Le dernier essai nucléaire nord-coréen plus puissant qu'Hiroshima

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Après ce sixième essai nucléaire de Pyongyang, le plus puissant à ce jour, les États-Unis, avec leurs alliés européens et japonais, ont annoncé lundi négocier à l'ONU de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord mais la position de la Chine et de la Russie, qui disposent d'un droit de veto, restait incertaine.

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Agence France-Presse
Tokyo

Le dernier essai nucléaire nord-coréen était d'une puissance estimée de 120 kilotonnes, soit huit fois supérieure à celle de la bombe américaine qui a dévasté Hiroshima, a déclaré mardi à des journalistes le ministre japonais de la Défense Itsunori Onodera.

Le Japon avait dans un premier temps évalué à 70 kilotonnes l'énergie produite par l'explosion de dimanche attribuée par la Corée du Nord à une bombe à hydrogène. Pyongyang pourrait avoir désormais la capacité de mettre une bombe atomique sur un missile pouvant atteindre les États-Unis, mais les Occidentaux n'en ont pas pour le moment la certitude absolue.

Selon le ministre japonais, la révision à la hausse de la puissance de cet essai se fonde sur une nouvelle estimation de la magnitude du séisme qui a suivi l'explosion faite par l'organisation responsable de l'application du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO).

«Nous pouvons en conclure que l'essai nucléaire a produit une énergie supérieure» aux évaluations initiales, a déclaré M. Onodera.

120 kilotonnes, c'est huit fois plus que la puissance de la bombe américaine qui a ravagé la ville japonaise d'Hiroshima en 1945 (15 kilotonnes).

Cette valeur dépasse également l'estimation faite au Conseil de sécurité des Nations unies par le chef des affaires politiques de l'ONU, Jeffrey Feltman, qui a évoqué une fourchette de 50 à 100 kilotonnes.

Après ce sixième essai nucléaire de Pyongyang, le plus puissant à ce jour, les États-Unis, avec leurs alliés européens et japonais, ont annoncé lundi négocier à l'ONU de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord mais la position de la Chine et de la Russie, qui disposent d'un droit de veto, restait incertaine.

Le président russe Vladimir Poutine a fermement mis en garde mardi contre toute «hystérie militaire» pour contrer le régime de Kim Jong-Un, agitant la menace d'une «catastrophe planétaire» face aux États-Unis qui ont évoqué «une réponse militaire massive».




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