Un auteur anti-Obama coupable de fraude électorale

Dinesh D'Souza, très apprécié des cercles conservateurs, est... (PHOTO LUCAS JACKSON, REUTERS)

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Dinesh D'Souza, très apprécié des cercles conservateurs, est notamment l'auteur de The roots of Obama's rage, qui explore les origines de «la rage d'Obama».

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Dinesh D'Souza, un auteur et réalisateur conservateur américain très virulent contre le président Barack Obama, a plaidé coupable mardi à New York pour fraude à la législation sur le financement électoral.

Dinesh D'Souza, très apprécié des cercles conservateurs, est notamment l'auteur de The roots of Obama's rage, qui explore les origines de «la rage d'Obama». Le président «est un homme plus étrange, plus déterminé et exponentiellement plus dangereux que vous ne l'aviez jamais imaginé», affirme une présentation de l'ouvrage sur le site de l'auteur.

L'avocat de Dinesh D'Souza a expliqué que son client avait reconnu avoir monté un système, via deux autres personnes, de façon à dépasser les plafonds légaux de dons à une candidate républicaine au Sénat américain en 2012. Dinesh D'Souza avait demandé à deux complices de donner 10 000 $ chacun à Wendy Long, puis il les a remboursés du montant total de 20 000 $.

Or la loi fédérale limite à 5200 $ au total les dons d'un particulier à un candidat spécifique, pour une élection donnée.

«M. D'Souza a accepté d'assumer sa responsabilité pour avoir incité deux proches à contribuer 10 000 $ chacun en faveur de la campagne sénatoriale de Wendy Long, et pour les avoir ensuite remboursés», a expliqué Benjamin Brafman, l'avocat de M. D'Souza, et qui fut aussi celui de Dominique Strauss-Kahn en 2011.

Le 2 avril, la Cour suprême des États-Unis a fait sauter un verrou sur le financement électoral. Un particulier peut désormais donner à autant de candidats qu'il le souhaite, dans la limite de 5200 $ par candidat et par élection, alors que jusqu'à présent le cumul autorisé était de 123 200 $ par cycle électoral de deux ans.

Cette décision n'a pas eu de conséquence sur les faits reprochés à M. D'Souza, qui risque jusqu'à deux ans de prison et 250 000 $ d'amende. Il connaîtra sa peine en septembre.




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