Ainsi va Gronk, ainsi vont les Pats

Coqueluche des médias pour sa personnalité de collégien... (PHOTO WINSLOW TOWNSON, USA TODAY)

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Coqueluche des médias pour sa personnalité de collégien format géant, Rob Gronkowski sera au coeur des plans de l'attaque des Patriots - et risque de causer bien des maux de tête à la défense des Seahawks.

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(Phoenix) Si l'on tournait un film hollywoodien dont le personnage central serait un jeune joueur de football riche, beau garçon, et un peu frivole - un typique «jock», comme disent les Américains -, Rob Gronkowski serait le modèle parfait.

Toujours souriant, sauf lorsqu'il joue, l'ailier rapproché des Patriots de la Nouvelle-Angleterre aime la vie et en profite pleinement, au risque de déplaire à certaines personnes. Gronkowski a encore l'âme (et la maturité, diront certains) d'un collégien.

«Tout le monde est encore un collégien quelque part. Si on pouvait revenir en arrière pour une journée ou deux, qui ne le ferait pas? Mon petit frère est encore à l'université et j'aime toujours ça m'y rendre pour passer un week-end avec lui», a raconté hier, lors de la conférence de presse des Patriots à Chandler, en banlieue de Phoenix, celui que l'on surnomme le Gronk.

C'est justement dans l'État de John McCain que Gronkowski a joué son football universitaire. Après avoir marqué un total de 16 touchés lors de ses 2 premières saisons avec les Wildcats de l'Université de l'Arizona, en 2007 et 2008, il a raté toute la saison suivante en raison d'une blessure au dos.

«J'ai appris tellement de choses sur la vie en général ici! J'ai également appris sur le plan du football plusieurs choses qui m'ont permis d'atteindre les rangs professionnels. Tout a commencé à l'Université de l'Arizona. Je suis heureux d'être de retour ici pour le Super Bowl», a dit le joueur étoile.

À cause de sa blessure au dos et parce qu'une majorité de dépisteurs estimaient qu'il n'était pas un très bon receveur (croyez-le ou non), Gronkowski n'a été repêché qu'au deuxième tour, en 2010. Depuis ce temps, il a capté 339 passes pour 4838 verges et a inscrit 59 touchés en 71 matchs (incluant ceux en séries éliminatoires). Lorsqu'il est en santé, Gronkowski est peut-être le joueur le plus dominant de la NFL, et certainement le meilleur ailier rapproché.

«Il est très bon et plus robuste qu'un ailier rapproché typique. Il est combatif et il réussit souvent à se démarquer, ce qui n'est pas si simple lorsque vous êtes l'une des cibles préférées du quart-arrière. Il n'y a aucun joueur qui se compare à lui», a bien résumé le secondeur K.J. Wright, des Seahawks de Seattle.

«Il possède tous les attributs que l'on recherche chez un ailier rapproché de premier plan», a quant à lui affirmé Pete Carroll, qui sait fort bien que la première mission de sa défense sera de tenter de neutraliser Gronkowski dimanche.

«Ils [les Patriots] vont réussir à lui mettre le ballon entre les mains. Il s'agira de voir si ce sera efficace ou non. On essayera de faire un travail formidable contre lui, car si on n'y arrive pas, il pourrait contrôler le match», a ajouté l'entraîneur-chef des Seahawks.

Une plus grande appréciation

Le hic avec Gronkowski, c'est bien sûr qu'il est souvent blessé. Il a raté les matchs éliminatoires des Patriots lors des deux saisons précédentes et il était ennuyé par une blessure à une cheville lorsqu'ils ont disputé leur dernière finale, il y a trois ans. À quelques jours du 49e Super Bowl, Gronkowski est toutefois en pleine forme.

«Je me souviens que toutes les questions qu'on me posait la dernière fois [en 2012] portaient sur l'état de ma cheville. Toutes les quatre secondes, quelqu'un me demandait si ma cheville était correcte. C'est plaisant de pouvoir être un peu plus détendu et de pouvoir me concentrer sur les Seahawks, cette fois-ci.»

L'entraîneur-chef des Patriots, Bill Belichick, a dit plus tôt cette semaine que Gronkowski appréciait plus le football depuis qu'il avait subi ses nombreuses blessures. Le colosse de 6'6 est d'accord. «Il n'y a pas de doute. Lorsqu'on perd la possibilité de jouer dans l'espace d'une fraction de seconde, on apprécie beaucoup plus le sport et tout ce qui s'y rattache quand on revient au jeu.»

Gronkowski n'est pas du même moule que les autres joueurs qui ont joué ou qui jouent pour les Patriots et Belichick. Pas sûr que ce dernier endurerait les folies à l'extérieur du terrain de son ailier rapproché s'il n'était pas aussi bon. Mais ce n'est pas un hasard si les Patriots sont de retour au Super Bowl avec un Gronk en santé. On parle toujours de Belichick et de Tom Brady, mais depuis cinq ans, c'est probablement Gronkowski qui est le membre le plus important de l'équipe.

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