Retrouvailles familiales entre Sud-Coréens et Nord-Coréens

La Sud-coréenne Jo Soon-jeon, 83 ans, sert sa... (PHOTO ASSOCIATED PRESS)

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La Sud-coréenne Jo Soon-jeon, 83 ans, sert sa jeune soeur Jo Kwi Nyo qui vit en Corée du Nord dans ses bras.

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Agence France-Presse
SÉOUL

Des Sud-Coréens, âgés pour la plupart, sont entrés samedi en Corée du Nord pour une série de rencontres avec des parents qu'ils n'ont plus vus depuis plus de 60 ans ou qu'ils n'ont même jamais rencontrés.

Leur arrivée intervient après la fin jeudi d'une rencontre similaire de plusieurs centaines de Coréens du Sud et du Nord, réunis pendant trois jours dans la station de montagne nord-coréenne de Kumgang.

Le nouveau groupe de familles doit rencontrer des proches de samedi à lundi. Les familles sud-coréennes apportent de nombreux cadeaux, dont des vêtements, des montres, des médicaments, des vivres et, pour la plupart d'entre elles, de l'argent, l'équivalent de 1500 dollars.

La réunion qui a pris fin jeudi était seulement la deuxième du genre en cinq ans. Elle résultait d'un accord conclu en août dernier entre les deux Corées pour réduire les tensions qui avaient conduit Pyongyang et Séoul au bord d'un conflit armé.

Mais les contacts sont étroitement contrôlés par les autorités nord-coréennes: ils sont limités à six sessions de deux heures chacune, y compris des rencontres collectives dans une grande salle et des entretiens privés en tête à tête sans caméras de télévision.

Plus de 65 000 Sud-Coréens sont actuellement sur les listes d'attente pour une réunion avec des êtres chers dont ils ont été séparés par la guerre de Corée (1950-1953), et ceux qui sont sélectionnés pour venir en Corée du Nord sont une toute petite minorité.

Des millions de personnes ont été déplacées par la guerre, qui a séparé frères et soeurs, parents et enfants, maris et femmes.

Comme le conflit s'est terminé par un armistice mais non par un traité de paix, les deux Corées sont techniquement toujours en état de guerre, et les échanges directs de lettres ou les appels téléphoniques sont interdits.

Parmi les Sud-Coréens de la génération qui a vécu la division, la grande majorité sont décédés sans avoir jamais eu le moindre contact avec leurs proches restés au Nord - et dans la plupart des cas, sans même savoir s'ils étaient encore en vie.

Le programme de réunions familiales intercoréennes a vraiment commencé après un sommet historique en 2000. Il s'agissait initialement d'un événement annuel.

Mais Pyongyang a souvent manipulé ces réunions pour obtenir des concessions de Séoul, et considère l'accord qu'il donne à leur tenue comme une marque de générosité diplomatique qui mérite une contrepartie.

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