L'espoir renaît chez les Jets

Les Jets de Winnipeg sont invaincus à leurs... (Photo Adam Hunger, USA Today Sports)

Agrandir

Les Jets de Winnipeg sont invaincus à leurs trois derniers matchs et à cinq de leur six derniers.

Photo Adam Hunger, USA Today Sports

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le directeur général des Jets de Winnipeg, Kevin Cheveldayoff, a reçu une volée de bois vert récemment dans les médias du Manitoba pour son inaction.

Cheveldayoff n'a effectué aucune transaction importante depuis son entrée en poste, en 2011; trois exclusions des séries éliminatoires en autant de saisons et un départ atroce cette année n'ont rien fait pour atténuer la colère des fans.

Mais, lentement, l'espoir renaît chez les Jets. Invaincus à leurs trois derniers matchs et à cinq de leur six derniers, ils ont grimpé au huitième rang dans l'Ouest, et le patron peut souffler un peu.

«Il n'est peut-être pas actif au sens où les partisans l'entendent, mais c'est un DG qui a une vision, confie l'entraîneur adjoint de l'équipe, Pascal Vincent. Il a un plan et il a l'audace et la patience de s'en tenir à son plan. Il a toujours affirmé qu'il voulait un club qui connaîtra du succès à long terme en repêchant bien et en développant les jeunes, et il n'a jamais cherché des solutions à court terme.

«Cette patience commence à rapporter. Nous avons l'un des trois clubs les plus jeunes de la LNH. Deux de nos quatre joueurs de centre, Mark Scheifele et Adam Lowry, ont 21 ans. Bryan Little n'est pas très vieux lui non plus. En défense, Jacob Trouba a 21 ans. Evander Kane est encore très jeune. Nos espoirs Nick Petan et Nikolaj Ehlers se développent bien dans les rangs juniors.»

Winnipeg n'est pas très puissant offensivement, mais le club a raffermi sa défense et vient au huitième rang de la LNH au chapitre des buts accordés par match.

«On travaille beaucoup sur notre structure défensive, mentionne Pascal Vincent, qui a survécu au congédiement de l'entraîneur Claude Noel, l'an dernier. Nous avons apporté les ajustements nécessaires dernièrement après avoir fait des évaluations générales et spécifiques de notre équipe. Notre structure collective entend mettre en relief nos principaux atouts, qui sont notre vitesse et notre gabarit.»

Les Andrew Ladd, Blake Wheeler, Bryan Little ne sont pas de grandes vedettes offensives, mais ils jouent bien défensivement et appuient convenablement la défense, composée de Tobias Enstrom, Zach Bogosian, Jacob Trouba et compagnie.

«Notre jeu collectif nous permet de gagner des matchs. On répond aussi beaucoup mieux quand les parties sont serrées. Notre noyau vieillit et gagne en maturité. Ça fait une différence comparativement aux autres années.»

Byfuglien comme attaquant

On a aussi finalement trouvé le bon rôle pour le colosse de 6 pi 5 po et 265 lb Dustin Byfuglien, désormais un attaquant en priorité. Il a seulement quatre points en 13 matchs, mais son apport est essentiel, estime Pascal Vincent.

«On l'utilise comme attaquant de puissance avec Mathieu Perreault et Adam Lowry, et c'est un trio très difficile à affronter. Sa lecture du jeu est extraordinaire. Il peut lire et réagir avant les autres et ainsi créer des chances de marquer. Il aurait pu avoir six buts à sa fiche depuis le début de la saison. Et quand nous sommes dans des situations spécifiques, on peut l'utiliser à la pointe, devant le filet ou en bas de zone. Il accepte ce défi de façon très positive, il n'a jamais été aussi impliqué émotivement depuis que je le connais.»

Evander Kane a un seul point en cinq matchs depuis son retour au jeu, et ce quatrième choix au total en 2009 est toujours au coeur de rumeurs de transactions, mais Pascal Vincent demeure son plus grand défenseur.

«J'ai toujours eu un faible pour Evander. On a vraiment une bonne relation. Je le côtoie tous les jours et je travaille fort avec lui. Sa volonté de réussir est phénoménale. Sa génétique est extraordinaire, mais sa force morale l'est tout autant. Je ne comprends pas cette perception que les gens peuvent avoir de lui à l'extérieur. Ça ne reflète pas la réalité. On est tous uniques dans nos façons de gérer le succès, il est certainement unique, mais il vieillit comme tout le monde et il gagne en maturité. C'est un joueur apprécié, respecté, mais il communique désormais encore mieux.»

Le plan de Kevin Cheveldayoff suit peut-être l'échéancier prévu, mais les fans de Winnipeg n'accepteront sans doute pas très bien une quatrième exclusion consécutive des séries. Puisse le positivisme de Pascal Vincent continuer de déteindre sur son entourage.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer