Le Kid n'est plus

  • Gary Carter avec les Expos en 1992. (Bernard Brault, La Presse)

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    Gary Carter avec les Expos en 1992.

    Bernard Brault, La Presse

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  • Gary Carter, entouré de jeunes partisans, au Stade olympique, en 1983. (Bernard Brault, La Presse)

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    Gary Carter, entouré de jeunes partisans, au Stade olympique, en 1983.

    Bernard Brault, La Presse

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  • Gary Carter lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball, à Cooperstown, le 27 juillet 2003. (Reuters)

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    Gary Carter lors de son intronisation au Temple de la renommée du baseball, à Cooperstown, le 27 juillet 2003.

    Reuters

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  • Gary Carter avec sa femme et ses trois enfants, lors du retrait de son numéro 8 par les Expos, en 1993. (Bernard Brault, La Presse)

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    Gary Carter avec sa femme et ses trois enfants, lors du retrait de son numéro 8 par les Expos, en 1993.

    Bernard Brault, La Presse

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  • Gary Carter célèbre avec Ray Knight après la victoire des Mets de New York dans le septième match de la Série mondiale, contre les Red Sox de Boston, en 1986. (AP)

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    Gary Carter célèbre avec Ray Knight après la victoire des Mets de New York dans le septième match de la Série mondiale, contre les Red Sox de Boston, en 1986.

    AP

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  • Gary Carter s'échauffe avant un match contre les Phillies de Philadelphie en 1980. (Denis Courville, La Presse)

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    Gary Carter s'échauffe avant un match contre les Phillies de Philadelphie en 1980.

    Denis Courville, La Presse

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  • Gary Carter s'amuse avec l'entraîneur des Expos Jim Fanning, en 1981. (Robert Nadon, La Presse)

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    Gary Carter s'amuse avec l'entraîneur des Expos Jim Fanning, en 1981.

    Robert Nadon, La Presse

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  • Gary Carter avec les Expos en 1992. (Bernard Brault, La Presse)

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    Gary Carter avec les Expos en 1992.

    Bernard Brault, La Presse

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  • Gary Carter durant une pratique au bâton, en 1977. (archives La Presse)

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    Gary Carter durant une pratique au bâton, en 1977.

    archives La Presse

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  • Gary Carter salue la foule du Stade olympique lors du dernier match de sa carrière, le 27 septembre 1992. (Bernard Brault, La Presse)

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    Gary Carter salue la foule du Stade olympique lors du dernier match de sa carrière, le 27 septembre 1992.

    Bernard Brault, La Presse

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  • Gary Carter et son épouse Sandy en 2010. (Reuters)

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    Gary Carter et son épouse Sandy en 2010.

    Reuters

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  • Gary Carter, des Mets de New York, retire le coureur Jim Rice, des Red Sox de Boston, durant la Série mondiale de 1986 remportée par les Mets. (AP)

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    Gary Carter, des Mets de New York, retire le coureur Jim Rice, des Red Sox de Boston, durant la Série mondiale de 1986 remportée par les Mets.

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  • Gary Carter montre la balle à l'arbitre après avoir retiré au marbre Jason Thompson, des Pirates de Pittsburgh, en 1983. (PC)

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    Gary Carter montre la balle à l'arbitre après avoir retiré au marbre Jason Thompson, des Pirates de Pittsburgh, en 1983.

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  • Gary Carter pose à côté d'une statue de bronze à son effigie durant une cérémonie en son honneur au Stade Shea de New York, en 2001. (Reuters)

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    Gary Carter pose à côté d'une statue de bronze à son effigie durant une cérémonie en son honneur au Stade Shea de New York, en 2001.

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  • Gary Carter célèbre après la conquête du titre de la division Est de la Ligue nationale par les Expos, contre les Mets de New York, au Stade Shea, en 1981. (Robert Nadon, La Presse)

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    Gary Carter célèbre après la conquête du titre de la division Est de la Ligue nationale par les Expos, contre les Mets de New York, au Stade Shea, en 1981.

