Washington exhorte Pyongyang à gracier un étudiant américain

Otto Warmbier est escorté en cour, à Pyongyang, le 16... (PHOTO REUTERS)

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Otto Warmbier est escorté en cour, à Pyongyang, le 16 mars dernier.

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Agence France-Presse

La diplomatie américaine a exhorté la Corée du Nord à gracier un étudiant américain condamné il y a tout juste un an à 15 années de travaux forcés pour avoir volé une affiche dans un hôtel.

Cet appel du département d'État à «libérer immédiatement» Otto Warmbier, étudiant d'une vingtaine d'années à l'Université de Virginie, survient alors que le secrétaire d'État Rex Tillerson est en route vers l'Asie du Nord-Est (Japon, Corée du Sud et Chine) pour resserrer les rangs contre les programmes balistique et nucléaire de Pyongyang.

«Nous estimons que sa condamnation à 15 ans de travaux forcés est excessivement dure pour ce qu'a fait M. Warmbier et nous pressons la Corée du Nord de le gracier, de lui accorder une amnistie exceptionnelle et de le libérer immédiatement pour raisons humanitaires», a réclamé le porte-parole de la diplomatie américaine Mark Toner.

Il a également demandé que l'ambassade de Suède sur place, qui fournit des services consulaires limités aux ressortissants américains incarcérés en Corée du Nord, puisse entrer en contact avec l'étudiant.

M. Warmbier avait été condamné le 16 mars dernier par la Cour suprême nord-coréenne à 15 ans de travaux forcés après avoir avoué avoir volé une bannière ornée d'un slogan politique dans une zone réservée au personnel de l'hôtel de Pyongyang où il était hébergé dans le cadre d'un voyage organisé.

Le département d'État en a profité pour déconseiller à tous ses ressortissants de se rendre dans le pays communiste avec lequel Washington n'a aucune relation diplomatique.

Outre M. Warmbier, un missionnaire américano-coréen, Kim Dong-Chul, avait écopé en avril dernier de dix ans de travaux forcés pour espionnage.

Pyongyang s'est servi par le passé de la détention de ressortissants américains comme monnaie d'échange.

Des personnalités telles que l'ancien président Bill Clinton en 2009 ou, en 2014, le chef du renseignement américain de l'époque James Clapper s'étaient rendus en Corée du Nord pour négocier et ramener des Américains condamnés et emprisonnés.




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