La patience de Peter Budaj

Qui secondera Carey Price cette saison? Dustin Tokarski... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Qui secondera Carey Price cette saison? Dustin Tokarski ou Peter Budaj?

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Pendant que Carey Price se prépare à affronter les Blackhawks, ce soir à Chicago, Peter Budaj attend patiemment son seul départ du camp d'entraînement.

Le gardien slovaque a défendu le filet du Tricolore durant une demi-rencontre, jeudi soir dernier contre l'Avalanche du Colorado, et profitera d'un match complet vendredi contre les Sénateurs à Ottawa.

C'est bien peu d'action pour convaincre son entraîneur-chef qu'il peut de nouveau lui faire confiance et qu'il est le meilleur homme pour seconder Carey Price.

«Vous me connaissez: je suis un pro, je vais continuer de travailler, je vais fermer ma gueule et poursuivre ma route, a indiqué hier le gardien de 31 ans. Je vais laisser mes actions montrer que je suis encore un bon gardien.

«Il n'y a pas un gardien qui s'est amélioré en se plaignant ou en étant arrogant.»

Budaj affirme qu'il évite de se laisser distraire par cette fameuse bataille. Qu'il ait ou non à lutter pour un poste, la nature du travail exige de toute façon qu'il fasse de son mieux soir après soir.

«Ce sont la préparation et la confiance en nos habiletés qui nous font progresser. J'ai été élevé par mes parents à faire ce qui m'était demandé et à travailler fort.

«J'ai ma fierté, oui, mais je suis un coéquipier avant toute chose.»

Quel genre de second?

Réclamer ceci ou cela, bougonner dans son coin ou en mener plus large qu'il ne le faut sont autant de pièges dans lesquels les gardiens substituts sont susceptibles de tomber. Souvent, c'est une question de compréhension et d'acceptation de son sort.

Budaj n'a pas ce problème-là. Il comprend ce que ça implique, en plein milieu de la saison, de maintenir la machine à fond et de faire des heures supplémentaires à l'entraînement pour aider à la préparation de ses coéquipiers.

Le fait qu'il accepte ce rôle est l'un des principaux atouts qui jouent en sa faveur dans la bataille qui l'oppose à Dustin Tokarski pour le poste de gardien substitut.

Michel Therrien a été séduit par le côté «gamer» de Tokarski, qui sait élever son niveau de jeu quand la situation le commande. Mais dans une réalité où le gardien numéro un accapare 80% des matchs, d'autres qualités doivent nécessairement être considérées.

En fait, la question que le Canadien doit se poser, c'est de savoir s'il choisira le second de Price en fonction du potentiel qu'il laisse miroiter ou de sa capacité à composer avec les aléas du poste de substitut.

Selon ce qui sera mis en priorité, la réponse risque de ne pas être la même.

Une décision déchirante

Le seul match complet de Tokarski au camp d'entraînement lui a permis de briller de façon inattendue. On le croyait envoyé dans la fosse aux lions, vendredi soir dernier au Colisée Pepsi de Québec, devant une formation aguerrie de l'Avalanche. Mais il s'est fort bien acquitté de sa tâche et a contribué à éviter la dégelée anticipée.

Il reste à voir si ce sera suffisant pour avoir pris la position de tête. Le fardeau de la preuve est désormais dans les mains de Budaj, qui serait mal avisé d'avoir une contre-performance vendredi soir à Ottawa.

«On aura des décisions déchirantes à prendre à quelques positions, entre autres au poste de gardien, convient Michel Therrien. J'ai bien aimé ce que j'ai vu de Tokarski lorsqu'il a joué un match complet à Québec. Carey a besoin de trois matchs, de sorte qu'il jouera (aujourd'hui) à Chicago, mais Peter aura lui aussi l'opportunité de jouer un match complet.

«Nous sommes satisfaits de nos gardiens depuis le début du camp. Ce sont des décisions difficiles à prendre, mais elles seront prises pour le bien de l'équipe.»

Therrien a réitéré hier que les performances demeuraient le principal critère d'évaluation. Mais compte tenu du fait que Budaj et Tokarski n'auront eu chacun qu'un match et demi pour se faire valoir au camp, l'attitude à l'entraînement, l'ardeur au travail et la concentration font-elles aussi partie des «performances»?

«C'est une bonne question», a lâché l'entraîneur en évitant une réponse compromettante.

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