Super Bowl: le bref supplice de Lynch

Marshawn Lynch, des Seahawks de Seattle, a participé... (PHOTO KYLE TERADA, USA TODAY)

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Marshawn Lynch, des Seahawks de Seattle, a participé au «Media Day», hier, pendant cinq minutes!

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(PHOENIX) C'était la journée préférée de l'année de Marshawn Lynch, hier: le traditionnel «Media Day» !

On le sait, Lynch aimerait mieux se faire flageller pendant deux jours que de parler aux médias pendant une heure. Mais afin d'éviter une éventuelle amende salée de la NFL (500 000$, selon les rumeurs qui circulaient hier), le porteur de ballon des Seahawks de Seattle a fait acte de présence et a répété la même réponse aux 30 questions qui lui ont été adressées. «Je suis ici afin de ne pas être mis à l'amende», a-t-il dit pendant environ cinq minutes. Puis il est parti. Merci, bonsoir!

C'est cette apparition éclair de Lynch qui a retenu l'attention lors de la journée des médias, lui qui avait également «participé» à la rencontre à son corps défendant, l'année dernière. Sans surprise, tous les coéquipiers de Lynch qui ont été interrogés sur sa réticence à parler aux médias se sont portés à sa défense.

«Marshawn parle lorsqu'il veut parler. Il ne devrait pas être mis à l'amende pour ça. Notre travail, c'est de jouer au football, ce n'est pas de parler aux médias», a commenté le secondeur Bobby Wagner, opinion partagée par tous les joueurs des Seahawks.

Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Seahawks ont répondu aux questions des journalistes pendant environ une heure chacun. Généralement taciturne et concis, Bill Belichick était souriant pour le deuxième jour de suite! L'entraîneur des Patriots avait toutefois troqué son complet de la veille contre des sandales, un jeans et un chandail à capuchon...

Lorsqu'il a été questionné au sujet du «Deflategate», Belichick a emprunté une page du cahier de jeu de Lynch: «Je me concentre sur les Seahawks de Seattle.» Que pensez-vous de Katy Perry, qui assurera le spectacle de la mi-temps, coach? «Je me concentre sur les Seahawks de Seattle.»

Blount n'est pas intimidé

LeGarrette Blount a été l'un des joueurs les plus intéressants des conférences de presse d'hier. L'imposant demi offensif a notamment parlé de son séjour avec les Steelers de Pittsburgh, qui s'est terminé dans la controverse. Insatisfait de son temps d'utilisation, Blount a quitté le match de l'équipe au Tennessee avant qu'il ne se termine. Les Steelers l'ont mis à la porte le lendemain.

«Les choses n'ont pas fonctionné comme prévu. Je suis toutefois resté en bons termes avec des joueurs, dont Le'Veon Bell et Antonio Brown, ce qui prouve que les rumeurs disant que les joueurs de l'équipe étaient heureux que je sois congédié étaient fausses», a dit Blount, qui se réjouit bien entendu de la tournure des événements.

«Je suis très reconnaissant que les Patriots m'aient embauché pour la deuxième fois. C'est une organisation gagnante. On a le meilleur quart-arrière de la ligue et peut-être même de l'histoire, ce qui nous permet toujours d'avoir une chance de tout gagner.»

Après avoir lancé des fleurs à Tom Brady, Blount a encensé Belichick. «C'est un honneur de pouvoir jouer sous ses ordres. Il est le meilleur entraîneur de l'histoire.»

Blount a également eu de bons mots pour ses adversaies de dimanche. Mais il a ajouté quelques bémols.

«Marshawn Lynch est un excellent porteur de ballon et je l'adore, mais il n'est pas infaillible, a-t-il d'abord dit avant de parler de la défense des Seahawks. C'est la meilleure de la ligue, mais ça ne me dérange pas. Les Seahawks sont assez bons pour être au Super Bowl, comme nous, mais ils ne sont pas infaillibles. Ils peuvent être vaincus.»

Browner persiste et signe

Brandon Browner n'a pas changé de discours au sujet des blessures de ses anciens coéquipiers Richard Sherman et Earl Thomas. Lors d'une récente entrevue avec ESPN, le demi de coin des Patriots a dit qu'il avait suggéré à ses coéquipiers de frapper Sherman et Thomas afin d'aggraver leurs blessures à un coude et à une épaule.

«Ces joueurs sont comme mes frères et je sais qu'il n'y aura pas de rancoeur. Mais c'est comme dans tout autre match. Si un joueur se blesse à la cheville, vous voulez atterrir sur cette cheville lorsque vous le plaquez», a dit l'ancien porte-couleurs des Seahawks et des Stampeders de Calgary.

«Certains de mes commentaires peuvent vous sembler barbares, mais je ne suis pas médecin ou avocat. Je suis joueur de football», a ajouté Browner.

Dans le vestiaire

De la haine pour les médias

Marshawn Lynch n'est pas le seul joueur des Seahawks de Seattle qui n'apprécie pas les médias. Sans même avoir été questionné sur le sujet, l'ailier défensif Michael Bennett a clairement fait savoir ce qu'il pensait des journalistes en général. «Je déteste les médias. Ils font de la propagande et exagèrent tout le temps», a dit Bennett, qui a lancé une autre flèche aux travailleurs de l'information quelques minutes plus tard. Lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il estimait que la défense actuelle des Seahawks faisait partie des meilleures de l'histoire, Bennett a eu cette réponse: «Si les médias disent que c'est le cas, ça doit bien être vrai.»

Une proposition pour Goodell

Richard Sherman a fait des vagues, dimanche, en disant qu'il ne s'attendait pas à ce que les Patriots de la Nouvelle-Angleterre soient punis pour la controverse entourant les ballons dégonflés parce que le commissaire de la ligue, Roger Goodell, et le propriétaire des Patriots, Robert Kraft, sont des amis. Hier, le demi de coin des Seahawks y est allé d'une suggestion à Goodell. Selon Sherman, tous les dirigeants de la NFL, dont Goodell, devraient être obligés de répondre aux questions des journalistes une fois par semaine. On pourra savoir ce qu'en pense le commissaire lors de son allocution annuelle, vendredi.

La parité avant tout

Les Seahawks tenteront de devenir les premiers en 10 ans à remporter le Super Bowl deux années de suite, dimanche. «La NFL est construite pour favoriser la parité. Que ce soit le repêchage, le calendrier des équipes ou le plafond salarial, tout est en place afin de favoriser la parité. C'est difficile d'atteindre le Super Bowl et encore plus de le gagner. Alors d'y participer deux années de suite est un exploit en soi», a estimé Tom Brady, des Patriots.

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