Dernier tour de piste de Bud Selig

Bud Selig quittera son poste de commissaire du... (Photo Rick Scuteri, AP)

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Bud Selig quittera son poste de commissaire du baseball majeur, qu'il aura occupé pendant 22 ans, le 25 janvier.

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Bob Baum
Associated Press
Paradise Valley, Arizona

Bud Selig a conclu sa dernière réunion des propriétaires d'équipes à titre de commissaire après deux journées au cours desquelles il a été encensé au sujet de ses plus de 22 années passées à la tête du baseball majeur.

La réunion des propriétaires de jeudi a suivi un gala donné en l'honneur de Selig mercredi soir.

«Il y a eu beaucoup de beaux discours, a raconté Selig. J'ai été touché, on a raconté de belles histoires, j'ai été plus affecté que je pensais l'être. Je dois l'admettre. Ce fut une soirée magnifique.»

Âgé de 80 ans, Selig est devenu le président du conseil exécutif en 1992 après avoir aidé les propriétaires à forcer le commissaire Fay Vincent à démissionner. Même s'il a dit qu'il n'accepterait jamais cet emploi à temps plein, Selig a été élu commissaire en 1998. Quand il sera remplacé par Rob Manfred le 25 janvier prochain, Selig aura été responsable du baseball majeur pour la deuxième plus longue période de l'histoire derrière Kenesaw Mountain Landis, qui a été commissaire de 1920 à 1944.

Parmi les personnes qui ont pris la parole lors du gala, notons l'ancien sénateur George Mitchell, embauché par Selig pour superviser une enquête sur l'utilisation de produits dopants par les joueurs. Des journalistes se sont aussi adressés à la foule et c'est l'ancien joueur étoile Hank Aaron qui a introduit Selig.

Ils ont parlé des accomplissements de Selig, incluant la mise en place de tests antidopage et deux décennies sans conflit de travail après une période de huit arrêts de travail entre 1972 et 1995, ce qui a atteint son paroxysme en 1994 avec l'annulation de la Série mondiale.

Manfred a raconté que chaque orateur a souligné que «tout ce que Bud a accompli, il l'a fait grâce à son habileté à unir les 30 propriétaires».

Selig a noté que trois générations de propriétaires ont meublé son règne.

Même si certains propriétaires étaient opposés à la nomination de Manfred, Selig a déclaré que «la transition se fait de manière impeccable».

«Nous l'avons fait de la manière parfaite, a dit Selig. Avec classe et dignité, ce qui me rend heureux.»

Selig était à la tête du groupe qui a acheté les Pilots de Seattle en 1970, alors que l'équipe était en faillite, et les a déménagés à Milwaukee, où ils ont été renommés les Brewers. Il a été nommé chef du comité de négociations de travail avant de devenir commissaire.

«Quand j'ai pris le contrôle en 1992, la situation n'était pas idéale, a raconté Selig. En fait, il n'y a pas d'autres manières de le dire: c'était un gâchis. Mais je savais que si nous voulions aller de l'avant, nous devions le faire en étant uni.»

Sa première rencontre avec les propriétaires a eu lieu à St. Louis «et ce fut un désastre», a-t-il dit. «Tout le monde était en désaccord sur tout».

Son «projet à long terme» était donc d'unir les propriétaires afin de changer le fonctionnement du circuit.

«Les années 90 ont été difficiles, pour moi et pour tout le monde, a noté Selig. Mais je savais que nous devions faire ce que nous avions à faire. Le système ne fonctionnait pas. C'était un anachronisme. Je blaguais en disant que nous utilisions le même système qu'à l'époque du Ebbets Field et du Polo Ground. Et je n'exagérais pas tant que ça. Rien n'avait changé depuis les années 30 et tout le monde était malheureux.»

Alors que l'heure de la retraite approche, Selig a reçu plusieurs souvenirs.

«J'ai reçu des lettres de beaucoup de gens - des propriétaires, des directeurs généraux, des joueurs - au cours des quatre dernières semaines, a-t-il dit. J'en transporte quelques-unes avec moi. Elles me touchent beaucoup.»

Selig deviendra «commissaire émérite» plus tard ce mois-ci et le baseball majeur gardera son bureau intact à Milwaukee. Il ne sait pas exactement quel sera son rôle.

Il dit qu'il a recruté Doris Kearns Goodwin afin d'écrire son mémoire. Il est certain qu'il sera encore bien occupé.

«Je vais au bureau à tous les jours, a rappelé Selig. Et ça, ça ne changera pas.»

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