Pyongyang libère un étudiant sud-coréen de l'Université de New York

Joo Won-moon (au centre) a franchi vers 17 h 30... (PHOTO ARCHIVES MINISTÈRE SUD-CORÉEN DE LA RÉUNIFICATION/AFP)

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Joo Won-moon (au centre) a franchi vers 17 h 30 (4 h 30, heure de Montréal) le point de passage du village frontalier de Panmunjom, a précisé le ministère sud-coréen de l'Unification.

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Agence France-Presse
SÉOUL

Pyongyang a libéré puis expulsé lundi un étudiant sud-coréen de l'Université de New York (NYU) qui avait été arrêté en avril pour entrée illégale en Corée du Nord, a annoncé le gouvernement sud-coréen.

Joo Won-moon, 21 ans, titulaire d'un permis de résidence permanente aux États-Unis, a franchi vers 17 h 30 (4 h 30, heure de Montréal) le point de passage du village frontalier de Panmunjom, où fut signé le cessez-le-feu de 1953, a précisé le ministère sud-coréen de l'Unification.

Peu après son retour au Sud, Joo a été interpellé par les autorités sud-coréennes pour être interrogé sur les conditions de son voyage au Nord, a indiqué à l'AFP un responsable du ministère.

Joo avait été interpellé le 22 avril en traversant illégalement la rivière Yalu depuis la ville de Dandong dans le nord de la Chine, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA.



Dans une interview à la chaîne américaine CNN, il avait déclaré en mai avoir volontairement cherché à se faire arrêter pour provoquer un «incident» susceptible de contribuer à l'amélioration des relations intercoréennes.

Il avait été présenté le 25 septembre aux médias à Pyongyang. Il avait alors lu un communiqué dans lequel il reconnaissait sa culpabilité et faisait l'éloge du régime.

Contrairement à d'autres étrangers détenus en Corée du Nord, il n'a jamais été présenté à un tribunal.

Tout en saluant la décision nord-coréenne, le ministère sud-coréen a exhorté le Nord à libérer trois autres ressortissants sud-coréens qu'il détient.

Il est difficile de déterminer dans quelle mesure les rares détenus en Corée du Nord rencontrés par des médias étrangers s'expriment librement ou sous la contrainte.

Joo avait raconté à CNN avoir franchi deux rangées de fil barbelé puis marché à travers champs jusqu'aux berges d'une grande rivière. Il avait suivi le cours d'eau jusqu'à son arrestation par des soldats nord-coréens.

«Je pensais qu'en entrant en RPDC (République populaire démocratique de Corée, le nom officiel de la Corée du Nord), illégalement je le reconnais, je pensais qu'un grand événement pouvait se produire et que cet événement aurait des effets bénéfiques pour les relations entre le Nord» et le Sud, avait-il dit.

Né à Séoul, Joo s'est installé aux États-Unis avec sa famille en 2001, tout d'abord dans le Wisconsin, puis dans l'État du Rhode Island.

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