De nouvelles normes pour les athlètes transgenres

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Le document du CIO cite notamment les cas d'hyperandrogénie, soit la présence de hauts taux de testostérone chez des athlètes de sexe féminin, comme celui de la coureuse sud-africaine Caster Semenya.

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Stephen Wilson
Associated Press
Londres

Les athlètes transgenres devraient avoir le droit de participer aux Jeux olympiques et aux autres compétitions internationales sans avoir subi un changement de sexe chirurgical, selon les nouvelles normes adoptées par le Comité international olympique (CIO).

En entrevue avec l'Associated Press dimanche, le directeur médical du CIO a déclaré que la politique avait été changée afin qu'elle reflète l'évolution des mentalités sur le plan scientifique, social et légal concernant cette question.

Ces normes ne sont pas des règles, mais bien des recommandations que pourront suivre les fédérations sportives et les autres organisations. Elles devraient s'appliquer aux Olympiques de Rio de Janeiro plus tard cette année.

Le directeur médical du CIO, le docteur Richard Budgett, a dit croire que peu de fédérations disposaient de critères pour définir l'admissibilité des individus transgenres et que ces balises devraient leur donner la confiance et la motivation nécessaires pour en adopter.

Selon les anciennes normes du CIO adoptées en 2003, les athlètes effectuant la transition d'homme à femme ou vice-versa devaient changer chirurgicalement de sexe après avoir suivi deux ans de thérapie hormonale pour obtenir le droit de prendre part aux compétitions.

Maintenant, l'opération n'est plus requise. Les athlètes passant de femme à homme pourront participer aux épreuves masculines sans restriction alors que ceux qui font la transition d'homme à femme devront prouver que leur taux de testostérone est en dessous d'un certain seuil depuis au moins un an avant leur première compétition.

«Il est nécessaire de s'assurer, dans la mesure du possible, que les athlètes trans ne soient pas exclus des compétitions sportives», a indiqué le CIO dans un document résumant les nouvelles normes publié sur son site Web.

«Le premier objectif en matière de sport est et demeure de garantir une compétition juste. Exiger un changement anatomique chirurgical comme condition préalable à la participation n'est pas nécessaire pour assurer une compétition juste et pourrait aller à l'encontre des développements sur le plan légal et des droits de la personne», ajoute-t-il.

Les normes, qui ont d'abord été rapportées par le site Outsports, ont été entérinées après une réunion des dirigeants olympiques et d'experts médicaux à Lausanne, en Suisse, au mois de novembre.

Le transgénérisme a fait les manchettes l'an dernier après que l'ancien champion olympique Bruce Jenner eut annoncé qu'il avait fait la transition pour devenir une femme et portait désormais le nom de Caitlyn Jenner.

Le document du CIO cite aussi les cas d'hyperandrogénie, soit la présence de hauts taux de testostérone chez des athlètes de sexe féminin, comme ceux de la sprinter indienne Dutee Chand et de la coureuse sud-africaine Caster Semenya.

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