Mark Weightman: «On vend de l'espoir pour 2017»

Le président des Alouettes de Montréal, Mark Weightman.... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Le président des Alouettes de Montréal, Mark Weightman.

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Les Alouettes n'ont toujours pas décidé si Jacques Chapdelaine serait de retour comme entraîneur-chef la saison prochaine, mais il serait extrêmement étonnant que ce ne soit pas le cas. À moins d'un imprévu majeur, le Québécois sera de retour en 2017.

En entrevue avec La Presse, le président du club, Mark Weightman, a indiqué que la fiche des Alouettes à partir du moment où ils ont changé d'entraîneur ne ferait pas foi de tout, loin de là. Non seulement Chapdelaine est-il arrivé alors qu'il ne restait qu'un tiers de la saison à disputer, mais le calendrier de l'équipe dans la dernière ligne droite est particulièrement difficile.

«On est les premiers à le reconnaître et notre position à ce sujet n'a pas changé. Est-ce que ça voudra dire qu'il ne reviendra pas comme entraîneur-chef s'il termine avec une fiche de 1-5? Non, pas du tout. C'est son approche et la façon dont les choses seront menées que nous évaluerons. Il serait totalement injuste de le blâmer pour les défaites», a convenu Weightman.

Il serait étonnant que Jacques Chapdelaine ne soit... (Photo Robert Skinner, La Presse) - image 2.0

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Il serait étonnant que Jacques Chapdelaine ne soit pas de retour comme entraîneur-chef des Alouettes la saison prochaine.

Photo Robert Skinner, La Presse

«C'est comme si nous étions en plein vol et que le moteur devait être réparé. Jacques est le mécanicien, mais on n'a pas le temps d'atterrir pour démonter le moteur et le réparer. Il peut tenter de petites choses, mais c'est à la fin de la saison qu'on pourra atterrir. On ne peut pas s'attendre à ce qu'il fasse des miracles», a poursuivi Weightman.

Depuis le temps que les amateurs et les médias réclament un pilote francophone chez les Alouettes, vous imaginez le tollé qu'un changement d'entraîneur provoquerait?

« Nous en étions très conscients avant même la nomination de Jacques comme entraîneur par intérim», a avoué Weightman.

«La chose la plus sage à faire était d'attendre à la fin de la saison et de réévaluer les choses. On s'est engagés à évaluer correctement les autres candidats de l'équipe, aussi. On verra ensuite si notre choix en septembre est encore le bon à la mi-novembre.»

Un peu plus tard dans l'entrevue, Weightman a eu une réponse fort intéressante. Lorsque le journaliste de La Presse lui a demandé s'il n'était pas difficile de convaincre les partisans de renouveler leur abonnement de saison compte tenu de la mauvaise saison de l'équipe, Weightman a répondu ceci: 

«La saison dernière, on avait une fiche de 6-12 avec un choix impopulaire auprès de nos partisans au poste d'entraîneur-chef [Jim Popp]. Cette année, ce qu'on vend, c'est de l'espoir pour 2017. Si notre entraîneur-chef est populaire auprès des gens, ça aura un effet qui servira de contrepoids à notre fiche.»

Vous conviendrez qu'il est difficile de ne pas croire que Chapdelaine sera de retour sur les lignes de côté en 2017.

Une décision qui s'imposait

Un autre signe qui démontre la confiance des Alouettes envers Chapdelaine est la décision du club de montrer la porte à Duron Carter et à son cousin Kenny Stafford, il y a quelques jours. Une décision qui aurait dû être prise depuis un bon moment, selon bien des gens.

C'est Chapdelaine qui a décidé de se départir des deux receveurs. Jim Popp, lui, aurait probablement préféré les garder avec l'équipe. C'est du moins ce qu'il a fait lorsqu'il était l'entraîneur-chef, malgré la mauvaise attitude des deux joueurs.

«C'est une décision qui est revenue à l'entraîneur-chef, et c'est normal. Elle doit tout de même être endossée par le DG. C'est la façon dont ça devrait fonctionner. Si un entraîneur-chef prend une décision logique et qu'il réussit à convaincre le DG que c'est la bonne, je pense que le DG devrait l'endosser, même s'il n'est pas 100% d'accord avec celle-ci. C'est plate de devoir procéder à un tel changement à ce temps-ci de l'année, mais c'était nécessaire», a commenté Weightman.

«C'est l'une des raisons pour lesquelles on a procédé à un changement d'entraîneur-chef. Il y avait un manque au niveau de la discipline et dans la façon de faire les choses. Ce n'était pas cohérent avec la vision de notre organisation», a ajouté le Québécois.

Mieux définir les rôles

Weightman et les Alouettes ne savent pas si Popp demeurera le directeur général de l'équipe au terme de la saison. Le jeune président a tenu le même discours qu'Andrew Wetenhall, le fils du propriétaire.

«Pour l'instant, on veut le laisser reprendre son rôle de DG comme il doit le faire pendant la saison et replacer les choses. Il faudra réévaluer l'ensemble de l'oeuvre. On a quatre victoires.»

Que Popp soit de retour ou non, une chose est claire: les rôles de tout un chacun seront mieux définis à partir de maintenant. Autrement dit, le DG se concentrera sur son travail de DG, et laissera l'entraîneur-chef et le président faire le leur.

On peut reprocher beaucoup de choses aux Alouettes, mais c'est moins vrai dans le cas de Weightman. Les assistances ont diminué au stade Percival-Molson, certes, mais ça aurait pu être nettement pire compte tenu des déboires de l'équipe.

«Je ne veux pas dire que tout est rose, car ce n'est pas le cas. Mais la moyenne est quand même de 19 000 spectateurs par match, alors qu'il y en avait 20 000 lorsqu'on jouait à guichets fermés [avant l'agrandissement du stade]. On a eu des moyennes de 22 000, 23 000, 20 000, 21 000 au cours des dernières années. Je suis loin d'être satisfait et ça me préoccupe, comprenez-moi bien. Mais ce n'est pas aussi dramatique qu'on semble le croire », a tenu à préciser Weightman.

«Si je travaille dans le sport professionnel, c'est parce que je suis compétitif. Je veux gagner, et à tous les niveaux, que ce soit sur le terrain ou dans la vente de billets. Alors ce n'est pas agréable de perdre, surtout dans une ville comme Montréal. Ça vient me chercher. Mais on doit redoubler d'ardeur et changer les choses.»

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