les Ducks d'Anaheim.

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Tomas Plekanec se souvient très bien, à l'époque où il était jeune joueur, de la fois où il s'était retrouvé cochambreur de Saku Koivu.

«Je ne me rappelle plus à quel endroit c'était, ni pourquoi je m'étais retrouvé dans la même chambre, mais je me souviens très bien que je n'avais pas beaucoup dormi, a raconté Plekanec à La Presse. J'étais nerveux parce que je ne voulais pas le réveiller ou faire quoi que ce soit qui puisse le déranger. Mais en fin de compte, il avait été très bon pour moi...»

Le regard que portait jadis Plekanec sur Koivu témoigne du respect dont ce dernier a fait l'objet tout au long de sa carrière. D'ailleurs, aux yeux du défenseur Bryan Allen, c'est un «privilège» que d'avoir été son coéquipier.

Les quelques porte-couleurs actuels du Canadien qui l'ont côtoyé s'accordent à dire que l'ancien capitaine mérite pleinement l'hommage qui lui rendra ce soir, tout juste avant le match contre les Ducks d'Anaheim.

«On a tous de bons souvenirs de Saku, a dit le vétéran Andrei Markov. Il a été un véritable leader pour notre équipe. Il montrait l'exemple, il travaillait fort et jouait à 100% tous les soirs. Tout ce qu'il faisait était en fonction de l'équipe.»

La façon dont Koivu a vaincu le cancer a marqué tout le reste de sa carrière et orienté le regard de ceux qui le regardaient.

«Il avait toute une présence. C'était Saku Koivu», décrit Bryan Allen, qui est devenu son ami proche lorsqu'ils évoluaient ensemble à Anaheim.

«Tout le monde était au courant de son histoire et de ce qu'il avait traversé. Il menait par l'exemple, entre autres par son comportement à l'extérieur de la patinoire. Il traitait tout le monde avec le même égard: les plus jeunes, les plus vieux, les thérapeutes...»

Pour ceux qui étaient présents au Centre Molson, le 9 avril 2002, l'accueil des fans pour le retour au jeu de Capitaine Courage dépassait l'entendement.

«C'est un souvenir que je vais conserver pour le reste de ma vie, a dit Markov. Tout le monde savait à quel point sa bataille avait été dure.»

Michel Therrien s'est dit flatté d'avoir été identifié par Koivu comme l'entraîneur-chef ayant su le mieux soutirer le maximum de ses performances. Il se souvient lui aussi d'une ambiance toute spéciale ce soir-là.

«On avait tous beaucoup d'émotion et c'était difficile de retenir nos larmes, a dit Therrien. Je n'avais même pas été capable de prendre place derrière le banc, j'avais dû rester dans le vestiaire.

«Ç'a été une source de motivation pour tout le monde. Ça faisait trois ans que l'équipe n'avait pas fait les séries et il a été une inspiration pour tout le groupe.»

Un grand capitaine

Max Pacioretty a côtoyé Koivu le temps de 34 matchs durant la saison 2008-2009, sa toute première dans la LNH.

«Il a été mon premier contact avec ce que pouvait être - à mes yeux, du moins - une légende pour cette équipe et pour la ville», a soutenu l'attaquant américain.

«L'adversité qu'il a traversée, avant de redevenir un bon leader, un bon joueur et quelqu'un qui redonne autant à la communauté, c'est surtout ça que je retiens de lui. Je n'étais pas là au moment de son retour au jeu en 2002 pour voir comment il se comportait. Mais je l'ai côtoyé ici et j'ai pu voir à quel point c'était un individu fort et un bon leader, et c'est quelque chose qui va me rester.»

Therrien a souligné que d'avoir pu jouer pendant 18 saisons et dépasser le cap des 1100 matchs était particulièrement impressionnant de la part d'un joueur qui a traversé autant d'embûches.

«Ç'a été un grand capitaine par sa détermination et son approche professionnelle, a encore dit l'entraîneur-chef. On veut d'un capitaine qu'il démontre de la rigueur au travail et une bonne discipline de vie. Saku avait tout ça.»

Un exemple de courage, oui, et un exemple de professionnalisme aussi. Mais aussi un joueur dont la production offensive n'a peut-être pas été souligné à sa juste valeur.

«C'est le dixième marqueur du Canadien dans l'histoire, ce n'est pas banal comme exploit, surtout compte tenu de tous les grands joueurs qui ont joué ici», a relevé Pierre-Alexandre Parenteau, qui a identifié Koivu comme l'un de ses joueurs préférés quand il était jeune.

Pour Plekanec, qui est devenu après le départ de Koivu le meilleur centre dans les deux sens de la patinoire du Canadien, l'ancien numéro 11 était une sorte de modèle.

«Je m'inspirais vraiment de lui, autant dans sa façon de se préparer que dans sa façon de jouer, dit le centre tchèque. Sans dire qu'il a été un mentor, disons que je l'ai observé de près.»

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