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Les déclarations de Pacioretty n'impressionnent guère le CH

Max Pacioretty domine la Ligue américaine avec 17... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Max Pacioretty domine la Ligue américaine avec 17 buts en 27 matchs.

Photo: André Pichette, La Presse

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Si Max Pacioretty souhaite passer toute la saison avec les Bulldogs de Hamilton, comme il l'a lancé à RDS mercredi, il prend les bons moyens.

L'attaquant américain en a remis lors d'un entretien à la station de radio Team 990, jeudi matin, à la veille du passage des Bulldogs pour un match au Centre Bell. Il a critiqué de manière à peine voilée l'entraîneur Jacques Martin, mais a aussi invoqué son développement pour dire qu'il préfère jouer sur un premier trio dans la Ligue américaine que sur un quatrième dans la LNH.

«J'ai entendu parler des problèmes du trio de Gomez et Gionta et si le Canadien pense que je pourrais remplir un rôle à leurs côtés, ce serait formidable, a confié Pacioretty.

«Mais s'il ne s'agit pas de ce genre de situation, je ne ressens pas le besoin d'être à Montréal. Le Canadien a suffisamment de joueurs de troisième ou quatrième trios.

«Si je comble un besoin au sein des deux premiers trios, ce serait la meilleure chose pour mon développement. Il faut juste que ce ne soit pas la fin du monde si je commets des erreurs. Que je ne sois pas immédiatement relégué au quatrième trio.

«J'aimerais avoir l'opportunité de rester sur mon trio et que l'entraîneur démontre un peu de confiance en moi, a ajouté Pacioretty. Mais si je suis pour jouer sur l'un des deux derniers trios, aussi bien être à Hamilton.»

Cet argumentaire trouvera peu de sympathisants dans le vestiaire du Canadien.

«C'est facile d'arriver au sommet de la montagne, mais c'est plus difficile d'y rester», a lancé Mathieu Darche, un vétéran qui se bat bec et ongles pour maintenir son poste dans la LNH.

«Un joueur peut se retrouver sur un quatrième trio, mais doit apprendre que les décisions ne sont pas toujours prises juste en fonction de lui.»

De Carbo à Martin

Pacioretty a démontré des signes encourageants à Hamilton avec trois buts et 12 passes en 10 rencontres.

«En 10 matchs, je ne pense pas m'être jamais développé autant, a affirmé Pacioretty à Team 990. (Randy Cunneyworth et Randy Ladouceur) me laissent jouer le style que j'ai toujours pratiqué. Dans le détour, les entraîneurs vont me dire ce que je fais de bien et ce que je peux faire mieux. C'est ce qui va aider ma confiance.

«C'est mieux que de faire une erreur et d'être cloué au banc ou encore rétrogradé sur le quatrième trio.»

Pacioretty a souvent répété, sans jamais nommer Jacques Martin, que les méthodes punitives de ce dernier ne l'avaient pas aidé.

Il a également tracé un parallèle avec le prédécesseur de Martin, Guy Carbonneau.

«Après mon premier rappel, Carbo m'avait donné toute la confiance au monde. Il m'avait placé en situation où je pouvais connaître du succès. J'en ai eu, et lorsque je n'en avais pas, il ne me punissait pas, il entretenait ma confiance et m'utilisait quand même passablement.

«L'an passé j'en ai arraché, car la situation était complètement différente.»

De tels propos n'ont impressionné personne dans l'entourage du Canadien.

«Ça ne vaut pas la peine de dire des choses de la sorte, estime Josh Gorges. Il ne faut jamais se brûler des ponts. Au cours d'une carrière, on ne sait jamais qui l'on va retrouver sur son chemin.»

La chance aux jeunes

L'ailier de 21 ans est un homme intelligent, déterminé à s'améliorer et à maintenir un bon niveau de confiance. Mais c'est à se demander quelle mouche l'a piqué pour qu'il y aille de tels commentaires.

En tout cas, ça en prendra plus pour ébranler Jacques Martin, qui se défend bien d'avoir puni Pacioretty pour ses erreurs, l'an dernier. Il lui a d'ailleurs octroyé un temps de glace (12:42) supérieur à celui dont a bénéficié Maxim Lapierre.

«C'est à l'entraîneur de décider où le joueur a besoin d'évoluer, a insisté Martin. Qu'il joue sur le premier ou le quatrième trio, tout joueur apporte sa contribution à un match. Mais souvent, les joueurs ne commencent pas sur l'un des deux premiers trios. Ils méritent d'abord la chance de se retrouver là.»

Mathieu Darche a tenu un discours semblable.

«J'ai joué avec plusieurs organisations et le Canadien n'est pas différent des autres pour ce qui est de donner la chance aux jeunes, a dit le Québécois.

«À ce que je sache, Lars Eller se retrouve sur un premier trio ce matin et il n'a pas 10 points en 10 matchs.»

Des points perdus

Martin a soutenu qu'il croyait fermement en Pacioretty, en sa vitesse et ses habiletés, et qu'il avait même milité en sa faveur, au terme du camp d'entraînement de 2009, pour le garder à Montréal.

«Il avait connu une bonne demi-saison avec Glen Metropolit et Travis Moen et ces trois-là avaient fait du bon travail. Mais le jeune avait besoin d'être mis dans des situations où il pouvait avoir du succès. L'organisation a décidé qu'il serait préférable pour lui de continuer son développement à Hamilton pour le reste de l'année.

«Malheureusement il s'est blessé.»

Les carences en offensives du Canadien pourraient ouvrir la porte au rappel d'un attaquant si Pierre Gauthier dénoue l'impasse qui subsiste à la ligne bleue avec huit défenseurs en santé.

Mais en émettant de tels propos, Pacioretty n'a certainement pas gagné de points auprès de ses patrons.

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