Philippines: un prêcheur saoudien blessé par un tireur

Cheikh Aaidh al-Qarni fait partie des prêcheurs saoudiens «les... (ARCHIVES REUTERS)

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Cheikh Aaidh al-Qarni fait partie des prêcheurs saoudiens «les plus célèbres».

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Agence France-Presse
Zamboanga

Un influent prêcheur saoudien a été blessé par balles mardi dans le sud des Philippines par un tireur qui a été abattu par les forces de l'ordre, a annoncé la police.

Cheikh Aaidh al-Qarni a été hospitalisé après l'attaque survenue dans la localité de Zamboanga et «il est hors de danger», a dit à l'AFP Helen Galvez, porte-parole de la police.

Le prêcheur musulman a reçu des balles dans l'épaule droite, le bras gauche et la poitrine tandis qu'un attaché de l'ambassade d'Arabie saoudite qui se trouvait avec lui a été blessé aux jambes, a précisé la police de l'archipel.

Dans un communiqué, l'ambassade déclare toutefois qu'aucune des personnes qui accompagnait cheikh al-Qarni n'a été blessée.

Celui-ci venait de donner une conférence universitaire lorsqu'il a été pris pour cible par un homme armé d'un calibre .45. Les policiers qui lui servaient d'escorte ont alors ouvert le feu et tué le tireur.

«Nous avons eu le tireur. Il est mort», a dit la porte-parole de la police.

L'homme était apparemment de nationalité philippine, a-t-elle ajouté. Deux Philippins soupçonnés de l'avoir accompagné au moment de l'attaque ont été arrêtés.

«Nous ne savons toujours pas qui est ce groupe ni quels étaient les mobiles du tireur», a ajouté Mme Galvez.

L'ambassade d'Arabie a ensuite mis un disposition un avion pour transporter la victime jusqu'à Manille.

D'après la presse saoudienne, cheikh al-Qarni est un érudit éminent, très influent avec plus de 12 millions d'abonnés sur le réseau social Twitter.

Dans son ouvrage Les islamistes saoudiens. Une insurrection manquée, le chercheur français Stéphane Lacroix explique que cheikh al-Qarni fait partie des prêcheurs saoudiens «les plus célèbres».

Son nom figure parmi des noms évoqués par le groupe État islamique (EI) dans le dernier numéro de sa publication en ligne Dabiq. Dans un article intitulé «Tuez les imams de Kufr (les chefs de l'impiété)», les personnes citées sont accusées d'apostasie. L'articule appelle des «loups solitaires» à agir contre elles.

Fin février, des assaillants armés avaient lancé une attaque meurtrière contre un campement militaire reculé à Butig, qui se trouve comme Zamboanga sur l'île méridionale de Mindanao, en brandissant les drapeaux noirs de l'EI. Les affrontements ont fait 12 morts parmi les assaillants et cinq morts parmi les militaires.

Zamboanga est l'une des principales villes du sud des Philippines, où la minorité musulmane de cet archipel à très grande majorité catholique a mené pendant des décennies une rébellion séparatiste.

Zamboanga compte une population mixte, et a été la cible fréquente d'attaques de groupes islamistes armés.

L'un des principaux mouvement de la rébellion musulmane a dévasté la ville en 2013, causant la mort de plus de 200 personnes au cours de trois semaines d'affrontements avec les forces armées philippines.

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