Israël fait une entrée remarquée dans le baseball

Le lanceur Josh Zeid a célébré la victoire... (PHOTO Lee Jin-man, ASSOCIATED PRESS)

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Le lanceur Josh Zeid a célébré la victoire des siens face à la Corée du Sud, le 6 mars.

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Agence France-Presse
MODIIN

Si vous demandez à un Israélien où se trouve le terrain de baseball le plus proche, il haussera probablement les épaules. Mais les récentes prouesses de l'équipe nationale lors d'un tournoi majeur pourraient susciter l'engouement pour ce sport populaire outre-atlantique.

Pour sa première participation à la Classique mondiale de baseball (WBC), l'une des plus grandes compétitions internationales, Israël a créé la surprise en se hissant au deuxième tour, soulevant l'intérêt des médias locaux et internationaux.

« Aux États-Unis, nous sommes devenus la coqueluche de la WBC », s'enthousiasme la secrétaire générale de l'association israélienne de baseball, Margo Sugarman.

« Nous sommes en train de réaliser des performances dont tout le monde parle », se réjouit-elle.

Le pays, qui compte pourtant moins d'un millier de joueurs, a terrassé lundi à Séoul le poids lourd sud-coréen avant de s'imposer contre Taïwan et les Pays-Bas et de se qualifier pour le deuxième tour.

Dimanche, l'équipe affrontera notamment deux grandes nations du baseball, le Japon et Cuba.

Pour les médias, c'est « David contre Goliath », souligne Mme Sugarman.

Outre son entrée remarquable dans le tournoi, la sélection a fait parler d'elle car elle ne compte que deux citoyens israéliens, la majorité étant des juifs américains.

Étant éligibles à la nationalité israélienne, ces derniers sont autorisés à jouer dans l'équipe nationale par le règlement de la Classique mondiale.

La secrétaire générale balaie les critiques en rappelant que bien d'autres équipes comptent des Américains dans leurs rangs. « Le tournoi est fait ainsi, pour encourager les plus petites nations », explique-t-elle à l'AFP.

Élargir le public

Si elle espère profiter de l'audience offerte par la compétition, Mme Sugarman admet que le baseball n'en est qu'à ses débuts en Israël.

Son association existe depuis trois décennies mais le pays a pour la première fois envoyé une équipe à la Classique mondiale, organisée tous les quatre ans.

Les nombreux articles écrits depuis le début de la compétition n'ont pas encore créé de vague d'adhésions. Les matchs n'étant pas retransmis à la télévision, les amoureux de la batte sont forcés de suivre le tournoi sur internet.

À Modiin, une ville du centre d'Israël où vivent de nombreux Israéliens ayant immigré d'Amérique du Nord, les jeunes de l'équipe locale tentent de rivaliser avec leurs camarades de Jérusalem.

Sur la pelouse, le jeu se fait en anglais. Mais le coach David Edery espère que la compétition en cours permettra d'élargir le public.

« Beaucoup de mes amis qui ne connaissaient pas vraiment ce sport en ont entendu parler dans les médias israéliens », relève l'entraîneur.

Mais l'aventure heureuse de l'équipe nationale pourrait bientôt toucher à sa fin, selon certains commentateurs.

« Cuba et le Japon [qu'Israël rencontrera lors du deuxième tour] sont des poids lourds du baseball », explique Asaf Rothem, commentateur sportif sur Channel 5 pour qui l'équipe s'est hissée au plus haut niveau qu'elle pouvait atteindre.

La secrétaire générale n'est pas aussi pessimiste et espère que de ces performances naîtra un engouement pour le baseball.

« En créant de l'intérêt et en impliquant plus de gens, nous aurons peut-être dans quatre ans six ou sept joueurs israéliens dans l'équipe au lieu de deux » aujourd'hui.




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