Bouclier antimissile: Pékin défendra «résolument» sa sécurité

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La Chine considère que le système THAAD (Terminal High-Altitude Area Defense) et son puissant radar sont susceptibles de réduire l'efficacité de ses propres systèmes de missiles.

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Agence France-Presse

La Chine défendra «résolument» sa sécurité après le déploiement du bouclier antimissile américain THAAD en Corée du Sud, a averti mardi le ministère chinois des Affaires étrangères, dont les précédentes mises en garde ont été ignorées par les États-Unis.

«La Chine prendra résolument les mesures nécessaires pour défendre ses propres intérêts de sécurité», a averti le porte-parole du ministère, Geng Shuang.

«Les États-Unis et la Corée du Sud en subiront toutes les conséquences», a-t-il ajouté, alors que Washington a annoncé avoir commencé à déployer mardi des éléments de ce système antimissile en Corée du Sud, au lendemain du tir de quatre missiles nord-coréens, dont trois sont tombés dans les eaux japonaises.

«Nous appelons toutes les parties à cesser ce déploiement et à ne pas emprunter ce mauvais chemin», a lancé M. Geng.

La Chine considère que le système THAAD (Terminal High-Altitude Area Defense) et son puissant radar sont susceptibles de réduire l'efficacité de ses propres systèmes de missiles.

Pékin a pris ces derniers mois une série de mesures considérées en Corée du Sud comme des sanctions économiques liées au projet THAAD et a annulé des visites de célébrités sud-coréennes populaires en Chine. Des appels au boycottage ont été lancés en Chine contre les magasins du distributeur Lotte, le cinquième groupe sud-coréen.

Séoul et Washington, liés par un traité de défense mutuelle, avaient annoncé l'an dernier le déploiement en Corée du Sud du THAAD, l'un des systèmes antimissiles les plus performants du monde, au grand dam de Pékin.

Ce système est présenté par les Américains comme une réponse au programme nucléaire et de missiles de la Corée du Nord, dont la Chine est la seule alliée.

Pékin a néanmoins voté les dernières sanctions adoptées par l'ONU à la suite d'un essai nucléaire nord-coréen en septembre et a annoncé le mois dernier cesser ses importations de charbon de Corée du Nord, une source de devises majeure pour le régime stalinien.

Pyongyang a en réaction accusé Pékin de «danser sur la petite musique» des États-Unis.




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