L'échange de Tyler Seguin fait encore jaser

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«Je pense que je ne ferai jamais taire les critiques», a déclaré le directeur général des Bruins de Boston, Peter Chiarelli, au sujet de l'échange de Tyler Seguin.

Photo Steven Senne, archives PC

(Boston) Les Bruins de Boston ont remporté le trophée du Président cette saison en marquant 258 buts, soit la troisième récolte de la LNH et la meilleure de l'Association de l'Est.

Malgré cela, les critiques entourant l'échange de Tyler Seguin n'ont jamais complètement disparu.

En effet, la production du centre de 22 ans - 37 buts et 84 points - dans l'uniforme des Stars de Dallas équivaut à celle des deux principaux joueurs obtenus dans la transaction, soit Loui Eriksson et Reilly Smith. À eux deux, ils ont récolté 30 buts et 88 points.

Après avoir échangé Phil Kessel en septembre 2009, les Bruins se sont départis d'un autre jeune joueur de talent, et il a fallu que la tenue de l'équipe soit irréprochable en fin de saison pour calmer une grogne qui ne semblait pas vouloir s'éteindre.

«Je pense que je ne ferai jamais taire les critiques», a dit en soupirant le directeur général Peter Chiarelli lors d'une conférence de presse précédant la série contre le Canadien.

À l'âge de 20 ans, Seguin avait terminé en tête des marqueurs des Bruins et s'était vu offrir une lucrative prolongation de contrat de six ans. Mais la saison sans lustre qu'il a connue ensuite, son rendement décevant en séries et un comportement hors glace qui dérangeait les Bruins ont incité Chiarelli à orchestrer une transaction à sept joueurs.

«Tyler était un joueur rapide, mais nous avons obtenu deux bons joueurs et deux autres qui se grefferont à notre équipe d'ici quelques années, a plaidé le DG des Bruins. En construisant une équipe, il faut prendre des décisions. Il y a des décisions de plafond salarial, des décisions de personnalité, et à quelle position un joueur va jouer. Tout cela entre en ligne de compte.

«Mais je vais continuer à répondre aux questions à propos de Seguin comme je continue de répondre à celles concernant l'échange de Kessel...»

De toute façon, il y a une question à laquelle Chiarelli ne pourra jamais répondre, car elle est hypothétique: à quel point les Bruins seraient meilleurs s'ils avaient gardé Seguin et que ce dernier avait inscrit 84 points avec eux?

Reilly Smith a fait bondir les partisans de... (Photo Charles Krupa, AP) - image 2.0

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Reilly Smith a fait bondir les partisans de Boston de leur siège, samedi, en marquant le quatrième but des Bruins.

Photo Charles Krupa, AP

Une année de rêve pour Reilly Smith

Reilly Smith, qui a inscrit le but vainqueur dans le deuxième match contre le Canadien, admet que les succès de Seguin à Dallas ont ajouté à la pression.

«Absolument. Je n'y pense pas souvent, mais on veut faire de notre mieux pour l'équipe qui est allée nous chercher.»

À 23 ans, Smith en est à sa première saison complète dans la LNH. Lui qui convoitait un poste à Dallas, il a dû se tailler une place au sein d'une formation offrant beaucoup plus de profondeur.

Non seulement a-t-il fait sa niche, mais encore il joue aux côtés de Patrice Bergeron!

«Je n'aurais jamais imaginé cela avant le début de la saison, a admis Smith, auteur de 20 buts et 51 points cette saison. C'est le genre d'occasion qu'on ne doit pas gaspiller. Bergeron est un excellent joueur et j'essaie d'être comme une éponge pour en apprendre le plus possible en le côtoyant.»

Être ailier dans l'un des deux premiers trios est un rôle que les Bruins entendaient sûrement confier à Loui Eriksson et non à Smith. Or, l'ancien franc-tireur des Stars a subi deux commotions cérébrales en l'espace de 45 jours, a raté plus de 20 matchs cette saison et a mis du temps à s'ajuster au système de jeu des Bruins.

«Mon rôle est un peu différent cette année, mais je suis heureux là où je suis», a noté le Suédois de 28 ans en faisant allusion à son rôle dans le troisième trio.

«C'est plus important de gagner des matchs que de marquer des buts.»

Le style des Bruins

Les Bruins font valoir qu'ils ont mis la main sur deux joueurs efficaces dans les deux sens de la patinoire, deux joueurs intenses qui utilisent bien leur bâton et sont toujours en train de récupérer des rondelles.

On l'a vu sur le but de Smith, samedi. Son acharnement en repli défensif a forcé Brendan Gallagher à commettre un revirement. Et une fois rendu en zone des Bruins, il s'est offert en option de passe pour son coéquipier Torey Krug.

«Ces gars-là jouent notre style de jeu», a résumé Peter Chiarelli.

Au final, l'entraîneur-chef Claude Julien parle d'une transaction qui a été bonne pour les deux équipes.

«Il faut reconnaître du mérite à Tyler, qui a connu une très bonne saison, a convenu Julien. Même s'il a quitté Boston, on n'a jamais dit que ce n'était pas un bon joueur de hockey.

«On est très contents de Loui, qui semble avoir retrouvé son jeu maintenant que les blessures sont derrière lui. Quant à Smith, pour un joueur de première année, on n'aurait pas pu en demander plus.»

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C'est la faute des médias...

On avance souvent que les Bruins de Boston se plaignent pour un oui ou pour un non et que lorsqu'il s'agit du Canadien, ils trouvent que les joueurs embellissent leurs chutes pour provoquer des pénalités.

Mais selon David Krejci, ces critiques émanent surtout des médias de Boston, et non de l'équipe. «Ce sont davantage les médias qui parlent de ces choses, nous a-t-il dit.

«En général, nos jugements sur les autres équipes, on les garde dans le vestiaire et on ne les partage pas. Mais les médias nous posent des questions à propos des réactions exagérées ou d'autres sujets, et on essaie juste de fournir des réponses...»

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À l'aise chez l'adversaire

Aucune équipe n'a marqué plus de buts à l'étranger que les Bruins cette saison (130). Et aucune autre équipe de l'Association de l'Est n'a récolté plus de points qu'eux sur les patinoires adverses. Comment se fait-il que les Bruins aient autant de succès à l'étranger?

«On approche les matchs de la même façon et on garde notre concentration sur notre plan de match, a répondu Claude Julien. On ne se laisse pas déranger par des facteurs extérieurs. C'est ce que font les équipes avec beaucoup d'expérience.»

Les Bruins entendent mettre à profit cette expérience dès ce soir au Centre Bell.




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