    Robert Nadon, La Presse

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  • Gary Carter célèbre après avoir claqué un circuit contre les Giants de San Francisco, en 1983. (PC)

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    Gary Carter célèbre après avoir claqué un circuit contre les Giants de San Francisco, en 1983.

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  • Andre Dawson et Gary Carter ont mérité un gant d'or qui leur a été remis au cours d'une cérémonie d'avant-match au Stade olympique, en 1982. (Denis Courville, La Presse)

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    Andre Dawson et Gary Carter ont mérité un gant d'or qui leur a été remis au cours d'une cérémonie d'avant-match au Stade olympique, en 1982.

    Denis Courville, La Presse

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  • Gary Carter (à droite) avec l'entraîneur des Expos Gene Mauch, en 1975. (archives La Presse)

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    Gary Carter (à droite) avec l'entraîneur des Expos Gene Mauch, en 1975.

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  • Gary Carter (à droite) avec le lanceur Dan Schatzeder en 1977. (René Picard, La Presse)

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    Gary Carter (à droite) avec le lanceur Dan Schatzeder en 1977.

    René Picard, La Presse

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  • Gary Carter brandit une casquette des Expos de Montréal et une casquette des Mets de New York lors du match des étoiles du baseball majeur, au Yankee Stadium, en 2008. (Reuters)

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    Gary Carter brandit une casquette des Expos de Montréal et une casquette des Mets de New York lors du match des étoiles du baseball majeur, au Yankee Stadium, en 2008.

    Reuters

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  • Gary Carter et Andre Dawson en 1984. (Robert Mailloux, La Presse)

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    Gary Carter et Andre Dawson en 1984.

    Robert Mailloux, La Presse

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  • Gary Carter en discussion avec un arbitre, en 1975. (René Picard, La Presse)

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    Gary Carter en discussion avec un arbitre, en 1975.

    René Picard, La Presse

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  • Gary Carter bloque le marbre devant Gary Maddox, des Phillies de Philadelphie, en 1983. (Diane Cassivi, La Presse)

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    Gary Carter bloque le marbre devant Gary Maddox, des Phillies de Philadelphie, en 1983.

    Diane Cassivi, La Presse

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  • Gary Carter avec Wayne Gretzky en 1982. (Denis Courville, La Presse)

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    Gary Carter avec Wayne Gretzky en 1982.

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  • Gary Carter et le propriétaire des Expos, Charles Bronfman, en 1984. (archives La Presse)

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    Gary Carter et le propriétaire des Expos, Charles Bronfman, en 1984.

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  • Gary Carter, le premier joueur des Expos de Montréal à être admis au Temple de la renommée du baseball, effectue le premier lancer du match au Stade olympique lors d'une cérémonie en son honneur, le 2 août 2003. (Bernard Brault, La Presse)

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    Gary Carter, le premier joueur des Expos de Montréal à être admis au Temple de la renommée du baseball, effectue le premier lancer du match au Stade olympique lors d'une cérémonie en son honneur, le 2 août 2003.

    Bernard Brault, La Presse

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  • Gary Carter avec les Expos en 1977. (archives La Presse)

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    Gary Carter avec les Expos en 1977.

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  • Gary Carter reçoit une douche de champagne dans le vestiaire après que les Mets de New York eurent remporté le championnat, en 1986. (UPI)

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    Gary Carter reçoit une douche de champagne dans le vestiaire après que les Mets de New York eurent remporté le championnat, en 1986.

    UPI

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  • Deux légendes des Expos, Rusty Staub et Gary Carter, lors du match d'ouverture de l'équipe en 2001. (Bernard Brault, La Presse)

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    Deux légendes des Expos, Rusty Staub et Gary Carter, lors du match d'ouverture de l'équipe en 2001.

    Bernard Brault, La Presse

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  • Gary Carter fait une grimace à son ancien coéquipier Tony Perez, des Red Sox de Boston, en 1981. (UPC)

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    Gary Carter fait une grimace à son ancien coéquipier Tony Perez, des Red Sox de Boston, en 1981.

