Nouvelle offensive anti-avortement à la Chambre des représentants

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La proposition de loi «libère les contribuables de la charge d'avoir à subventionner la pratique monstrueuse de l'avortement et les couvertures maladies qui incluent l'avortement», expliquait en janvier le représentant républicain Bob Goodlatte.

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Agence France-Presse
Washington

La Chambre des représentants des États-Unis devait voter mardi, à l'initiative de sa majorité républicaine, sur une proposition de loi controversée visant à inciter les assureurs à ne plus couvrir les procédures d'IVG.

L'utilisation de fonds publics fédéraux pour des avortements est déjà interdite aux États-Unis, via des amendements et décrets régulièrement renouvelés, mais le texte républicain entend rendre cette interdiction permanente. La seule exception concernerait les cas de viol, d'inceste ou si l'avortement est nécessaire pour sauver la vie de la femme, un critère moins large que celui de la protection de la «santé» de la femme.

La nouveauté concerne les couvertures maladies privées auxquelles souscrivent la plupart des Américains, et notamment ceux qui optent ou opteront pour les assurances offertes via la récente réforme du système de santé dite «Obamacare».

Selon le texte, les personnes à bas revenus qui opteraient pour un forfait d'assurance couvrant l'avortement ne pourraient pas recevoir les crédits d'impôt auxquels ils ont normalement droit en vertu de la réforme. Les petites entreprises dont les assurances couvriraient l'avortement ne pourraient plus bénéficier de crédits d'impôt.

La proposition de loi «libère les contribuables de la charge d'avoir à subventionner la pratique monstrueuse de l'avortement et les couvertures maladies qui incluent l'avortement», expliquait en janvier le représentant républicain Bob Goodlatte.

«Dans mon propre État du New Jersey, mes collaborateurs et moi-même avons appris après beaucoup de travail qu'au moins 14 des 31 assurances offertes subventionnaient les avortements à la demande», a déclaré mardi le républicain Christopher Smith, auteur de la loi.

La Maison-Blanche a promis un veto présidentiel contre le texte, qui n'a de toute façon que très peu de chances d'être adopté par le Sénat, dominé par les démocrates.

«L'administration est fermement opposée aux mesures qui restreignent inutilement les libertés des femmes en matière de reproduction et les choix des consommateurs en ce qui concerne les assurances privées», a indiqué la Maison-Blanche lundi dans un communiqué.

Selon les démocrates, le texte républicain inciterait au final toutes les compagnies d'assurance du pays à ne plus couvrir automatiquement l'avortement, forçant les femmes à contracter une assurance distincte et dédiée à ce risque.




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