Syrie: le roi d'Arabie accuse Assad d'avoir favorisé la montée de l'EI

Le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdelaziz.... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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Le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdelaziz.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
RIYAD

Le roi Salmane d'Arabie saoudite a accusé mercredi le président syrien Bachar al-Assad d'avoir favorisé la montée du groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie, tout en appelant à un règlement politique du conflit avec «les forces de l'opposition modérée».

«Les groupes terroristes n'auraient pas pu trouver un terrain favorable (pour leur émergence) sans la politique du régime syrien, qui a conduit à l'extermination de centaines de milliers de Syriens», a déclaré le souverain saoudien dans un discours adressé au Majlis al-Choura, conseil consultatif réuni pour sa nouvelle session annuelle à Riyad.

L'Arabie saoudite est farouchement hostile à Bachar al-Assad dont elle exige le départ pour favoriser une transition politique en Syrie.

Riyad a accueilli en décembre une réunion sans précédent de factions politiques et de groupes armés de l'opposition syrienne, qui ont convenu d'unifier leurs positions en vue de négociations avec le régime concernant la transition.

«(Le royaume saoudien) appelle à une solution politique pour sortir la Syrie de sa crise et mettre en place un gouvernement de transition par les forces de l'opposition modérée, qui assurera l'unité des Syriens et le départ des forces étrangères et des organisations terroristes», a déclaré le roi Salmane.

En parlant des «forces étrangères», le souverain saoudien, qui aura 80 ans le 31 décembre, faisait référence aux milices pro-iraniennes, dont celle du Hezbollah chiite libanais, qui combattent aux côtés des forces du régime de Damas.

Les grandes puissances, réunies à la mi-novembre à Vienne, ont adopté une feuille de route pour un règlement politique en Syrie. Outre des négociations opposition-régime et un cessez-le-feu, le document prévoit un gouvernement de transition dans les six mois et des élections dans les 18 mois.

La Syrie est en proie depuis 2011 à une guerre civile qui a fait plus de 250 000 morts, poussé à l'exode des millions de personnes et favorisé l'émergence de groupes djihadistes, dont l'EI.

Le roi Salmane a assisté à la séance inaugurale de la session annuelle du Majlis al-Choura sans prononcer son discours qui a été distribué aux membres de ce conseil.

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