Lars Eller rêve encore

Lars Eller... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Lars Eller

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(COPENHAGUE) Dans sa maison de Copenhague, Olaf Eller conserve une carte que lui avait offerte son fils quand il avait 10 ans. Lars et ses camarades devaient inscrire leur plus grand rêve sur une feuille de papier. Le petit Danois avait écrit en grosses lettres: «Jouer dans la Ligue nationale de hockey.»

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Olaf Eller, le père de Lars Eller 

Photo Gabriel Béland, La Presse

Il était le seul de sa classe. Dans un pays où le soccer et le handball sont rois, peu croyaient que Lars réaliserait son rêve. Lui non plus, à vrai dire.

«Récemment, Lars m'a dit qu'enfant, il en parlait, il en rêvait, mais qu'il n'y a pas vraiment cru tout de suite, explique le père de l'attaquant. Il y a cru à 16 ans quand il est parti jouer en Suède et que soudainement s'est mise à tourner autour de lui une nuée de dépisteurs. Là, seulement là, il a commencé à y croire.»

Et Lars Eller y est finalement arrivé. Son contrat de quatre ans avec le Canadien fait de lui un joueur établi dans la LNH. Les autres Danois qui peuvent en dire autant se comptent sur les doigts d'une main.

«C'est un rêve qui se réalise. Je ne pourrais pas être plus heureux pour lui», lance Olaf Eller, rencontré la semaine dernière dans son bureau de Copenhague.

Son rêve est réalisé. Mais ce n'est que le début de la route pour Lars Eller. Son père et lui ont eu des discussions récemment. Lars a déjà «une prochaine étape en tête». Quelle est-elle? Olaf Eller pense que son fils peut passer à la deuxième vitesse.

«Lars peut être meilleur. La prochaine étape pour lui est d'être constant. Il doit pouvoir jouer une saison entière aussi bien que lors de la saison écourtée de 2013. Il doit pouvoir jouer pendant 82 matchs aussi bien qu'au début de la saison dernière. C'est ça, sa prochaine étape. Il devra avoir la force mentale de jouer à ce niveau pendant presque 100 matchs.»

La saison dernière, Eller a eu une récolte décevante de 26 points en 77 matchs. Mais lors de la saison écourtée de 2012-2013, il avait amassé 30 points en 46 parties. S'il parvenait à soutenir le même rythme pendant 82 matchs, il afficherait 53 points au compteur. Une telle récolte l'aurait placé au deuxième rang des marqueurs du Canadien la saison dernière, juste derrière Max Pacioretty et ses 60 points. Au lieu de cela, il a terminé au neuvième rang.

«La constance est la principale chose que je veux améliorer, admet l'attaquant, rencontré mardi. Mais j'ai terminé la saison en force, et ça me donne confiance. Je pense que c'est possible.»

La résilience

Lars Eller a gagné le coeur de plusieurs amateurs du Canadien au cours des dernières années grâce à son jeu inspiré. Mais d'autres ne sont toujours pas convaincus de la justesse de cette fameuse transaction de juin 2010, qui a envoyé Jaroslav Halak aux Blues.

Lars Eller travaille fort pour convaincre ces derniers réfractaires. «Ce contrat n'a rien changé à ses habitudes, note Olaf Eller. Il a passé les dernières semaines au Danemark entouré de ses amis et de sa famille. Pourtant, il est tout le temps au gym et n'a rien changé à sa routine.»

Mais passer au prochain niveau ne sera pas évident. Lars Eller réussira-t-il à trouver cette «force mentale» pour être au sommet de sa forme toute la saison? Son père n'en doute pas un instant.

Olaf Eller rappelle que le parcours de l'attaquant de 25 ans a été parsemé d'embûches. Il énumère les blessures subies par le joueur au fil des ans. L'été de son repêchage, il s'est cassé une main. Puis ont suivi deux blessures à une épaule.

«C'étaient de sacrées grosses blessures. Mais il est toujours revenu.»

À 13 ans, il a subi une fracture au dos. «Je n'ai pas joué au hockey pendant six mois. J'avais de la misère à marcher. Pendant six mois, je devais m'asseoir chaque jour pendant des heures sur un ballon d'exercice», raconte Lars Eller.

Ces obstacles lui rappellent aujourd'hui la chance qu'il a de s'être rendu où il est. «J'y pense tous les jours», dit-il.

«Parfois, je repense à il y a 10 ou 15 ans, à mes espoirs et à mes rêves d'enfant. D'être où je suis rendu aujourd'hui, c'était mon rêve le plus fou, explique Lars Eller. Pour dire vrai, je pense même que mes rêves n'étaient pas aussi fous...»

Ce rêve inscrit sur un bout de papier à l'âge de 10 ans, Lars Eller l'a réalisé. Le contrat que le Canadien vient de lui accorder en est la preuve. Mais son histoire ne s'arrête pas là. Il veut devenir plus fort, meilleur. À 25 ans, Lars Eller rêve encore.

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