Jolies tasses pour tous

Pour contourner les difficultés liées au travail sur... (Photo François Roy, La Presse)

Agrandir

Pour contourner les difficultés liées au travail sur la porcelaine, Élizabeth Hamel a commencé à tailler l'anse directement sur la tasse.

Photo François Roy, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les gauchers ont maintenant une tasse pour boire leur café matinal! Et ils le doivent notamment à Élizabeth Hamel, une céramiste de Limoilou. Les droitiers n'ont toutefois pas à être jaloux, puisque cette spécialiste de la porcelaine a également pensé à eux.

Après avoir fait ses études à la Maison des métiers d'arts de Québec en 2008, la céramiste aujourd'hui âgée de 36 ans s'est tout de suite mise au travail. La porcelaine, qu'elle décrit comme une «terre capricieuse», lui a rapidement donné du fil à retordre dans la confection de ses tasses. «Quand j'essayais d'ajouter l'anse, elle finissait toujours par craquer», raconte-t-elle.

Qu'à cela ne tienne: elle a alors commencé à tailler l'anse directement sur la tasse, un peu comme s'il s'agissait du prolongement de l'objet. Résultat : on se retrouve avec de larges tasses blanches, munies d'une anse énorme où l'on peut aisément glisser sa main. L'intérieur rouge cuivré créé grâce à un processus d'oxydation ajoute une touche d'originalité à la pièce.

Pour faire plaisir aux gauchers, même si elle est personnellement droitière, Élizabeth Hamel a tout simplement eu l'idée de créer des tasses dont l'anse serait installée de l'autre côté. Des volutes noires ornent l'extérieur de la tasse d'un côté. Ceux qui boivent le café sont les mieux placés pour les admirer, même les gauchers.

Saladiers, beurriers, bols à soupe, pots pour la fleur de sel figurent également sur la liste des créations de l'artiste qui se promène entre son atelier de Limoilou et la maison de ses parents dans Lotbinière, sur la rive sud du fleuve, là où se trouve son four à gaz.

Pourquoi le gaz? «Parce que je voulais faire de la porcelaine et que ça nécessite une cuisson à haute température. Ce four me permet aussi de créer ce rouge vivant», explique-t-elle. Chaque pièce nécessite environ huit heures de cuisson.

Élizabeth Hamel ne vend pas ses pièces en... (Photo fournie par Élizabeth Hamel) - image 2.0

Agrandir

Élizabeth Hamel ne vend pas ses pièces en boutique. Elle préfère être présente dans les salons.

Photo fournie par Élizabeth Hamel

Courir les salons

Élizabeth Hamel, mère d'une petite fille de 1 an, vit essentiellement du fruit de son travail. Elle court les salons d'artisans. Au cours de l'été, elle a notamment participé à Plein Art, dans le Vieux-Port de Québec, et à Carac'terre, événement également organisé dans la Vieille Capitale. Et elle a bien l'intention de récidiver l'an prochain, puisqu'elle a fait le choix de ne plus vendre ses articles en boutique.

«Faire les salons, dit-elle, me permet de rencontrer les clients.»

Avis aux gauchers: en vous présentant au stand d'Élizabeth Hamel, vous aurez l'occasion de la remercier en personne d'avoir pensé à vous!

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Maison

Tous les plus populaires de la section Maison
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer