Puissant séisme en Nouvelle-Zélande, deux morts

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Des débris d'immeubles sont tombés sur un trottoir de Wellington.

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Chris FOLEY
Agence France-Presse
CHRISTCHURCH

De nombreux Néo-Zélandais ont fui dans la nuit de dimanche à lundi les zones côtières après qu'un séisme de magnitude 7,8, un des plus forts jamais enregistrés en Nouvelle-Zélande, eut secoué leur pays, faisant au moins deux morts, endommageant des bâtiments et provoquant un tsunami.

Une cheminée s'est écroulée dans la cour du Haut-commissariat... (PHOTO MARTY MELVILLE, AFP) - image 1.0

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Une cheminée s'est écroulée dans la cour du Haut-commissariat de Fidji établi à Wellington.

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Des étagères se sont vidées de leurs produits... (Photo Ross Setford, AP/SNPA) - image 1.1

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Des étagères se sont vidées de leurs produits dans une épicerie de Wellington lors du séisme.

Photo Ross Setford, AP/SNPA

Les intempéries compliquaient lundi l'intervention des secours en Nouvelle-Zélande, où un puissant séisme de magnitude 7,8 a fait deux morts dans la nuit, et provoqué d'importants dégâts d'infrastructures.

Largement ressentie sur l'ensemble du territoire néo-zélandais, la principale secousse est survenue lundi à 00h02 heure locale (dimanche 6h02 HE), frappant les régions de l'Ile du Sud.

Son épicentre a été localisé à 23 km de profondeur, près de Kaikoura, localité de 2000 habitants à environ 90 kilomètres au nord de Christchurch, ville dans laquelle un séisme de magnitude 6,3 avait fait 185 morts en février 2011, selon l'Institut de géologie américain (USGS).

Le bilan était lundi beaucoup moins élevé, notamment parce que l'épicentre se situait dans une zone rurale relativement éloignée des centres urbains et que la secousse était beaucoup plus profonde qu'en 2011.

Une alerte au tsunami a été lancée, poussant des milliers d'habitants à fuir dans la nuit les zones côtières avant que cette alerte ne soit levée.

Le séisme a également provoqué d'importants glissements de terrain qui ont coupé les voies d'accès à Kaikoura, localité qui n'était plus accessible que par hélicoptère.

Selon le ministre de la Défense civile Gerry Brownlee, le bilan ne devrait plus s'alourdir.

«Je pense que s'il y avait eu des blessés graves ou plus de morts, nous en aurions entendu parler maintenant», a-t-il déclaré à Radio New Zealand.

Une personne est vraisemblablement décédée dans l'effondrement d'un bâtiment de Kaikoura, tandis que les secouristes tentaient d'atteindre le lieu d'un second décès au nord de Christchurch.

Le séisme a provoqué une large fissure sur... (Photo Joe Morgan, AP) - image 3.0

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Le séisme a provoqué une large fissure sur la route Kaikoura, au nord de Christchurch.

Photo Joe Morgan, AP

«Dévastation absolue»

«Il semble que l'infrastructure soit le plus gros problème, même si je ne veux pas minimiser les souffrances (...) et la peur terrible que tellement de gens ont subies», a ajouté le ministre.

Des images aériennes près de Kaikoura, un point de départ prisé pour les touristes étrangers venant admirer les baleines, ont montré des rails de chemin de fer arrachés et déplacés d'une dizaine de mètres par la force tellurique.

«Ce sont des scènes de dévastation absolue», a déclaré le premier ministre John Key qui a survolé la zone en hélicoptère. Il faudra «des mois de travaux» pour réparer, a-t-il ajouté.

D'importantes précipitations compliquaient lundi les efforts des secouristes pour atteindre certains sinistrés.

Des glissements de terrain ont fait tomber des centaines de tonnes de débris rocheux sur le principal axe routier du pays, tandis que des habitants diffusaient sur les réseaux sociaux des photos de fissures béantes apparues sur les routes.

Dans les heures suivant le principal séisme, des centaines de répliques ont secoué le pays, certaines d'une magnitude supérieure à 6.

Pour beaucoup, ces secousses ont ravivé le douloureux souvenir du séisme qui avait dévasté Christchurch en 2011.

Ken Elwood, sismologue à l'Université d'Auckland, a observé que l'heure du séisme était aussi responsable du moindre bilan.

«C'est une autre histoire quand la secousse se produit à l'heure du déjeuner» comme cela avait été le cas en 2011, a-t-il dit.

Dans de nombreuses régions, outre des dégâts matériels occasionnés à des habitations, des routes ont été coupées, la circulation de trains et la navigation de traversiers ont été interrompues tandis qu'on constatait des pannes de courant et de téléphone.

À Wellington, la capitale située à la pointe méridionale de l'île du Nord et dont les rues étaient jonchées de bris de verre, les transports publics étaient à l'arrêt et la population a été appelée à ne pas se rendre au travail.

«Nous étions endormis et nous nous sommes réveillés en sentant la maison trembler», a raconté à l'AFP Tamsin Edensor, une mère de deux enfants, à Christchurch. «Ça a continué à aller et venir en s'intensifiant», pendant «longtemps», a-t-elle ajouté.

La Nouvelle-Zélande se trouve à la limite des plaques tectoniques de l'Australie et du Pacifique, zone qui fait partie de la «ceinture de feu» du Pacifique, où jusqu'à 15 000 séismes sont enregistrés chaque année.

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