Gazouillis et controverse à Edmonton

Le gardien Ben Scrivens se prépare à recevoir... (Photo Marilyn Indahl, Usa Today Sports)

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Le gardien Ben Scrivens se prépare à recevoir un tir de l'attaquant Stéphane Veilleux, du Wild du Minnesota. À son premier match dans l'uniforme des Oilers jeudi, il a subi un revers de 4-1.

Photo Marilyn Indahl, Usa Today Sports

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Le gardien des Oilers d'Edmonton, Ben Scrivens, avait à peine arrêté ses premières rondelles dans son nouvel uniforme qu'il était engagé dans une guerre de mots sur Twitter avec un journaliste du Sun d'Edmonton, hier.

Bienvenue dans la réalité socio-sportivo-médiatique du 21e siècle...

Sans doute pour amuser ses lecteurs, le chroniqueur Anthony Vasquez-Peddie a colligé tous les gazouillis de madame Scrivens dans lesquels elle vante le climat de la Californie, d'où elle est originaire, comparativement aux rigueurs du climat canadien, où elle a habité pendant quelques années (Toronto) lorsque son homme jouait pour les Maple Leafs.

«La grande perdante de cet échange avec les Kings de Los Angeles est probablement Jenny Scrivens, écrit Vasquez-Peddie. Ben, originaire de Spruce Grove, en Alberta, a l'habitude de nos froids hivers. Jenny, originaire de la Californie, ne l'est clairement pas... si l'on se fie à ce qu'elle a écrit sur Twitter. Elle ne pouvait être plus heureuse quand son mari a été échangé de Toronto à Los Angeles. Désormais, elle devra composer à nouveau avec des choses horribles comme l'automne, la neige, la glace.»

Domaine public

Le gardien des Oilers, battu 4-1 à son premier match, n'a pas tardé à réagir sur Twitter en s'adressant au journaliste.

«Quelle grande classe que de fouiller sur le compte Twitter de ma femme pour la faire passer pour quelqu'un qui n'aime pas Edmonton. Et ceux qui ont commenté ne sont pas mieux. La traiter de paresseuse parce qu'elle n'est pas encore ici, alors qu'elle ne peut quitter son emploi à temps plein en Californie, j'en suis gêné. Quelle belle façon de nous souhaiter la bienvenue...»

Les médias vont-ils trop loin en scrutant à la loupe les gazouillis des épouses des joueurs?

«Je vois mal comment on peut accuser ici le journaliste d'une faute professionnelle puisque Twitter et Facebook sont du domaine public», réagit le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Pierre Craig.

«On ne parle pas ici du scandale du journal News of the World, qui a piraté des boîtes vocales en Angleterre, mais d'un journaliste qui a accédé à un contenu du domaine public, poursuit celui qui est aussi animateur et journaliste à Radio-Canada. Les gens doivent être prudents quand ils écrivent sur Twitter. Ce n'est pas comme envoyer un courriel à des amis. Tout le monde peut y avoir accès.»

Controverses

L'automne dernier, la joueuse de tennis québécoise Aleksandra Wozniak s'est retrouvée au centre d'une controverse lorsqu'elle a critiqué vertement le Canadien de Montréal sur Twitter à la suite du renvoi dans les mineures de son copain Louis Leblanc.

Plus récemment, le maire de Montréal, Denis Coderre, a fait réagir en suggérant à l'équipe de renvoyer David Desharnais dans les mineures.

«Denis Coderre n'a d'ailleurs pas protesté, mentionne Pierre Craig. Il savait bien que son commentaire s'était retrouvé sur une tribune publique.»

Comme par hasard, les joueurs du Canadien de Montréal ont été convoqués lundi à une session de formation sur les relations avec les médias, de façon à mieux gérer l'attention médiatique, mais aussi pour leur permettre d'éviter certains pièges qui peuvent désormais les guetter dans le monde des médias sociaux.

Facebook et Twitter

«Nous tentons de tenir de telles sessions chaque année, mais cette fois, nous pouvions compter sur une sommité dans le domaine, Kevin Sullivan, qui a travaillé avec de nombreuses équipes de la NFL, du baseball majeur et de la LNH, et qui est l'ancien chef des communications à la Maison-Blanche», a confié hier Donald Beauchamp, VP communications du CH.

Il a entre autres été question de Facebook et de Twitter, pour les joueurs comme pour les membres de leur entourage.

«Nos joueurs sont quand même déjà bien sensibilisés, dit Donald Beauchamp. On vit désormais dans un monde où la nouvelle est instantanée. Les médias ont leurs propres plateformes et c'est important qu'on guide nos athlètes. Nos joueurs savent qu'à chaque apparition en public, ils sont exposés à des cellulaires, à des appareils photo, que chaque commentaire sur les réseaux sociaux est du domaine public. Ils y sont actifs, mais réussissent à éviter de se mettre dans des positions embarrassantes.»

En passant, le thermomètre indiquait 6 beaux degrés Celsius à Edmonton hier après-midi. On est loin des 26 degrés Celsius de LosAngeles, mais quand même...




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