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  • Gary Carter contourne les sentiers après avoir claqué un circuit, en 1981. (Denis Courville, La Presse)

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    Gary Carter contourne les sentiers après avoir claqué un circuit, en 1981.

    Denis Courville, La Presse

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  • Gary Carter (à droite) célèbre avec Ken Griffey, des Reds de Cincinnati, après la victoire de la Ligue nationale au match des étoiles du baseball majeur, en 1980. (AP)

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    Gary Carter (à droite) célèbre avec Ken Griffey, des Reds de Cincinnati, après la victoire de la Ligue nationale au match des étoiles du baseball majeur, en 1980.

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Ce n'est peut-être pas le plus grand joueur, mais assurément la plus grande vedette de l'histoire des Expos qui vient de s'éteindre.

Le receveur Gary Carter, qui a marqué l'imaginaire de milliers d'amateurs de baseball du Québec dans les années 70 et 80, est décédé jeudi, à l'âge de 57 ans, des suites d'un cancer au cerveau.

Le Kid, comme on le surnommait, avait fait savoir en mai dernier qu'il souffrait de quatre tumeurs malignes inopérables au cerveau. Carter s'était soumis à des traitements de chimiothérapie afin d'en réduire la taille, mais de nouvelles tumeurs étaient apparues récemment.

«Il a été l'un des plus grands, sinon le plus grand joueur dans l'histoire des Expos en fonction du poste qu'il occupait. Car le poste de receveur est le plus important au sein d'une équipe», estime Jacques Doucet, qui a été descripteur des matchs des Expos à la radio de 1971 à 2004.

«Il a toujours eu la réputation d'un joueur qui était au rendez-vous, autant défensivement qu'offensivement, lorsque la situation le commandait.»

Voltigeur en attendant

Carter a été avec Johnny Bench le plus grand receveur de son époque. Il a d'ailleurs participé à 11 matchs des Étoiles durant sa carrière et a été au Temple de la Renommée en 2003, à sa sixième année d'admissibilité.

C'est pourtant comme voltigeur que Carter a fait ses premiers pas dans les ligues majeures, en 1975. Il patrouillait en effet le champ droit lors de sa saison recrue, saison au cours de laquelle il termina deuxième au scrutin de la recrue par excellence.

Il a fallu attendre le départ de Barry Foote - un receveur que les Expos voyaient à tort comme une future étoile - pour que Carter prenne place derrière le marbre.

À l'époque, les Expos misaient sur un trio de jeunes voltigeurs prometteurs en Andre Dawson, Warren Cromartie et Ellis Valentine. De concert avec Carter au poste de receveur, ils annonçaient des jours glorieux pour les Z'Amours.

Le Kid... Kodak

Carter frappait la longue balle, était extrêmement impliqué dans son jeu défensif et a su démontrer, lors de l'unique présence des Expos en séries, qu'il savait briller au moment opportun.

«Il était un féroce compétiteur. Il voulait toujours gagner, peu importe les circonstances», se souvient Tim Raines, qui a été son coéquipier au début des années 80.

C'est cependant par sa personnalité engageante qu'il a gagné le coeur des Québécois. Son sourire de gamin lui a valu le surnom de «Kid» dès son arrivée dans l'organisation des Expos. Généreux de son temps Carter a appris quelques mots de français et est devenu, vers la fin des années 70, le principal ambassadeur de l'équipe.

«De tous les joueurs que j'ai fréquentés pendant que j'étais chez les Expos, le plus populaire et le plus apprécié était sans contredit Carter», affirme Roger D. Landry, qui s'occupait du marketing chez les Expos à l'époque où l'équipe est arrivée au Stade olympique.

Or, toute l'attention dont Carter bénéficiait ne plaisait pas à tout le monde chez les Expos. Ses tensions avec Andre Dawson, un excellent joueur qui n'avait pas le verbe aussi facile, étaient de notoriété publique.

