États-Unis et Chine «ne peuvent se permettre un conflit», déclare Pékin

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Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

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Agence France-Presse
Sydney

La Chine et les États-Unis auraient tous deux beaucoup à perdre d'un conflit mutuel, a déclaré mercredi Pékin, à l'heure où Washington durcit ses avertissements sur les différends territoriaux en mer de Chine méridionale.

«Tous les responsables politiques sérieux reconnaissent clairement qu'il ne saurait y avoir un quelconque conflit entre la Chine et les États-Unis», a martelé Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, lors d'une visite en Australie.

«Les deux pays seraient perdants et ils ne peuvent certainement pas se permettre ça», a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par la télévision australienne ABC.

Pékin revendique la majeure partie de la mer de Chine méridionale, mais des nations riveraines (Philippines, Vietnam, Brunei, Malaisie) ont des prétentions concurrentes sur des îlots de cette zone, riche en ressources et couloir maritime stratégique du commerce mondial.

Pour affirmer sa souveraineté, la Chine mène des travaux de «remblaiement» pour agrandir des îlots qu'elle contrôle et y construire des ports, des phares et des pistes d'atterrissage.

Or la Maison Blanche, trois jours après l'investiture du nouveau président Donald Trump, a lancé de stridents avertissements à Pékin sur la mer de Chine, rappelant que les États-Unis «défendront les intérêts internationaux».

Le nouveau secrétaire d'État américain Rex Tillerson a, lui, agité la menace d'un blocus pour empêcher l'accès de la Chine aux îles contestées. Ce qui pourrait, a dénoncé la presse chinoise, provoquer un «affrontement militaire».

De même, le secrétaire à la Défense de Donald Trump, James Mattis, a réaffirmé que le microscopique archipel des Senkaku en mer de Chine orientale, contrôlé par Tokyo mais revendiqué par Pékin, était couvert par l'alliance militaire entre les États-Unis et le Japon.

Pour autant, M. Wang a estimé que les relations sino-américaines avaient déjà «surmonté toutes sortes de difficultés» au cours des décennies.

Après un entretien avec son homologue chinois, la chef de la diplomatie australienne Julia Bishop a pour sa part appelé Pékin à «jouer un rôle responsable et à respecter l'ordre fondé sur le droit international» en mer de Chine méridionale, selon ABC.

Manille se montre plus pessimiste: le ministre philippin de la Défense, Delfin Lorenzana, a confié mardi à l'AFP redouter que Pékin n'édifie des constructions sur un récif proche des côtes philippines dans les eaux âprement disputées, ce qui serait selon les Philippines «inacceptable».




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