«Sa grande popularité auprès des partisans montréalais, son gros contrat et le plaisir qu'il éprouvait devant les caméras agaçaient parfois quelques-uns de ses coéquipiers, c'est vrai, mais il ralliait la majorité», assure Tim Raines, un ami de Dawson qui était lui-même devenu une vedette de l'équipe lorsque Carter a pris le chemin de New York, en décembre 1984.

«J'étais très proche de lui chez les Expos.»

Carter n'était pas le seul à aimer être le centre d'attraction. Le flamboyant Warren Cromartie était certes de ceux-là. Mais au début des années 80, aucun autre Expos ne pouvait prétendre rivaliser de popularité avec Guy Lafleur.

«Il y a certainement eu un moment où Carter a été aussi populaire que lui, oui, croit M. Landry. C'est parce qu'à l'époque, aussi absurde que cela puisse paraître aujourd'hui, les Expos c'était au moins aussi gros que le Canadien.»

Signé à gros prix, puis échangé

De 1979 à 1981, les Expos se sont retrouvés au coeur de palpitantes courses au championnat et, à chaque année, Carter s'est retrouvé au centre de l'action. Quand il a finalement aidé à propulser les Expos en séries, durant la saison écourtée de 1981, Carter a jugé qu'il était temps de faire valoir son statut de vedette. Il a réclamé un contrat de 2 millions par saison... qu'il a fini par obtenir.

Lorsque Montréal a accueilli le match des Étoiles, en 1982, Carter était l'un des cinq joueurs des Expos représentés, mais son salaire le plaçait dans une catégorie à part.

Mais après des saisons infructueuses en 1983 et 1984, les Expos se sont rendus à l'évidence: ils n'allaient pas gagner avec le noyau qu'ils avaient sous la main, et quelqu'un devait partir.

Ce quelqu'un, ça a été Gary Carter.

Le 10 décembre 1984, après sa meilleure saison en carrière à Montréal, il était échangé aux Mets de New York en retour de Hubie Brooks, Floyd Youmans, Mike Fitzgerald et Herm Winningham.

«Aucune organisation n'aime prendre ce genre de décision, mais les Expos devaient entamer un processus de reconstruction, rappelle Tim Raines. Il fallait comprendre la situation.»

«L'échange de Cary Carter a marqué le début de l'ère où les Expos développaient de bons joueurs et les échangeaient lorsqu'ils devenaient trop dispendieux, note Jacques Doucet. C'est à cette époque que les Expos ont commencé à être la filiale des autres clubs des majeures.»

Un retour mémorable

Même s'il a passé la majorité de ses années productives à Montréal, c'est avec les Mets de New York que Carter a remporté la Série mondiale, en 1986.

Carter aurait d'ailleurs voulu que la casquette des Mets soit associée à lui d'une quelconque façon à Cooperstown. Or, le Temple de la Renommée l'a accueilli en l'identifiant aux Expos.

«En toute justice, quand un club n'existe plus, la décision devient difficile car il n'y a personne pour vous rappeler lors d'activités spéciales», plaide Roger D. Landry.

C'est un Carter vieillissant et diminué par les blessures au genou qui est venu faire un dernier tour de piste avec les Expos durant la saison 1992.

«C'était un peu comme lorsque Rusty Staub était revenu avec les Expos, soutient Jacques Doucet. Bien sûr, Carter n'était plus du calibre qu'il était autrefois. Mais je n'oublierai jamais ce double frappé dans l'allée de droite, au-dessus de la tête d'Andre Dawson. Ça a été son dernier coup sûr.

«Ils l'ont retiré du match à la faveur d'un coureur suppléant et Carter en avait les larmes aux yeux...»

Carter a pris sa retraite au terme de la saison 1992 et a ensuite tenté de prolonger sa carrière en tant que gérant. Il

n'a cependant jamais atteint les majeures dans ces fonctions.

Depuis 2009, il s'occupait du programme de baseball de l'Université Palm Beach Atlantic où sa fille Kimmy dirigeait l'équipe féminine de balle-molle.

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